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jean clet martin
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La philosophie de Gilles Deleuze
Jean-Clet Martin
- Payot
- Petite Bibliothèque Payot
- 13 Novembre 2019
- 9782228924771
L'une des meilleures introduction à la pensée de Gilles Deleuze, qui est une philosophie de la vie, du concret. Elle embrasse et donne sens à un monde contemporain fragmenté, éclaté, chaotique, tout en variations, avec des bouleversements, des révolutions qui ne sont pas seulement le fait de l'économie ou de la politique. S'y décide une réforme de nos sensations, de nos pensées, redevables aux créateurs d'images et de concepts dont le cinéma et la philosophie ne manquent pas d'exemples.
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Nouvelles méditations métaphysiques : Les existences imaginaires
Jean-Clet Martin
- Kime
- Bifurcations
- 22 Janvier 2025
- 9782380721614
Pour Descartes la réalité vaut mieux que nos rêves trop mal enchaînés, incapables dit-il d'adopter le cours d'une chaine cohérente. Ces « Nouvelles méditations métaphysiques » proposent l'hypothèse inverse. C'est le réel qui se montre plus absurde et plus illusoire que la moindre scène onirique. On peut compter ainsi sur le rêve pour une association créatrice des choses de l'avenir non moins que du passé. Un agencement sans doute plus courageux que l'ordre des raisons. Aussi, les vécus que la phénoménologie borne aux dimensions de la chair, ne sont eux-mêmes jamais exempts de surprises. D'où cette rectification patiente de L'imaginaire sartrien, lecteur de Descartes, cette enquête vers des sources aussi ensorcelées que les « Expériences d'un psychiste », de William James, ou les intrigantes recherches de Taine, les rêveries de Stevenson, voire les fantômes de Stanislas Lem dans une inversion étonnante du cartésianisme. Une explosion généralisée de l'opinion selon laquelle ne nous attendrait « rien de nouveau sous le soleil ». Les spectres et les revenants veillent de nuit pour dérouter les chemins de l'Être..
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À force d'insister sur la crise des fondements à travers les paradoxes de la seule logique formelle, nous sommes passés à côté du geste créateur des mathématiques. C'est bien sûr une tout autre tendance qui se fait jour du côté de la géométrie. Une expérience des espaces infinis dépassant notre intuition humaine, trop humaine. Se produit bien mieux une sortie hors des trois dimensions de notre monde vécu. Voire une autre aventure de la pensée amorcée depuis Leibniz jusqu'à Riemann selon un coup de dés que la philosophie n'a pas perçu dans sa passion des règles, dans sa rage de fonder. Se dessine, loin du rivage kantien de la phénoménologie, un puissant jeu de nombres auquel se soumet la nature, bien loin de notre interprétation, indifférente aux conventions de nos représentations. À 'angoisse de la modernité, soucieuse de produire sa raison dernière, se substitue un effort pour tisser d'autres mondes possibles.
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De Blueberry à l'Incal : lire Jean Giraud/Moebius
Jean-Clet Martin
- IMPRESSIONS NOUVELLES
- Réflexions Faites
- 6 Janvier 2022
- 9782874499241
Disparu il y a dix ans, Jean Giraud, alias Moebius, est un auteur français de bandes dessinées qui bénéficie d'une renommée internationale, mais dont l'oeuvre, tout en étant fort lue, reste mal comprise. L'ambition de ce livre est de proposer une lecture à la fois originale et complète de ce travail à travers ses deux séries majeures. Blueberry (en collaboration avec Jean-Michel Charlier) a profondément renouvelé l'imaginaire du western, puis L'Incal (en collaboration avec Jodorowsky) a révolutionné le genre de la science-fiction.
L'approche de Jean-Clet Martin fait ressortir la grande originalité de Giraud dessinateur, bâtisseur de mondes, romancier en images, critique social et penseur de la condition humaine.
Jean-Clet Martin est l'auteur de nombreux livres entre philosophie et histoire de l'art. Après avoir travaillé avec Gilles Deleuze, il lui consacre une thèse publiée chez Payot. Directeur de programme au Collège international de philosophie à partir de 1998, il y a présenté un séminaire sur l'oeuvre de Borges. Aux Impressions Nouvelles, il a déjà publié deux essais remarqués, Logique de la science-fiction. De Hegel à Philip K. Dick (2017) et Ridley Scott. Philoophie du monstrueux (2019) -
En revenant près de 20 ans plus tard sur l'oeuvre de Deleuze, au moment où son livre de 1993 connaît plusieurs traductions à l'étranger, Jean-Clet Martin s'interroge sur l'impact d'une oeuvre sur notre quotidien et sur les commentaires à l'infini qui finissent par la figer dans une attitude très éloignée de la pensée vivante qu'a pu être la pensée de Deleuze. Parcourir alors (comme on traverse le Musée du Louvre au pas de course), la suite des concepts énoncés par Deleuze, depuis Différence et répétition jusqu'aux écrits sur le cinéma, c'est placer l'oeuvre de Deleuze au coeur de notre expérience quotidienne et s'en imprégner pour penser et créer encore. N'était-ce pas le but ?
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Ridley Scott ; philosophie du monstrueux
Jean-Clet Martin
- IMPRESSIONS NOUVELLES
- Reflexions Faites
- 3 Octobre 2019
- 9782874497193
Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer.
Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
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Eloge de l'inconsommable
Jean-Clet Martin
- Éditions de l'éclat
- Philosophie Imaginaire
- 27 Avril 2006
- 9782841621200
Notre monde plie sous le poids d'objets consommables à souhait, caducs à la mesure de leur " utilité ", encombrant l'espace de notre respiration, jusqu'à ce qu'essouflés nous protestions : "Mais avait-on besoin de tant de choses?" Il en est d'autres pourtant, insaisissables, joignant le "futile à l'agréable", se dérobant à l'emploi avec une élégance espiègle. Objets inconsommables, débordant nos certitudes, surgissant au coeur d'une oeuvre littéraire (Borges, Proust), d'un tableau (Le Radeau de la Méduse de Géricault, La Machine à gazouiller de Klee), d'un film (Eve de Mankiewicz, Gladiator de Ridley Scott), ou heurtant le flâneur au détour d'une rue, d'un musée de la porcelaine, ou d'un portique ouvrant sur un ancien jardin. Dès lors, l'éloge de ces objets inconsommables consistera à désigner le territoire où ils nous livrent un sens nouveau, un plein étonnement, une revenue au monde, dessinant les contours mêmes de la philosophie.
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Faut-il brûler les postmodernes ?
Jean-Philippe Cazier, Jean-Clet Martin
- Kime
- 21 Janvier 2021
- 9782841749904
Comme pour un roman de Bradbury, Fahrenheit 451, on peut supposer que le livre de papier s'autodétruise à une certaine température. De la même manière, la déconstruction telle que Derrida pouvait la concevoir, de nombreux détracteurs souhaiteraient qu'elle se déconstruise d'elle-même, par inanité. Et il en irait ainsi de Deleuze ou Foucault. Leurs oeuvres conduiraient au pur relativisme, à l'ère de la post-vérité qui ferait de toute proposition une valeur modifiable, sans discernement ni authenticité. Mais force nous incombe de reconnaître que les brûlots ne disparaissent pas d'eux-mêmes et que rares sont ceux qui ont exercé un regard véritablement critique sur une époque dont il est difficile de concevoir qu'une relève ait eu lieu, à considérer les propositions intellectuelles d'aujourd'hui. Voici donc que les tenants de la French Theory endossent le concept de postmodernité comme chef d'accusation, un sobriquet qui les caractérise. Il nous incombe de reprendre cette charge virulente pour en signaler les malentendus à travers une conception élargie du dépassement de la modernité tout au long d'une oeuvre singulière.
Jean-Philippe Cazier interroge ici le parcours de Jean-Clet Martin pour clarifier sa position de penseur « postmoderne » et suivre son parcours depuis Deleuze. Se révèle ainsi l'itinéraire d'une philosophie de la différence et d'une forme de néocriticisme à reconsidérer sous un jour plus éclairant.
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Marlène, Serge et Pauline vivent dans la même chambre. Mais pas au même moment. Comment se rencontreront-ils, comment, par-delà les bifurcations du temps, l'amour bref, intense, que Marlène et Serge ont connu en ce lieu passera-t-il dans la vie de Pauline, venue plus tard, après que tout s'est tragiquement achevé? Les tableaux de Hopper, une statuette africaine, un mégot sur un balcon, et la lumière mêlée d'ombre d'une ville hantée, traversée du souvenir des vivants et des morts, tels sont les instruments de cette opération mystérieuse au bout de laquelle l'amour absolu aura effacé la frontière entre le rêve et la réalité.
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Ce livre, en traversant les différentes formes de multiplicités, antiques et modernes, interroge la pensée qui s'en arrache, le concept vital qui fraie son passage entre tant de chemins entremêlés. Quel est le principe qui nous différencie? Quel axe de développement peut parfaire la singularité, l'unicité d'un individu, la frontière sur laquelle il se ferme sur lui mais tout autant se divise et se reproduit en perdant sa ligne? Dans le scénario d'une figure singulière, se présentent des hypostases par lesquelles chacun procède et remonte à ce qui enveloppe l'écriture complexe de tout vivant, sa formule et sa signature. Ce processus trouve sa première formulation chez Plotin. Il apparaît comme un nouvel artisan de la philosophie qui non seulement inspire Spinoza ou Schelling mais, dans l'orientalisme de ses visions, nous permet de renouer avec des écrivains comme Hermann Hesse ou des naturalistes comme Von Uexküll, des constructeurs de mondes comme Deleuze ou des déconstructeurs d'univers comme Derrida pour expérimenter ainsi le foisonnement de tout organisme : une évolution byzantine de fragments dont la multiplicité réalise des enveloppements de plus en plus amples, largeur et profondeur entrant dans un combat qui trace les ourlets de tout ce qui vit et péniblement surexiste, autant les corps, les énergies de la physique que les idées de la pensée.
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Déconstruire la finitude
Jean-Clet Martin
- Éditions Ellipses
- Hermès Philosophie
- 23 Juin 2015
- 9782340005426
Un cours de référence sur l'oeuvre de Derrida.
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Comprendre Foucault
Laura Acquaviva, Jean-Clet Martin
- MAX MILO
- Comprendre
- 3 Juillet 2014
- 9782315006090
Michel Foucault à travers ses écrits annonce non seulement que Dieu est mort, mais que l'homme également agonise.
Il interroge des objets jugés indignes qui n'ont jamais été pris en compte par la philosophie. C'est le cas de la criminalité, la folie, la sexualité, les excès de la littérature et du mal. Il en propose une histoire extraordinaire. Au lieu de comprendre nos sociétés par ce qu'elles exhibent, Foucault insiste sur ce qu'elles cachent pour y déceler une nouvelle image, une autre photographie de nos valeurs.
Ce petit essai nous permet d'appréhender un penseur complexe et une philosophie qui démolit à coups de marteau les idoles de la modernité.
Jean-Clet Martin est philosophe et romancier. Spécialiste de Derrida et de Deleuze, il fut directeur de programme au Collège international de philosophie de 1998 à 2004.
Laura Acquaviva collabore régulièrement à des projets artistiques à l'étranger où elle expose (Japon, Australie, Espagne...). -
Derrida ; un démantelement de l'occident
Jean-Clet Martin
- MAX MILO
- L'Inconnu
- 17 Octobre 2013
- 9782315004829
La déconstruction est le concept qui a rendu mondialement célèbre Derrida. Mais personne encore n'a exploré suffisamment cette stratégie de déconstruction, fragmentaire plus que monumentale. Pour la première fois, Jean Clet Martin en offre une lecture intégrale.
Il suit le cheminement de Derrida, tendu vers le lointain, l'ailleurs, pratiquant une véritable expérience de la « différence ». S'y affirme une autre vision de l'homme, de la femme, de la sexualité, de l'ami, de l'animal... L'Occident n'a jamais su penser l'Autre, refusant de concevoir la différence à laquelle notre économie impose l'identité d'une pensée unique.
Mais penser vraiment, c'est entrer dans une confrontation, dans une différence radicale au risque de se perdre. Penser avec justice nous entraîne sur une limite qui n'est pas celle de l'homme blanc, majoritaire, lui qui consomme tous les vivants et détruit ce qui apparaît comme étranger. D'où le besoin urgent de créer des mots nouveaux, d'aller voir ce qui circule dans la marge, hors de l'Occident mais encore dans les folies de l'art si souvent incomprises.
La déconstruction apparaît alors en un dépaysement qui fait de Derrida comme un Peau Rouge ou un marrane solitaire...
Jean Clet Martin est philosophe. Traduit au Japon et aux États Unis, il a successivement publié des ouvrages sur Deleuze (Payot), Borges (L'éclat), ou encore sur la peinture de Van Gogh (Le Seuil). Il a créé le site Strass de la philosophie. -
« Un jour peut-être, le siècle sera Deleuzien » disait Foucault dans une recension sur Deleuze. Notre étude aura montré comment la philosophie cherche souvent à dire un siècle : « Le siècle de Descartes », « Le siècle des lumières ». Et cela se produit sur un autre théâtre que les événements politiques. Ces noms séculaires pour marquer une figure du monde échappent surtout à leur temps, à leur histoire comme des flèches jetées vers l'avenir. « Le siècle Deleuzien », ce sont les enfants terribles de Deleuze, ses lecteurs nombreux auxquels nous avons confronté les thèses deleuziennes comme pour en dégager l'ombre : ombre projetée sur notre parcours ainsi que sur ceux de Derrida, de Badiou, de Jean-Luc Nancy. « Multiplicités », « différences », « variétés », tels sont des noms pour une époque qui n'a plus rien de commun avec le « siècle de la Raison », lequel pensait toujours par unité et totalité. Le siècle de Deleuze n'est pas celui de l'infini comme pour Descartes, mais bel bien celui du Chaos.
Points abordés :
*Une analyse pertinente de l'après Deleuze *Une approche de la philosophie du XXIe s *Une phénoménologie animale *La technique et les machines
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L'oeil-cerveau ; nouvelle histoire de la peinture moderne
Eric Alliez, Jean-Clet Martin
- Vrin
- Essais D'art Et De Philosophie
- 2 Mai 2007
- 9782711619092
Ce livre a pour ambition de mettre au jour la pensée à l'oeuvre dans la peinture moderne en replaçant au coeur de la recherche la notion d'hallucination, notion centrale s'il en est pour le XIXe siècle qui associe la création artistique aux études « psychophysiologiques ».Au plus près des oeuvres et des énoncés constituant aussi bien la peinture moderne que l'idée moderne de l'art, entre Delacroix et Cézanne, avec Manet, Seurat et Gauguin, on suivra les mutations auxquelles donne lieu le rapport entre l'Oeil et le Cerveau avec la dénaturalisation et la cérébralisation de l'Oeil engagé dans « l'hallucination vraie » du monde en son devenir-moderne. Porteur d'un nouveau régime de visibilité qui désoriente le système général des évidences sensibles et de leurs inscriptions discursives, l'Oeil-Cerveau projette dans la puissance hallucinatoire de la peinture les conditions de réalité d'une modernité irréductible aux notions philosophiquement communes de sujet et d'objet.En ce mouvement de transformation du régime esthétique de l'art vers une esthétique de l'hétérogénéité, les questions liées à la couleur - depuis la Théorie des couleurs goethéenne, à l'exposé de laquelle est consacré le premier chapitre - ont constitué un horizon permanent d'interrogation.
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Il y a dix ans, en novembre 1995, Gilles Deleuze se suicidait. Il était l'auteur de nombreux livres, dont Proust et les signes, Nietzsche et la philosophie, Logique du sens, ou encore L'Anti-OEdipe. La philosophie de Gilles Deleuze est une philosophie de la vie, du concret. Elle embrasse et donne sens à un monde contemporain fragmenté, éclaté, chaotique, tout en variations, un monde dont les bouleversements, les révolutions ne sont pas le fait de l'économie ou de la politique, mais d'une réforme de nos sensations et de nos pensées redevables aux créateurs d'images et de concepts dont le cinéma et la philosophie ne manquent pas d'exemples.
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Francois rouan ; papiers decoupes
Eric de Chassey, Benoit Decroin, Jean-Clet Martin
- Somogy
- 15 Juin 2000
- 9782850563959
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Borges ; une biographie de l'éternité
Jean-Clet Martin
- Éditions de l'éclat
- Philosophie Imaginaire
- 28 Septembre 2006
- 9782841621316
Jorge Luis Borges (1899-1986) a traversé le vingtième siècle à la manière de ses personnages, laissant toujours imprécise la limite entre fiction et réalité.
Sa biographie recoupe celle des Pierre Ménard, Evaristo Carriego, ou Herbert Quain qui peuplent ses ouvrages comme autant de miroirs multipliés. Aussi lire la vie de Borges, c'est reparcourir avec lui les labyrinthes d'un monde dont, tel un " dieu bibliothécaire ", il a dessiné les contours, déployé le désert, engendré par jets d'encre les populations, construites les villes, où chaque individu est comme l'hologramme d'une pensée, né des visons d'un homme aveugle.
Cet autre monde, décrit avec la précisions d'un entomologiste et le détachement d'un mystique, s'offre à nous comme une éternité miniature peuplée de vies imaginaires, à l'exemple de celle que Jean-Clet martin consacre à Borges, pour le vingtième anniversaire de sa disparition.
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Deleuze ; philosophe des multiplicités
Franck Jedrzejewski, Jean-Clet Martin
- Éditions L'Harmattan
- Ouverture Philosophique
- 29 Mars 2017
- 9782343118116
Le recueil de textes présentés ici reprend l'hommage organisé pour le vingtième annivesaire de sa mort, le 4 novembre 2015 au Lycée Henri IV. Ils témoignent de l'effort toujours renouvelé des philosophes pour saisir la pensée deleuzienne. Rassemblés dans cet ouvrage, ils offrent une contribution, majeure aux études deleuziennes.
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Une intrigue criminelle de la philosophie
Jean-Clet Martin
- Les Empêcheurs de penser en rond
- 10 Septembre 2009
- 9782359250008
La doctrine de Hegel a la réputation d'être obscure. Sa philosophie suit le sens d'une « histoire racontée » très différente de la pensée démonstrative qui ne saisit guère les aventures d'un concept. Hegel, sera le premier à mettre en haleine le mouvement de toute pensée, lui conférant ainsi le sens d'une Histoire qui comporte différentes scènes, souvent meurtrières. À partir de la défense d'un criminel, Hegel a montré que la philosophie est toujours une pensée très concrète, tandis que l'abstraction et la précipitation sont du côté de l'opinion populaire, du jugement de la foule.
Ce sont des images, parfois funestes, que l'auteur a privilégiées : agressivité de l'animal, violence du maître, outrages de Bacchus, mort d'Antigone, celle d'un roi, meurtre de Dieu ou mort de l'homme... Pour Hegel, toute création conceptuelle se traduit par un crime : elle se nourrit du corps de son ennemi comme une araignée « s'enrichissant jusqu'à ce qu'elle ait arraché toute la substance à la conscience, sucé et ingéré tout l'édifice de ses essentialités ».
Cette intrigue, l'auteur la suit en sa richesse époustouflante, réintégrant Hegel à l'intérieur de la philosophie contemporaine qui l'a injustement refoulé, au profit de Nietzsche dont pourtant il permet de renouveler l'approche. Cette lecture nouvelle et intégrale de la Phénoménologie de l'Esprit montre un Hegel penseur du nihilisme, de la mort de Dieu et de l'homme submergé par sa foi naïve dans l'économie capitaliste naissante.
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Plurivers ; essai sur la fin du monde
Jean-Clet Martin
- PUF
- Travaux Pratiques
- 9 Octobre 2010
- 9782130583868
Nous vivons l'époque de la fin du monde.
Mais cette fin ne signifie pas l'apocalypse. Elle signifie plutôt que nous avons commencé à accepter que notre univers soit en fait un plurivers, un monde de mondes. Mondes moléculaires et mondes stellaires, mondes des nanotechnologies et mondes virtuels, mondes urbains et mondes des Empires ressuscités : nous avons besoin d'une nouvelle cosmologie pour accueillir tous les bouleversements de l'époque.
Une cosmologie à hauteur de l'ordre du pluriel, du divers et du feuilleté que ces ruptures imposent à nos existences - et à la vieille idée de monde unifié à laquelle nous continuons à nous accrocher pour les comprendre.
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Qu'est-ce que la philosophie occidentale, habituée aux sommets lumineux de la raison, peut dire des sous-sols, des bas fonds, de ces zones obscures de l'humanité qui côtoient l'enfer ?
Jean-Clet Martin, poursuivant son travail d'exploration des marges et des recoins de l'histoire de la pensée, qui lui vaut une place singulière, de plus en plus reconnue, dans le paysage philosophique français, tente dans ce nouvel essai de faire surgir de l'ombre « des formes immaculées que le philosophe ne peut apercevoir qu'en devenant taupe ». Il explore, dans de courts textes qui sont autant de coups de sonde dans la nuit, l'angoisse, la mort, la déchéance, la folie, la misère, l'absence de Dieu ; tout ce qui échappe aux différents triomphes de l'homme sur l'homme.
On retrouve, au fil de cette enquête à la fois profonde et joueuse, pédagogique et exigeante, aussi bien Hegel, Kierkegaard, Nietzsche, Deleuze ou Philippe Lacoue-Labarthe que Dante, Hölderlin, Kleist, Kafka, Munch, Malher : des philosophes, des écrivains, des artistes ... la pensée dans tous ses états.
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Spinoza et Vermeer sont nés la même année, en 1632, mais le rapprochement qu'établit entre eux Jean-Clet Martin n'a rien à voir avec l'anecdote biographique, et ils auraient pu naître à cinq siècles de distance ou sur deux planètes éloignées que leur secrète et intime parenté n'en serait pas moins réelle. Affaire de forme, de manière, de regard, d'obsession peut-être - pour la modulation de la lumière, pour l'infinie multiplicité des variations de l'unité profonde des choses. Au concept spinozien de Dieu, substance unique constituée d'une infinité d'attributs, répond ainsi, dans L'Astronome de Vermeer, le rayon illuminant de mille feux le globe terrestre.
Jean-Clet Martin, dans cet essai philosophique libre, forme légère donnée à une interrogation profonde, interroge l'éternité telle qu'elle se présente quand elle rencontre le temps. Il contemple les concepts de Spinoza et médite la lumière de Vermeer pour approcher la réalité de ce qui dépasse toute réalité, et en donner, avec la modestie que nécessite toute entreprise hardie, l'abrégé, le bréviaire.
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Chris, pour financer un diplôme en physique, est laveur de carreaux sur les grandes façades de Manhattan. Il découvrira à la mort de sa mère qu'il est l'un des premiers « bébés éprouvette », et que le père dont elle lui parlait n'a jamais existé.
Marco deale de la cocaïne et étudie la théologie. Il travaille sur les évangiles apocryphes, en particulier sur Judas, dont, sous l'influence de l'opium, il confond l'image avec celle du Christ.
Mathias est organiste à Saint-John-la-Divine. Il recompose La Passion selon saint Mathieu de Bach. Il est secrètement amoureux de Chris. Virginia, designeuse qui s'efforce de redonner vie, dans tous le sens du terme, à l'intérieur de Chris, s'éprend de lui à son tour.
Roman construit avec la régularité géométrique d'une façade de gratte-ciel new-yorkais, dont chaque fenêtre s'allumerait peu à peu, révélant l'intimité de ses habitants, Morningside Park croise les destins, les fait s'entrechoquer, autour d'une attente et d'un choc unique : une révélation, entre accident existentiel et épreuve mystique.