Marc Pautrel

  • La vie princière

    Marc Pautrel

    Un homme s'adresse à une femme. Il est français et écrivain, elle est italo-américaine et prépare une thèse. Ils viennent de faire connaissance lors d'un séminaire organisé dans un immense domaine provençal, au milieu des oliviers, des cyprès et des pins. Dans sa lettre, le narrateur décrit la magie des moments partagés puis la solitude qui s'empare de lui après le départ de la jeune femme. Ce court roman en forme de déclaration est le portrait saisissant d'un homme amoureux.
    C'est aussi une célébration de la nature et du langage.

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  • Ozu

    Marc Pautrel

    Le roman Ozu est inspiré de la vie du cinéaste japonais Yasujirô Ozu (1903-1963), qui a réalisé plus de cinquante films, dont les célèbres Voyage à Tokyo (1953) et Le goût du saké (1962). Cinéaste de l'intime, du couple, de la famille, mais aussi de l'amitié, dans un Japon d'après-guerre tiraillé entre modernité et tradition, Ozu fascine par la perfection formelle de ses films et le jeu retenu de ses acteurs. Ses films n'ont été découverts en France qu'au début des années 1980 !
    La vie d'Ozu est inséparable du cinéma auquel il se consacrera corps et âme. La littérature, la musique, la peinture compteront également pour lui. Et le saké, qui l'accompagnera sa vie durant.
    Travail, drames et succès, amours et ivresse... Marc Pautrel réinvente fidèlement la vie étonnante d'Ozu dans un roman limpide et habilement construit, plein de tendresse, de surprises, de cinéma, de vie, où le portrait, les situations, le décor - Tokyo, Kyoto, Tateshina, Kamakura, ville ou montagne -, les aléas, les retournements, tout s'enchâsse naturellement. Fluidité d'un récit qu'on ne lâchera plus jusqu'à la fin, une fin qui n'en est pas vraiment une.

  • « J'avais vu juste, elle n'a personne dans sa vie actuellement. De son côté, elle sait que je suis séparé. Elle a été mariée, a divorcé, n'a pas d'enfant. Elle sort peu, mais elle aime aller au restaurant. Parler sans fin en mangeant est également un de mes grands plaisirs. »

  • « Il regarde la grande roue tourner et donner un sens à l'eau, il a la bizarre sensation qu'il est lui-même devenu à la fois la roue et l'eau, comme le fruit d'une inéluctable union, il est en même temps l'artisan et l'outil. Parce que ses questions sont immenses et que toujours il voudra découvrir le lieu où vont se cacher les morts, ses découvertes elles aussi sont devenues immenses. »

  • «Chardin sait que la révolution se prépare, à Paris et dans le reste du pays, tout va basculer, c'est inévitable, les encyclopédistes vont triompher, le futur est en marche, la guerre du Vrai contre le Faux ne fait que commencer. Ses piètres collègues nouvellement acclamés, les peintres historiques, exposent partout dans les salons leurs grandes toiles néoclassiques, didactiques et poussives? Soit : il leur oppose ses études de têtes au pastel, le portrait de jeunes enfants, un par un, heureux et très sûrs d'eux, pas du tout inquiets, ou également, maintenant, son propre portrait, l'étude de tête de Monsieur Jean-Siméon Chardin réalisée par lui-même.»

  • Polaire

    Marc Pautrel

    « Le temps est splendide, encore estival, les grands arbres, les pelouses, tout est d'un vert éclatant, vif, lumineux, euphorisant. Je marche, je la cherche autour du bâtiment, je ne la vois pas. Je croise des patients qui ont un air vraiment bizarre, qui errent seuls et me regardent avec hébétude, curiosité, agressivité peut-être. Certains sont silencieux, d'autres marmonnent tout bas, ils tournent en rond, ils marchent sans but, ils me semblent terriblement malheureux, nos regards se croisent, ils devinent que je ne suis pas des leurs. Une ou deux fois j'ai peur en les voyant qui avancent lentement dans ma direction. Aucune trace d'elle. »

  • C'est un homme trop doué pour son espace de vie, né au pied d'un immense château fort au coeur d'une petite ville, et qui subit sans plainte année après année les mauvais coups du sort. Mais il ne cède pas à la colère, il refuse cette guerre que lui font les fantômes. Avec sa femme, il part habiter aux portes de la ville : il construit face à la forêt et s'entoure de secrets.
    Il marche dans la ville, il parle à tous ceux qu'il rencontre, il regarde, il écoute, il parle encore, il entretient sa mémoire, il garde le souvenir des lieux et de leurs habitants, il les connaît tous et il n'oublie jamais rien. Il se cache dans la forêt et envie ces milliers d'arbres qui soutiennent le ciel.

  • Orphéline

    Marc Pautrel

    "Elle veut cacher ses larmes mais elle n'y parvient pas. Quand il lui dit qu'il n'aura pas le temps, que son travail l'absorbe trop et qu'il faudra remettre, qu'il ne pourra pas l'inviter à dîner, ce rendez-vous qu'ils s'étaient promis en riant, quand elle réalise qu'il est comme tous les autres, qu'il ne s'intéresse pas à elle, elle sent que les larmes apparaissent, c'est impossible de les retenir, rien à faire. Elle prend un air fermé puis d'un coup elle sourit."

  • Un voyage humain

    Marc Pautrel

    « Un jour, elle qui n'écrit presque jamais, elle m'envoie une lettre.
    Je suis bloqué dans la capitale, je ne reviendrai dans sa ville que dans deux semaines, le trajet est long, et cher, nous nous sommes séparés trois mois avant, puis nous nous sommes réconciliés, mais c'est peut-être fragile, je ne sais pas. Elle me reproche de toujours dire cette phrase : «Je ne sais pas.« Mais le monde de l'avenir nous est inconnu, nous ne savons presque rien sur la suite. » Un homme, une femme, une promesse d'enfant.
    Un homme raconte, au présent, six mois dans la vie de son couple, les mois les plus importants d'une existence : l'attente de l'enfant. Pour cet homme, c'est un changement de monde, c'est le basculement de sa vie, un véritable voyage humain. Ces pages livrent le point de vue masculin, si rarement exprimé, sur cette question difficile, traitée avec une grande délicatesse et une extrême précision.

  • Le peuple de manet Nouv.

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