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marie vila casas
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Sira, le retour à Tanger
Maria Duenas, Marie Vila Casas
- Points
- Les Grands Romans
- 23 Juin 2023
- 9782757899854
« Maria Dueñas ? Le souffle de l'Histoire fiancé aux convulsions du coeur ».
Le Parisien Week-end.
En 1945, Sira, ancienne couturière devenue styliste puis espionne, est enfin prête à embrasser une existence paisible avec son mari. Mais le destin a d'autres projets pour elle. De Jérusalem à Londres en passant par Madrid et Tanger, entre le glamour des grands hôtels, les conspirations politiques et les missions des services secrets, Sira va devoir prendre une nouvelle identité pour enquêter sur la redoutable Eva Perón. Sur sa route, des fantômes de son passé seront déterminés à lui faire obstacle.
Dans une aventure passionnante, María Dueñas redonne vie à Sira Quiroga, inoubliable héroïne de L'Espionne de Tanger.
Née en 1964, María Dueñas compte parmi les auteurs les plus vendus et appréciés en Espagne et en Amérique latine. On lui doit notamment L'Espionne de Tanger, grand succès international vendu à plus de deux millions d'exemplaires et disponible chez Points.
Traduit de l'espagnol par -
Dans la Barcelone ténébreuse du ixe siècle, aux confins du royaume franc, le jeune évêque Frodoi découvre avec surprise l'ampleur de sa tâche. Sa mission ? Restaurer l'autorité de l'Église, et celle de la couronne carolingienne. Il trouvera sur son chemin trois femmes de fort tempérament : Elisia, la lumineuse aubergiste, Goda, l'aristocrate retorse, et Rotel, la jeune sorcière aux cheveux roux. Car sur cette terre maudite, les attaques sarrasines sont loin de constituer le pire des périls. L'amour, la haine, les machinations politiques font des poisons plus lents, et le feu des passions de plus grandioses incendies...
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En 1911, dans la Barcelone des pauvres, des enfants disparaissent : des fils et filles de prostituées qui n'osent pas dénoncer ces crimes à la police. La rumeur populaire enfle jusqu'au jour où l'inspecteur de police Moisès Corvo commence à s'intéresser à l'affaire. Buveur d'anisette invétéré, client assidu de prostituées, policier flegmatique, Corvo sait combien la vie de ces enfants mal nourris et décimés par les épidémies compte peu, mais il ne supporte pas le mépris de ses supérieurs pour ces "meurtres sans importance". Ses investigations le conduisent tour à tour dans des bistrots, des petits théâtres, des maisons misérables, chez un médecin autrichien un peu fêlé (qui déterre des cadavres pour trouver le souffle vital), à la Villa du Maure (une luxueuse maison close), et au Casino de l'Arrabassada, où les notables de la ville semblent se livrer à de bien étranges pratiques.
Le narrateur de La Mauvaise Femme n'est autre que la mort, ici grimée en homme, si souvent appelée sur ce territoire qu'elle s'y sent chez elle. Pourtant même elle finit par avoir pitié de ces petits enfants martyrisés et décide de prêter discrètement main-forte à Corvo, lequel se fourvoie en s'obstinant à chercher un monstrueux prédateur.
Basé sur un fait réel qui a secoué Barcelone dans les premières années du XXe siècle, et dont la protagoniste fut tristement surnommée "la vampire de la rue Ponent", Marc Pastor signe un étonnant roman picaresque où il recrée, tout en gardant une distance ironique, l'atmosphère des romans populaires d'épouvante du début du siècle dernier.
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"Ma mère est-elle un monstre ?" se demande parfois la narratrice, écrasée par le tempérament explosif et la folle vitalité de cette sexagénaire tellement plus jeune qu'elle. Aux yeux de la fille, malmenée par la vie, la villa du nord de Barcelone semblait être un abri sûr où elle se serait volontiers contentée de vivre rêveusement dans le cocon maternel retrouvé. Mais si une notion est étrangère à la terrible et séduisante Julia Ares, c'est bien celle du cocooning. Pour elle, vivre c'est sortir, s'exposer, risquer, s'imposer, jouir. Aussi se fait-elle bientôt un devoir de tarabuster sa fille pour la tirer de sa passivité, avec un plaisir qui se révèle non exempt de sadisme. Drapée d'une mauvaise foi confondante, elle balaie toutes les excuses psychologiques (je n'ai pas le moral) ou objectives (difficile de trouver un emploi décent) que lui oppose sa fille en les qualifiant de jérémiades et en se donnant comme exemple de réussite. L'écriture obsessionnelle et l'humour acide d'Imma Monsó rendent irrésistible ce huis clos entre deux caractères que tout oppose. Cependant, à mesure qu'avance le roman, l'opinion que pouvait avoir le lecteur sur les héroïnes évolue. Il hésite toujours davantage à prendre partie pour la mère (énergie et réalisme) ou pour la fille (repli sur soi et liberté intérieure), jusqu'à ce que la situation se retourne et que l'on découvre que c'est peut-être du côté de cette mère apparemment abusive que se trouve le véritable esprit de liberté, et que la fille geignarde n'est finalement pas aussi victime qu'elle le prétend.