Le Belial

  • Terra ignota T.3 ; la volonté de se battre Nouv.

    Printemps 2454. L'âge d'or dans lequel vivait l'humanité depuis trois siècles a brutalement pris fin?: corruption, prévarication, népotisme et meurtres calculés?; le prix véritable de cette exceptionnelle période de prospérité vient d'éclater au grand jour. Alors que le procès des responsables approche, l'opinion publique se divise?: faire table rase du passé pour envisager un monde radicalement nouveau sous l'égide de J.E.D.D. Maçon, le dieu vivant, et ainsi plonger dans la Terra Ignota, ou sauver ce qui peut l'être de l'ordre ancien. Ruches et hors-Ruches, Utopistes et sensayers, seigneurs, empereurs et Servants se préparent à un affrontement qui paraît inévitable. À commencer par le premier d'entre tous, l'ultime prodige de Bridger, Achille, fils de Thétis et du roi Pélée, le maître des arts de la guerre, le dernier espoir, peut-être, de ce monde au bord du gouffre...

  • En Antarctique, quelque part.
    Enfoui sous la glace, aux abord d'un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé - gisant là, sans doute, depuis des millions d'années. Un corps résolument inhumain. Résolument... autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Douvement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l'aspect terrifiant. Et les questions de traverser l'équipe de chercheurs : qu'est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N'ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations - une horreur proprement cosmique ?
    Récit haletant paru en 1938, proposé ici dans une nouvelle traduction, La Chose est un immense classique de la science-fiction mondiale. Porté à l'écran à trois reprises, ce court roman pose les bases du récit de SF horrifique.

  • La fontaine des âges Nouv.

    Max Feder est riche. Immensément. Une fortune aux origines troubles, mais après tout, qu'importe ? Car Max Feder va mourir. Et dans ses vieux jours, ses derniers mois, le plus précieux de ses trésors se résume à une bague et ce qu'elle contient, le symbole d'un amour aussi ancien qu'absolu. Éternel, littéralement, puisque l'objet de son amour perdu ne peut pas mourir... Or il semble bien que pour Max Feder, au crépuscule d'une vie tumultueuse, le temps soit venu d'entreprendre un ultime voyage, celui de toutes les remises en question, de tous les possibles...

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  • Vigilance

    Robert Jackson Bennett

    Trois tireurs armés jusqu'aux dents lâchés dans un « environnement » public aléatoire délimité. Un but : abattre le plus de personnes possible. Une promesse : un énorme paquet de fric pour celui qui quitte les lieux indemne. Si l'une des « cibles » met hors d'état de nuire l'un des tireurs et survit, une part du pactole lui échoit. Des règles simplissimes, et des dizaines de drones qui filment le tout pour le plus grand bonheur de millions de spectateurs hystérisés, d'annonceurs aux anges et de John McDean, producteur et chef d'orchestre de Vigilance, le show TV qui a résolu le problème des tueries de masses aux États-Unis...
    « Si l'Amérique ne fabrique plus grand-chose, elle produit à coup sûr quantité d'enfants morts : abattus à l'école, chez eux, sur les terrains de jeux ; abattus par des flics, par eux-mêmes, par leurs parents, par d'autres enfants... Des tas et des tas de petits corps angéliques, tous perforés par des balles, tous immobiles, froids, parfaits. »

  • Bienvenue en l'an 2454.
    L'humanité connaît sur Terre un nouvel âge d'or, après un conflit ayant mis fin à la foi aux États-nations et aux religions. Aux moyens d'une censure précise, aux trésors de l'analyse statistiques et à l'abondance technologique, sept factions dirigent le monde.
    Condamné à la servitude à vie pour un crime dont on ignore tout, Mycroft Canner est l'un des instruments de ce pouvoir. Lorsqu'on lui demande d'enquêter sur un vol étrange, il se retrouve bientôt sur la piste d'une conspiration à même d'ébranler la paix fragile. Mais Mycroft cache lui aussi ses secrets, telle cette menace qui a la forme improbable d'un garçonnet de treize ans aux pouvoir inimaginables. Comment ce monde utopique qui a banni Dieu pourra appréhender cet enfant capable d'authentiques miracles ?
    Avec Trop semblable à l'éclair, premier volet de la tétralogie « Terra Ignota », Ada Palmer nous offre une oeuvre d'une ambition et d'une érudition folles, transposant la philosophie des Lumières dans un futur lointain et étranger. Un roman magistral et fascinant. Un classique instantané.

  • Année 2454. Dix milliards d'êtres humains se répartissent en sept Ruches ayant remplacé les États-nations d'antan. Paix, loisirs, prospérité et abondance définissent ce XXVe siècle aux atours d'utopie. Pourtant, l'âge d'or dans lequel baigne l'humanité depuis trois cents ans touche peut-être à sa fin. Les Ruches coexistent selon un équilibre plus fragile que n'importe qui l'aurait cru, et seule une série de meurtres calculés avec précision maintient le statu quo politique. Le ver est dans le fruit, et avec lui la pourriture... Que faire ? Laisser perdurer l'inacceptable au bénéfice d'une paix de plus en plus friable ? Ou tout réformer ? Mycroft Canner, criminel condamné à une vie de servitude et confident des puissants, a en main l'atout à même de créer, pour peu que l'occasion se présente, les conditions d'un monde infiniment meilleur pour tous et à jamais. Un atout qui, s'il était mal utilisé, pourrait pourtant réduire en pièces tout ce qui existe...

  • La ménagerie de papier

    Ken Liu

    Des formes de papiers qui prennent vie. Une Terre sous l'emprise de créatures extraterrestres qui reconfigurent les mémoires. Un futur (demain) ou votre meilleur compagnon numérique sait ce que vous souhaitez mieux que vous-même. Un monde ou l'humanité ne meurt plus. Un autre ou la nanotechnologie, hors de contrôle, à fait évoluer la race humaine en deux espèces distinctes. Si Ken Liu puise aux légendes séculaires pour décrypter nos sociétés contemporaines, il s'abreuve aussi aux théories les plus modernes afin d'esquisser les contours d'un futur vertigineux, effrayant, enthousiasmant, quelque part entre Greg Egan, Ted Chiang et William Gibson.
    La Ménagerie de papier, premier recueil de l'auteur publié en Occident (deux recueils existent en chinois et en japonais), publié en France quelques mois avant la sortie de son premier roman aux Etats-Unis (qui sera lui-même suivi de son premier recueil en anglais), est l'acte de naissance d'un auteur considérable - un classique instantané qui réunit deux prix Hugo, un World fantasy Award et un prix Nebula, sous une couverture à rabats signée Aurélien Police.

  • Dix spécialistes, scientifiques, philosophes et linguistes se penchent sur le chef-d'oeuvre de Frank Herbert et dissèquent l'un des plus grands monuments de la science-fiction mondiale.
    écologie, biologie, histoire des religions, astronomie, science politique ou chimie : de l'épice de longue vie aux fameux vers géants des sables, des mystères des Fremen aux arcanes de l'ordre féminin du Bene Gesserit en passant par les pouvoirs de la Voix, DUNE révèle ses secrets sous le prisme de la science !

  • Qui est Molly Southbourne ? Une jeune femme dont le sang possède l'effroyable capacité de faire naître d'agressifs doubles d'elle-même. Mais Molly est morte dans l'incendie de son domicile.
    De la jeune femme, il ne reste plus que les ruines fumantes d'une maison, des cadavres brûlés, et un double - une autre Molly.
    Pour cette nouvelle Molly, tout est à recommencer : certains veulent la voir morte, d'autres cherchent à la capturer, brûlant de connaître les secrets de sa nature étrange. La jeune femme devra apprendre à fuir. À survivre.
    Et, peut-être, surtout, apprendre à vivre.
    Après Les Meurtres de Molly Southbourne, récit initiatique aux qualités viscérales, Tade Thompson retrouve son personnage fétiche dans La Survie de Molly Southbourne, court roman où l'horreur et la science-fiction se rejoignent dans un questionnement sur la monstruosité et, de fait, l'humanité qu'elle abrite.

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  • Fillette vivant avec ses parents dans une petite ferme recluse au fin fond des États-Unis, Molly Southbourne mène une existence régie par quatre règles inflexibles :
    « Si tu vois une fille qui te ressemble, fuis ou bats-toi.
    Ne saigne pas.
    Si tu saignes, nettoie, brûle et désinfecte.
    Si tu trouves un trou, va chercher tes parents. » Car Molly est frappée par ce qui ressemble à une malédiction : de son sang versé naissent des doubles d'elle- même, agressifs, dangereux, mortels... Des doubles qu'elle doit tuer sous peine de se faire tuer.
    Molly va grandir. Apprendre. Développer ses talents guerriers quitte à y perdre une partie de son humanité.
    Aller à l'université. S'ouvrir au monde. Et, peu à peu, découvrir l'horrible vérité sur sa propre nature.

    Avec Les Meurtres de Molly Southbourne, récit de science-fiction mâtiné d'horreur, Tade Thompson nous offre un puissant récit initiatique, viscéral et ingénieux.

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  • Winslow, Arizona. Deux agences du renseignement y ont dépêché leur meilleur élément. Il y a le Signaleur, un homme désabusé, brûlé aux secrets défense d'un nombre d'administrations qu'il ne peut même plus compter. Et il y a Immacolata Sexton, un mythe vivant, une femme à la réputation proprement terrifiante - si elle n'était pas humaine, le Signaleur n'en serait pas plus étonné que cela... Leur mission ? Enquêter sur une secte dont on vient de retrouver les membres à l'état de cadavres horriblement mutilés au coeur du désert. Une femme en a réchappé. Persuadée d'être investie d'une mission sacrée, elle représente peut-être une bombe à retardement pour l'humanité toute entière... Car dans les tréfonds ténébreux du Système solaire, la sonde New Horizons s'approche de Pluton. Or, nul ne sait ce qu'elle va vraiment trouver aux abords de la planète naine...

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  • Imaginez un procédé scientifique révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée. Par une seule et unique personne. Sans aucune possibilité pour l'observateur d'interférer avec l'objet de son observation.
    Un procédé qui ouvre les portes de la connaissance, de la vérité, sur les périodes les plus obscures de l'histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d'Etat.
    Avez-vous déjà entendu parler de l'Unité 731 ? Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le lieutenant-général Shirö Shii, cette unité militaire de recherche bactériologique se livra à l'expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d'un demi million de personnes...
    Cette invention révolutionnaire va enfin permettre de savoir la vérité sur ces terribles événements - à peine reconnus en 2002 par le gouvernement japonais, et couverts pendants des années par le gouvernement américain.
    Quitte à mettre fin à l'Histoire...

    Au coeur des ténèbres, le coeur de l'humanité.

  • Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d'un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s'avère vite d'une qualité littéraire au mieux médiocre... En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c'est la lettre manuscrite qu'il découvre glissée entre les pages de l'ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre. Il se trouve ici en présence d'une lettre d'amour qu'un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein coeur de la Seconde Guerre mondiale. Remuant ciel et terre - et vieux papiers - afin d'identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques. Or, la date présumée des photos et l'âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas... Du tout.

  • Et si, après plus d'un siècle de vie, vous vous retrouviez dans un corps tout juste sorti de l'adolescence ?
    Et si, en guise de petit boulot, le huitième cumulé depuis le début du mois, on vous proposait enfin un vrai job : mourir ?
    Et si, finalement, votre meilleur ami était ce machin bizarre aux allures de R2-D2 laissé par votre coloc' dans l'appartement ?
    Et si vous n'étiez pas vous, mais le clone de vous ?
    Et si Patrick Bateman était... une femme ?
    Et si l'Intelligence Artificielle avait déjà gagné ?
    En dix-sept récits comme autant de coups de couteau, Catherine Dufour esquisse les contours d'un futur qui ne parle que de nous-mêmes, la place qu'on y prendra et, de fait, la manière dont il nous traitera. Une science-fiction radicale, à l'os, à en faire mal parfois, souvent à en rire, à en pleurer toujours - de joie comme de tristesse.

  • Dans La Fabrique de demain, on rencontre des hackeuses cryogénisées décidées à se venger de leurs ennemis, des travailleurs du tiers-monde bardés d'implants, des amants dont le seul contact se fait via leur combinaison connectée, des chimpanzés policiers et leurs partenaires humains, des corsaires aux corps altérés pour survivre dans les tréfonds du système solaire, un soldat aux capacités dignes de Wolverine à la recherche de son double, des robots dans un nouvel âge de pierre ou encore des extraterrestres qui, depuis leur berceau aquatique, n'ont jamais vu les étoiles...
    À l'âge du silicium, qu'est-ce que la conscience ? qu'est-ce qu'être humain ?
    La Fabrique de demain, c'est le sel de la science-fiction, le coeur battant du genre : des idées fortes au service d'histoires frappantes. La réinvention du monde.
    La Fabrique de demain, ce sont vingt-huit nouvelles et autant de preuves du talent ébouriffant d'un géant en devenir.

  • Des températures de -150° C. Des vents soufflants à plus de 200 km/h.
    Certains mondes ne sont pas faits pour l'homme : Helstrid est de ceux-là. Des températures glaciales, des tempêtes incessantes, une atmosphère toxique... Pourtant, la Compagnie tient à en exploiter ses ressources en minerai, appâtant les volontaires par des gains conséquents. Des gens tels que Vic, qui supervise le travail de prospection et d'exploitation des machines. Cela vaut toujours mieux que d'affronter son passé laissé sur Terre. Un jour, le voilà amené à accompagner un convoi pour ravitailler un avant-poste situé à plusieurs centaines de kilomètres de la base principale. Le trajet ne sera pas sans encombres, mais les IA du convoi sont là pour veiller à sa bonne marche, et à la protection du seul humain à bord. Dans pareilles conditions, tout ne peut que se passer au mieux. À moins que...

    Huis-clos paranoïaque, Helstrid questionne l'utilité de l'homme quand ses créations le dépassent en efficacité. Quelle place pour la variable humaine dans un monde de plus en plus mécanisé, automatisé... inhumain ?

  • Né en 2376, Nicholas van Rijn est sans doute le plus populaire des personnages de Poul Anderson.
    Prince-Marchand de son état, directeur de la Compagnie solaire des épices et liqueurs, héros falstaffien amateur de bonne chère, de tabac, de jolies femmes et de musique, beaucoup plus à l'aise aux commandes d'un voilier ou d'un astronef que derrière un bureau, il est toujours prêt à prendre l'espace et explorer les confins en quête d'un honnête bénéfice.

    Dans Les Coureurs d'étoiles, volume 100 % inédit qui réunit quatre récits dont un roman court, on retrouve la fine équipe de la «Hanse galactique» : Nicholas Van Rijn, plus en forme que jamais, son jeune acolyte et protégé, l'ingénieux David Falkayn. Par deux fois Van Rijn est confronté à des indigènes énigmatiques. Là, Falkayn découvre les descendants d'un équipage terrien perdu; quel rôle jouent-ils dans l'équilibre de leur planète d'exil ? Le monde de Merséia est menacé par une supernova, Van Rijn a une idée, mais encore faut-il convaincre l'autorité surprème planétaire...

    La Hanse Galactique constitue un vaste projet éditorial : réunir en cinq volumes, au rythme d'un titre par an, le plus épique des cycles de Poul Anderson, du space opera grand écran peuplé de mondes étonnants et de personnages « hénaurmes », le tout présenté et traduit par l'incontournable Jean-Daniel Brèque. Un must !

    Le cycle de La Hanse Galactique au complet :
    - Le Prince-Marchand (paru en mai 2016).
    - Aux comptoirs du cosmos (paru en juin 2017).
    - Les Coureurs d'étoiles (juin 2018).
    - Le Monde de Satan (à paraître en juin 2019).
    - Le Crépuscule de la Hanse (à paraître en juin 2020).

  • Né en 2376, Nicholas van Rijn est sans doute le plus populaire des personnages de Poul Anderson.
    Prince-Marchand de son état, directeur de la Compagnie solaire des épices et liqueurs, héros falstaffien amateur de bonne chère, de tabac, de jolies femmes et de musiques, beaucoup plus à l'aise aux commandes d'un voilier ou d'un astronef que derrière un bureau, il est toujours prêt à prendre l'espace et explorer les confins en quête d'un honnête bénéfice.
    Le Prince-Marchand rassemble ses premières aventures, soit une longue nouvelle (« Marge Bénéficiaire ») et un roman (Un homme qui compte), opus initial d'un immense cycle de cinq tomes, La Hanse Galactique, soit l'histoire du futur selon Poul Anderson contée à travers la plus exceptionnelle des sagas, celle de Nicholas van Rijn et de ses continuateurs, des aventuriers chamarrés et matois comme les mondes de la science-fiction en ont rarement vu ! Dans le temps ou dans l'espace, l'aventure est loin d'être finie.
    La Hanse Galactique constitue un vaste projet éditorial : réunir en cinq volumes, au rythme d'un titre par an, le plus épique des cycles de Poul Anderson, du space opera grand écran peuplé de mondes étonnants et de personnages « hénaurmes », le tout présenté et traduit par l'incontournable Jean-Daniel Brèque. Un must !

  • « Les yeux fermés, j'imagine les photons rebondissant entre les particules de poussière. J'imagine leurs chemins sinueux le long du dédale de surfaces vives, les pièges, les impasses, les culs-de-sac, les chausse-trappes. J'imagine Cigale qui accomplit sa rotation sous les étoiles, modifiant l'angle des rayons du soleil sur les panneaux. J'imagine les couleurs, changeantes, chatoyantes. Une nouvelle façon de voir... ».
    Né en 1976 à Lanzhou, en Chine, avant d'émigrer aux États-Unis à l'âge de onze ans, Ken Liu est titulaire d'un doctorat en droit (Harvard). On doit à ses activités de traducteur l'éclosion de la science-fiction chinoise aux yeux du monde. En tant qu'auteur, il dynamite la littérature de genres américaines - science-fiction comme fantasy - depuis une quinzaine d'années, collectionnant distinctions et prix littéraires, dont le Hugo, le Nebula et le World Fantasy pour la seule « La Ménagerie de papier », ce qui demeure unique à ce jour. Le recueil éponyme, paru aux éditions du Bélial', est par ailleurs lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire, tandis que le court roman L'Homme qui mit fin à l'histoire a achevé de le révéler au grand public. Jardins de poussière est son deuxième recueil à voir le jour en français. Sans équivalent en langue anglaise, réunissant vingt-cinq récits pour l'essentiel inédits, il célèbre un talent majeur et singulier à son sommet - un phénomène.

  • Eriophora

    Peter Watts

    Ils sont trente mille.
    Ils voyagent depuis soixante millions d'années.
    Leur mission : déverrouiller la porte des étoiles...
    Avez-vous jamais pensé à eux ?
    Aux Progéniteurs, aux Précurseurs - qu'importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine -, ces dieux anciens disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ? Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu'ils ont vécu ?
    Pas d'hyperespace de seconde main pour eux. Pas d'épaules de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des millénaires, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un chantier d'un système solaire à l'autre. Ils vivent au fil d'instants répartis le long des millions d'années, au service d'ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n'ayant plus rien de commun avec eux. À vrai dire, ce ne sont pas des dieux mais des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels...

  • « C'est la fille coiffée style Halloween. Coupe Morticia Addams, teinture noir de jais, mèches orangées asymétriques. Elle a vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Une femme-enfant, songes-tu, qui dévore des biographies d'empoisonneurs célèbres et s'est affublée des piercings les plus douloureux du marché. De la chair à goth typique. Pourtant, une fois passé les cheveux, les robes vintage, la bague-araignée au ventre de perle, les tatouages sur les mains (un crâne de vampire, un coeur humain) et le maquillage outrancier, tu remarques que son visage est empreint d'une douceur et d'une sensualité maternelles qui semblent trop vulnérables pour participer de ce monde moderne... » Elle a pour nom Abi - diminutif d'Abimagique. Elle est volupté, sensualité, violence aussi, parfois. Le monde court à sa perte, elle en est convaincue, maiselle dit avoir le pouvoir de sauver ce qui peut l'être... Elle est impénétrable. Possible qu'elle soit Cybèle, Magna Mater, femme sorcière tellurique. Possible aussi que le temps soit venu ; celui du sacrifice...

  • Pour bien entamer l'année 2021, Bifrost tend ses radars vers l'un des auteurs majeurs de science-fiction et d'horreur des trois dernières décennies : Dan Simmons.
    Né en 1948 dans l'Illinois, Dan Simmons travaille dans l'éducation jusqu'en 1989. C'est en cette année faste que sa carrière littéraire, entamée au début des années 80 après sa participation à un atelier d'écriture dirigé par Harlan Ellison, décolle véritablement. De ses trois romans parus en 1989, les deux premiers sont devenus d'immenses classiques. Le premier, Hypérion brasse avec brio les grands thèmes de la SF en un cocktail inédit, récompensé par les prix Hugo et Locus 1990, et inaugure ce qui reste le grand oeuvre de son auteur : les « Cantos d'Hypérion », quatre volumes parus entre 1989 et 1997. Le deuxième, L'Échiquier du mal, est une fresque horrifique mettant en scène des « vampires psychiques » au fil d'une partie d'échecs dont les pièces ne sont autres que des humains ; les prix British Fantasy, Bram Stoker et Locus ont couronné cet éprouvant roman : en deux oeuvres, les « Cantos » et L'Échiquier..., Dan Simmons vient de révolutionner, et la science-fiction, et le fantastique... Enfin, Les Larmes d'Icare relève de la littérature générale et prouve que Dan Simmons est à l'aise dans tous les genres.
    Lors des années 90, notre auteur s'essaie au thriller horrifique avec le diptyque Nuit d'été / Les Chiens de l'hiver, au thriller historique avec Les Forbans de Cuba, roman mettant en scène nul autre qu'Ernest Hemingway, ou au polar hard boiled avec la trilogie « Joe Kurtz ». Il revient sur le devant de la scène littéraire avec Terreur, qui raconte le devenir de l'expédition Franklin, perdue corps et biens lors de la quête du passage du Nord-Ouest, et qui a récemment fait l'objet d'une série diffusée sur AMC : The Terror. Son prochain roman à paraître en France est Le Cinquième Coeur, un pastiche holmésien, tandis que Omega Canyon est annoncé aux USA pour 2021.
    Ce numéro proposera de redécouvrir la nouvelle « La Barbe et les Cheveux, deux morsures ». Le dossier vise à l'exhaustivité avec : un article biographique signé par le blogueur Apophis, un article par Simmons lui-même, une interview de l'auteur, l'indispensable guide de lecture, une étude des « Cantos d'Hypérion », un focus sur Dan Simmons et le polar, sans omettre la traditionnelle bibliographie par Alain Sprauel.

  • « Le 30 mars 2092, le ministère de la Santé et des Affaires sociales nous délivra un permis, à Eleanor et moi. Le sous-secrétaire d'État à la Population nous fit part de la nouvelle avec les félicitations officielles. Nous étions abasourdis par tant de bonne fortune. Le sous-secrétaire nous invita à contacter l'Orphelinat National. Dans un tiroir se trouvait un bébé à notre nom. Nous étions fous de joie. » En cette fin de siècle surpeuplée, quand les traitements anti-vieillissements rendent chaque individu virtuellement immortel, avoir un enfant relève du luxe le plus extrême. Sam Harger, artiste spécialisé en design intérieur, ne s'attendait pas à tant de bonne fortune lorsqu'il rencontra l'ambitieuse Eleanor Starke. Couler le parfait amour, puis obtenir l'autorisation d'avoir un bébé... une chance inouïe pour le couple, qui ne cache pas son bonheur. Mais dans ce monde surveillé à l'extrême, dominé par l'informatique et les intelligences artificielles, est-on jamais à l'abri des bugs ?

  • Il y a la Colonie, une constellation d'habitats spatiaux cachée au sein d'un système stellaire isolé et sans intérêt. Et puis il y a Duke, le Président de ladite Colonie, élu au poste car il était précisément le type qui le désirait le moins. Essentiellement honorifique, le job s'avère toutefois offrir certains avantages. En temps normal... Car voilà qu'une sonde terrienne franchit les limites du système. La pire des nouvelles au regard des membres de la Colonies, eux qui, sous la houlette d'Isabel Potter, généticienne de légende, ont élaboré une utopie contrainte de fuir l'autorité du Berceau depuis plus de cinq siècles. Or, en ce qui concerne le viol des strictes lois bioéthiques terriennes, il n'existe aucune prescription, et la Colonie n'encourt rien moins que l'annihilation. Sauf à ce que Duke, contre toute attente, ne se révèle l'homme de la situation...

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