Manitoba

  • Ce livre est une brève histoire du travail. Du néolithique à l'algorithme, Bernard Abate y analyse les révolutions qui ont transformé le quotidien de l'humanité. Il interroge particulièrement l'impact du numérique et de l'intelligence artificielle sur le travail humain. Enseignement contre-intuitif : ces nouvelles technologies ne se substituent pas à l'intelligence humaine. Elles pourraient au contraire remettre l'humain au centre du jeu : plus que jamais dans l'histoire, l'homme et la machine s'enrichissent mutuellement.

  • « Depuis 40 ans... » : la formule fait florès depuis décembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes, jusqu'au président de la République Emmanuel Macron évoquant « quarante années de malaise qui resurgissent ». Le dérapage de la France est connu :
    Désindustrialisation, envol d'un chômage de masse, explosion des déficits, des charges fiscales et sociales, un tournant symbolisé par un budget public toujours déficitaire depuis 1974, quand survient le premier choc pétrolier. Un tournant majeur a en effet eu lieu durant cette année charnière et celles qui l'ont suivie avec l'essoufflement de la croissance dans le monde occidental et, de façon inverse, l'entrée de plusieurs pays du « Tiers Monde » dans un processus d'émergence et d'industrialisation accéléré.
    /> Déficit structurel des échanges, manque de compétitivité de l'industrie nationale... la France est l'un des pays qui se sont adaptés le plus mal à cette nouvelle donne mondiale. Une faiblesse structurelle qui, au-delà du rattrapage des Trente Glorieuses remonte à 1945 et au poids de l'État-Providence placé essentiellement sur les entreprises. Au fil des décennies, aucun gouvernement français de droite ou de gauche ne remettra en cause un système soumettant les producteurs nationaux à une véritable taxe douanière à l'envers. Ce handicap est devenu chronique quand la Communauté économique européenne s'est plongée à partir des années 1970 dans l'océan du libre-échange mondial.
    Alors qu'une partie de l'opinion publique rêvait de bâtir une société socialiste idéale dans une France isolée du reste du monde, les gouvernants et experts français ont ignoré le modèle de spécialisation dynamique des pays de l'arc alpin et du Nord de l'Europe, sous-estimé le contrecoup de l'essor des pays asiatiques d'Extrême-Orient sur les productions de milieu de gamme des pays développés - celles de la France notamment. Avec à la lettre depuis plus de quatre décennies, l'asphyxie de l'industrie et son corollaire, l'essor du chômage de masse, l'alourdissement concomitant de l'État-Providence et des dépenses publiques, la détérioration des comptes publics mais aussi le blocage de l'ascension sociale et le découragement d'une grande partie de la société française.
    Ecrit par deux historiens réputés de l'économie et des entreprises, Le virage manqué dresse le constat clinique du décrochage de la France au cours de la décennie 1974-1984 en analysant ses causes structurelles et son déroulement, sans oublier la responsabilité des gouvernements et des élites nationales choisissant - le gouvernement de Raymond Barre excepté - de faire peser sur l'industrie plutôt que sur les ménages le poids d'une contrainte extérieure grandissante. Celle de l'économie ouverte et de la mondialisation qui s'étend à l'ensemble du globe sans les années 1980-1990. Au sein d'un ensemble de nations, l'Union Européenne où prédomine le modèle de l'économie sociale de marché, il est toujours possible pour la France d'emprunter le chemin ignoré lors du grand basculement de 1974.

  • Ce livre a d'abord pour but de raconter une histoire, celle d'Essilor, une entreprise provinciale qui, seule, a réussi à se hisser en une cinquantaine d'années au rang de leader mondial face aux champions japonais, allemand et américain dans un secteur très technique. Elle est entrée au CAC 40, sans l'avoir recherché : c' est à la fois une reconnaissance et une preuve qu'en économie concurrentielle, le jeu est beaucoup plus ouvert qu'on ne le croit.
    Le livre va raconter, de façon concrète, comment Essilor a réussi à prendre position aux États Unis, en Inde, au Japon, en Corée, en Australie et au Brésil. Il décrit une formidable aventure qui montre les bienfaits de la mondialisation au moment où elle est si souvent critiquée.
    À l'origine de ce succès, il y a deux inventions géniales : le verre organique et le verre progressif qui ont servi de leviers pour entrer dans tous les marchés de la planète . Une preuve est que, lorsqu'on allie la recherche et le commerce, on peut aller très loin. La confrontation avec les meilleurs acteurs mondiaux du secteur s'est révélée bénéfique en faisant grandir les équipes et en les poussant à améliorer les produits. L'entreprise a fait la différence par sa capacité de nouer des alliances fructueuses avec des partenaires locaux, lui permettant de bénéficier de tout ce que les peuples de la planète avaient de mieux à apporter.

  • Le travail peut devenir le lieu d'une grande aventure humaine notamment lorsqu'un cadre dirigeant expatrié reprend la filiale d'une grande entreprise. Ce qui est arrivé à Luc Callebat et à son équipe en 2010 en Algérie dépasse grandement ce cadre.
    Le contexte d'abord : une filiale récemment achetée mais brutalement désertée par ses cadres pour des raisons de sûreté, une culture nationale et professionnelle très éloignée de l'Europe, une entreprise qui se trouve être alors le plus important investissement français dans un pays, l'Algérie, où le contentieux avec la France en général et avec ce groupe en particulier est alors sensible et porté sur la place publique par les plus hautes autorités.

  • Les nouvelles technologies ne prennent leur sens que si elles s'accompagnent de nouveaux modèles mentaux.
    Le pétrole fut découvert vers 1850. Mais pendant des dizaines d'années, la seule chose que l'on a fait avec ce pétrole, ce fut de le brûler.
    Vers 1890 seulement se développa l'idée d'un moteur à combustion. La révolution du pétrole fut d'en faire exploser la demande, et pas simplement de l'utiliser comme un substitut facile au charbon.
    Le futur n'est pas le présent sur lequel se rajouteraient des nouvelles technologies, comme un professeur se croyant moderne en convertissant ses syllabus en pdf, ou comme un banquier qui accepte par Internet des ordres de payement qu'il introduit ensuite dans un système comptable développé en 1996. Non, le futur, c'est se poser la question de savoir comment faire ce que l'on doit ou a envie de faire, maintenant que des outils incroyablement puissants sont à notre disposition. Le télétravail, ce n'est pas prendre son travail et le faire à distance. Non, le télétravail c'est se demander comment mieux travailler ou encore faire des choses que l'on n'a jamais faites.
    L'enseignement à distance ne consiste pas à filmer un professeur et le diffuser sur écran. Non, l'enseignement à distance consiste à imaginer de nouvelles formes de pédagogie, car ceux qui sont en âge d'apprendre sont nés avec Internet. Il en va de même de la médecine, de la justice, du journalisme ou de l'entreprise. L'enjeu ne consiste pas à « numériser » ces métiers essentiels, mais plutôt à les réinventer dans un monde devenu numérique. En plus de l'impératif de la transformation digitale, le livre propose une méthode pour la piloter.

  • Il y a de la provocation bien sûr dans ce titre, comme Érasme en avait usé dans son Éloge de la Folie. Il s'agit de s'insurger contre cette doxa contemporaine qui voudrait que l'égalité soit la mesure de toute chose. Pire, seul prévaudrait désormais l'égalitarisme au point de ne plus vouloir considérer les personnes dans leur identité et leurs différences, mais dans leur conformité à un modèle commun, tous semblables sans distinction de valeur. L'égalité est devenue l'obsession maladive de notre monde tandis que la jalousie ordinaire le taraude pour faire de l'inégalité son bouc émissaire préféré.
    Certes, l'inégalité peut provoquer des ruptures sociales lorsqu'elle est excessive, et surtout lorsqu'elle est mal acquise, usurpée, injustifiée, sans contrepartie pour la société. Mais elle est naturelle au regard des qualités et caractères de chacun. Elle se constitue par la récompense accordée à ceux qui ont innové, travaillé, mérité, épargné plus que d'autres. À défaut, c'est l'effort qui serait découragé et la société elle-même en pâtirait. Cette inégalité, pourtant criante et insolente parfois chez des héritiers incapables aussi bien que chez des parvenus arrogants, a en effet permis que la pauvreté se réduise, que la vie de presque tous soit plus facile qu'elle n'était, que la planète échappe aux catastrophes annoncées indûment par les faux prophètes qui depuis Malthus voudraient faire mourir l'humanité pour sauver le monde.

  • La France est hantée par la peur que la reconnaissance de la diversité ne remette en cause son unité nationale. Les particularités individuelles peuvent s'exprimer librement dans la sphère privée, mais paraissent ne pas avoir leur place dans l'espace public comme l'ont révélé les affaires du burkini, de la burqa ou le refus de reconnaître à la langue corse un statut officiel. Pourtant les différences linguistiques, culturelles et religieuses ne sont pas nécessairement un facteur de fragilisation. Dans certains pays elles sont même promues au rang de symbole national. Leur préservation est devenue le ciment de la cohésion du pays. « Unis par la diversité », ils affichent avec fierté leurs différences comme un étendard et un témoignage de leur capacité à vivre ensemble dans le respect de leurs différences. En Suisse, le plurilinguisme est un emblème de la nation helvétique. Au Canada le multiculturalisme est reconnu constitutionnellement comme le pilier de l'identité du pays. D'où vient cette conception du vivre ensemble qui se fonde sur la conservation des différences respectives des groupes plutôt que sur leur assimilation ? Elle découle de la forme de ces régimes politiques. Ils ne sont pas des États-nations, fondés sur le projet politique de faire coïncider les frontières politiques, culturelles et linguistiques, mais des consociations.
    Se fondant sur le travail d'Arend Lijphart (Democracy in Plural Societies), cet ouvrage propose une nouvelle théorie anthropologique de la consociation qui ne soit pas seulement fondée sur des critères politiques. La consociation est une forme de cohabitation entre des groupes, se caractérisant par des interactions spécifiques, leur volonté respective de préserver leur autonomie et une conception inédite de l'identité collective, qui n'est cependant pas sans poser la question des relations de pouvoir et de domination ou de l'exclusion, au nom de la tolérance, d'autres formes de diversité. Mais S. Choquet montre que l'absence de reconnaissance des cultures, des langues et des religions minoritaires par l'État-nation français entraîne d'autres formes de tensions qui ne sont pas moins dangereuses pour la cohésion de la société.

  • L'histoire a-t-elle un sens ? La question paraitra saugrenue à beaucoup et il serait sans doute de meilleur ton de se demander aujourd'hui si la globalisation a une chance. Elle est pourtant devenue inéluctable depuis l'effondrement du prix des transports terrestres, maritimes et aériens. En une trentaine d'années l'Asie a changé de visage et il en sera sans doute de même pour l'Afrique au cours des décennies à venir.

    La grande question est de savoir comment gérer le tout. L'Occident avait mis plus de trois cents ans à mettre au point un modèle qu'il croyait sans rival jusqu'au moment où la Chine a mis au point son nouveau système de gouvernement en moins de trente ans. Les deux systèmes peuvent-ils coexister ? L'un d'entre eux sera-t-il appelé à exercer sa suprématie ? Comment gérerons-nous le choc géographique ? Notre époque n'aura-t-elle été qu'une parenthèse enchantée ?

    Le but de cet ouvrage est de donner quelques idées sur la manière dont fonctionne le modèle chinois et de comprendre les difficultés de son interaction dans un monde qui n'a pas été créé à son image.

  • Que s'est-il passé la nuit du 13 au 14 juin 2012, à 5 h 51 du matin ? Pourquoi les Parisiens vivent-ils sous la lueur immuable d'un soleil levant ? Pourquoi la France est-elle dirigée par un collège de scientifiques, avec, à leur tête, le mystérieux Othon Athanaric Sempronius, personnalité crainte autant que révérée par le peuple ? Pourquoi a-t-on rétabli la peine de mort ? Pourquoi les condamnés sont-ils dévorés par des lions dans des arènes romaines, guillotinés en pleine Révolution, noyés dans le Titanic, crucifiés en Palestine ? Pourquoi le gouvernement a-t-il engagé une politique antinataliste, interdisant toute famille de plus d'un enfant ? Pourquoi certains bébés sont-ils mis en location ? Pourquoi les attentats vont-ils grandissant, à Paris ? Pourquoi des gangs de vieillards organisent-ils des commandos suicides, à seule fin d'être attrapés et condamnés ? Pourquoi l'Allemagne est-elle sous les bombes, envahie de chars et de soldats ? Pourquoi l'Histoire est-elle la seule science officielle ? Pourquoi les gens passent-ils leurs loisirs vissés devant un écran qui ne diffuse aucune image ? Pourquoi ne peut-on plus quitter le territoire français ? Quelle différence y a-t-il entre les permanents et les évolutifs ? Qu'est-ce que le Bouleversement ? Pourquoi Etienne Bressoud, nègre d'édition, doit-il écrire la première biographie d'Othon Athanaric Sempronius ?

  • Pierre Bellon, fondateur de Sodexo, incarne une des plus belles réussites entrepreneuriales françaises. Pour la première fois, à 89 ans, P. Bellon accepte de livrer ses combats et ses convictions. Sa parole est utile car elle est atypique, révolutionnaire, aux antipodes des discours tenus habituellement par les grands patrons du CAC 40.

  • Le monde est en train de changer. Radicalement. C'est l'effet de l'accélération de l'histoire, phénomène conjugué avec le processus de mondialisation. Ce ne sera pas la fin du monde, mais justement la fin d'un monde, du monde où nous vivons, façonné pendant des siècles par la civilisation occidentale. Depuis quelque temps, cette civilisation phare donne des signes de fatigue. Par rapport aux autres régions du monde, elle rétrécit comme peau de chagrin ; sa part, dans la population de la planète et dans l'économie mondiale ne cesse de décliner.
    Plus grave encore, il n'y a plus de grand projet pour l'avenir. Pendant des siècles, l'Occident a été motivé et stimulé par la ferveur religieuse dans un premier temps, et ensuite par les véritables religions sécularisées affirmées à l'époque moderne : la démocratie, la nation, le progrès... Que reste-t-il de ces grandes croyances ? Et où va l'Occident ? Où va le monde ? Personne ne connaît la réponse à ces questions.
    On ne peut qu'imaginer des scénarios inévitablement multiples et contradictoires. C'est ce que cet ouvrage, fresque planétaire de ce que pourrait être notre futur, propose au lecteur.

  • Le portrait prémonitoire le plus vif, le plus incisif et le plus drôle de Ségolène Royal.
    Comment un sourire a-t-il pu devenir un programme oe
    Suivi de Citoyen,Citoyenneté et Encore plus de plus, deux textes décapants sur la société actuelle.

  • La diplomatie, cette institution dont la pratique met en oeuvre la politique d'affaires étrangères, est l'une des plus anciennes marques de civilisation. Pourtant elle ne s'est pas encore rendue inutile, et ses processus, ses détours et ses résultats conduisent à s'interroger sur sa nature et sur son sens. Il s'agit de retrouver ses fondements et ses objectifs au-delà des mythes et des mystifications, des préjugés et des opinions, de découvrir ses fonctions dans les relations bilatérales et les enceintes multilatérales : l'information discrète, la négociation permanente, la dynamique de la représentation, la logique de la réciprocité, l'exigence de la reconnaissance - recherche d'autant plus appropriée qu'aujourd'hui la simultanéité qui réduit le délai et la distance, la multiplication d'acteurs hétérogènes et impatients - 193 Etats aux Nations Unies, des milliers d'ONG, les rencontres directes de responsables politiques, la demande d'une diplomatie publique, la puissance de l'influence, et la menace de groupes acéphales qui refusent la parole et la diplomatie, génèrent une complexité inédite.
    Cette réflexion originale sur l'esprit de la diplomatie est documentée par des exemples historiques et contemporains, et illustrée par des figures de personnalités célèbres ou méconnues. En s'appuyant sur la tradition de la pensée classique, elle analyse des processus de la pratique diplomatique dont elle identifie le sens et les conditions, et elle constitue une contribution à la philosophie de la diplomatie.
    Cet ouvrage concerne les historiens et les philosophes, et en même temps les praticiens, diplomates et chefs d' entreprises Les questions actuelles relatives à l'information (les pratiques nationales ouvertes, discrètes ou secrètes), et les négociations économiques, écologiques (le climat en 2015), scientifiques, culturelles, - européennes et internationales avec l'Orient ou l'Asie, les Etats-Unis, la Russie, l'Iran...et à l'ONU -, mais aussi la pratique quotidienne de la diplomatie, trouvent ici des éclairages sur leur signification et leur portée.

  • C'est entre 1952 et 1971, pendant quasiment vingt ans, qu'Alexandre Vialatte, merveilleux écrivain, romancier, traducteur - introducteur de l'oeuvre de Kafka en France -, chroniqueur, mais aussi moraliste, au fond, et de la meilleure veine, donna ses célèbres chroniques (aujourd'hui accessibles en recueils), au journal La Montagne. Ayant voulu renouer avec ce riche patrimoine littéraire, le grand quotidien régional, fleuron du groupe Centre-France, a porté sur les fonts baptismaux, au milieu des années 2000, les « Chroniques du temps présent », paraissant chaque semaine dans sa version du dimanche. Inscrites dans la tradition initiée par Alexandre... « le grand », elles ont ainsi accueilli des écrivains de renom parmi lesquels Philippe Muray, Denis Tillinac, François Taillandier, Danièle Sallenave, Luis Sepùlveda, Cynthia Fleury ou Rosa Montero. Patrick Tudoret, qui en a été, depuis le début, une des plumes les plus régulières, offre ici une sélection de ses chroniques : chroniques douces amères, ironiques, drôles, cinglantes, désenchantées ou enthousiastes, toujours en prise avec le monde, ses singularités, ses grotesques et, malheureusement, ses drames.

  • Figure historique de la lutte antimafia, le juge Falcone, sauvagement assassiné par Cosa Nostra en 1992, est un héros des temps modernes. Dans une Italie en mal de repères moraux, il continue d'incarner, vingt ans après sa disparition, le combat pour l'Etat de droit et des valeurs de courage, d'abnégation, de lucidité face à une corruption érigée en système. Souvent incompris et parfois haï de son vivant, il est devenu dans la Péninsule, et spécifiquement sur son île natale de Sicile, une figure historique vénérée, presque mythique.
    Et pourtant, cet homme qui perça le premier les secrets de la mafia sicilienne et le paya de sa vie demeure un quasi inconnu en France. Exception faite d'un livre d'entretiens réalisé un an avant sa mort par la journaliste française Marcelle Padovani, aucun ouvrage en langue française ne lui a été consacré, aucune biographie de Falcone n'a été traduite de l'italien ou de l'anglais. Le livre de David Brunat vient combler ce manque en ressuscitant la figure du juge de façon particulièrement juste et originale.
    Au fil d'une méditation personnelle et engagée empreinte d'une poésie tendre et mélancolique, l'auteur de Titanic et d'Histoires de la Mafia rappelle l'importance pour les sociétés démocratiques de ne jamais déposer les armes face au crime organisé. Magistrat hors pair doté d'une intelligence aiguë et d'une volonté implacable, amoureux de la Sicile et de la vie, fin lettré et francophile, Giovanni Falcone fut à sa façon un guide, un éclaireur.
    Le présent ouvrage dessine le portrait d'un homme debout, d'un honnête homme fauché par les forces du mal mais qui continue à vivre dans la mémoire des hommes de bien. David Brunat, philosophe de formation, travaille dans la communication. Essayiste, auteur de Titanic, mythe moderne et parabole pour notre temps aux Belles Lettres (2013), il s'est penché depuis plusieurs années sur la question de la criminalité organisée et a publié en 2012 Histoires de la Mafia (Fetjaine - La Martinière).

  • Cet ouvrage est l'oeuvre collective d'hommes et femmes d'horizons divers qui participent à faire avancer la société vers un monde plus beau, plus juste, plus humain, à la force de leur imagination. Il cherche à inspirer un public large à travers des témoignages disruptifs, puissants, électrisants, souvent touchants et toujours très personnels.
    Une telle concentration de personnalités exceptionnelles et mondialement reconnues dans leurs domaines est une première dans un ouvrage collectif, avec un médaillé Fields et un prix Nobel de la Paix, pas moins de 9 Légions d'Honneur et 5 Ordres du Mérite, mais aussi un César, un Meilleur Ouvrier de France. Tous ont acquis une renommée auprès de leurs pairs et du grand public, et tous ont déjà vendu des milliers d'ouvrages.
    De par la qualité et la variété des auteurs de cet ouvrage, celui-ci possède la capacité de toucher et d'inspirer une audience très large. Le grand public y découvrira des témoignages de noms connus (C. Villani, M. Lonsdale, J.-L. Chrétien, P. Rabhi...) qui ont fait l'actualité. Les étudiants pourront se projeter au travers de ces réussites hors-normes (J. Genin, D.
    Kuek...) et y puiser l'envie et de la curiosité. Les innovateurs y trouveront des profils disruptifs avec des exemples de courage et de soif d'aventure (J.-L. Étienne, N. Harbisson). Un public scientifique reconnaîtra ses pairs et appréciera la qualité des théories soutenues (Y. Coppens, H. Reeves, K. Warwick...). Le corps académique pourra retenir l'acuité et l'authenticité qui se dégagent de la mise en parallèle de toutes ces spécialités (H. This, P. Roger, D. Meda...) et la profondeur qu'elles accordent à cette réflexion autour de l'imagination.
    Ce livre est une mise en application directe des principes de la transdisciplinarité dont la finalité est la compréhension du monde présent, tout comme l'unité de la connaissance.
    C'est la diversité de ces 40 experts et de leurs spécialités qui donne du sens à la mosaïque de textes que regroupe cet ouvrage et qui fait ressortir le dénominateur commun de tous ces parcours et expériences : la puissance de l'imagination et son absolue nécessité pour construire la société du futur.

  • Les frères Willot ont quitté la scène des affaires depuis maintenant plus de trente ans. Les générations nées à la fin des trente glorieuses ne connaissent sans doute même pas leur nom. Et pourtant, leurs faits d'armes ont, à l'époque, largement défrayé la chronique et méritent d'être racontés.

    Issus de la moyenne bourgeoisie du Nord, à la tête d'une modeste entreprise familiale, ils vont, à force d'énergie, de bon sens et d'ingéniosité, bouleverser un univers industriel prisonnier des splendeurs passées. Leurs méthodes et leur apparence physique en feront les cibles privilégiées des journalistes et des caricaturistes. Très vite, on les dénommera « Les Dalton ». Intrépides et conquérants, ils piétinent allègrement les plates-bandes de l'establishment. Leur boulimie d'acquisitions, véritable fuite en avant, finit par leur faire mordre la poussière... L'enjeu économique et social qu'ils représentent à l'arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981 aboutira à une pseudo-nationalisation de leurs activités industrielles. Remis entre les mains d'un repreneur privé, le groupe Agache-Willot donnera naissance au fleuron de l'industrie mondiale du luxe : LVMH

  • Les managers normaux ne sont pas toujours reconnus. Raillés comme le sont la plupart des figures d'autorité, ils passent souvent pour responsables de toutes les difficultés du travail. L'objet de ce livre est de faire droit à la reconnaissance à laquelle peuvent normalement aspirer les managers en partant évidemment du principe que cette profession, plutôt cette mission, n'est pas actuellement honorée.
    Premièrement, les organisations modernes attribuent leur efficacité aux structures, systèmes d'information, règles et procédures plutôt qu'aux managers réduits au rôle ingrat de gardiens des règles. Deuxièmement, la tradition complaisante de critique du manager, et de toutes les figures d'autorité, tend à dépersonnaliser la fonction comme s'il n'existait pas une personne derrière le rôle ou l'uniforme.
    Troisièmement, la société dans son ensemble fait de ces managers les boucs émissaires faciles de tous les maux, en faisant d'eux les premiers responsables de la souffrance, du stress ou de la non prise en compte de signes avant-coureurs du suicide. Quatrièmement, les managers eux-mêmes en viennent à mépriser leur propre rôle ou du moins à le fuir comme en témoigne la difficulté croissante pour certaines entreprises à pourvoir des postes de manager dont la paie et le statut ne suffisent plus à attirer des candidats.
    Les managers souffrent donc d'un manque de reconnaissance tant de l'importance de leur rôle que de leur action. Il est temps que justice leur soit rendue.

  • Les grandes entreprises ont mauvaise presse. La mondialisation est chargée de tous les maux. Le capitalisme voué aux gémonies. Mais le comportement irresponsable de certains acteurs économiques ne doit faire oublier ceux qui - et ils sont nombreux - trouvent un épanouissement personnel authentique dans ce cadre, en nouant autour d'eux de solides relations de confiance. C'est de cette expérience partagée par beaucoup mais souvent passée sous silence que Xavier Fontanet entend nous parler dans ce livre.
    Ses années vécues dans le monde de la concurrence économique l'ont conduit à sillonner la planète et à découvrir bien des cultures différentes de la nôtre. Avec dynamisme et conviction, il retrace cette aventure qui n'est pas que de chiffres, tout en décrivant de manière limpide l'univers méconnu des multinationales. Être passionné par son entreprise et être passionné par l'humain n'est pas si antithétique qu'on voudrait bien le croire.

  • "Les Cent Jours, cela se termine mal, non ?" Facétieux, Christophe de Margerie, PDG de Total, n'en a pas moins raison : c'est bien à Sainte- Hélène que s'est achevé le retour manqué de Napoléon ! "Les Cent Jours des dirigeants" a un objectif très pratique : celui d'aider les dirigeants d'entreprise à réussir leurs premiers mois et à faire le moins d'erreurs possible.
    Il permettra aussi aux cadres et aux étudiants de percer le mystère qui entoure cette période. Ce livre repose sur une longue enquête réalisée auprès de plus de quarante dirigeants (PDG, directeurs généraux) et sur l'expérience de consultants de ses auteurs qui travaillent, au quotidien, avec les directions générales des entreprises. Il permet de bien appréhender ces mois cruciaux sur le plan professionnel, mais aussi personnel.
    Il revient sur les pièges multiples qui parsèment cette période. Il offre aussi une mise en perspective avec des témoignages de grands patrons (Denis Hennequin, Franck Riboud, Xavier Fontanet, Pascale Sourisse, etc.), mais aussi des éclairages sur les Cent Jours dans des domaines variés comme la politique, le sport, l'armée, l'église ou encore l'université. Entre urgence et volonté de se donner du temps, les Cent Jours sont une matrice qui conditionne la réussite ou l'échec à venir.
    La première des erreurs est de ne pas en avoir conscience.

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