• Le livre écorné de ma vie Nouv.

    « C'était comme s'il était devenu l'écrivain que j'ai choisi de ne pas devenir. ».
    Romancier ayant troqué la sincérité pour le succès, Thomas Cradle tombe un jour, à sa grande surprise, sur un exemplaire d'un roman rédigé par un homonyme. Coup de chance ou de malchance ? Cet homonyme entretient toutefois des traits de ressemblance trop frappants pour ce que soit là le simple fruit du hasard.
    Sous prétexte de repérage pour un prochain ouvrage, Thomas décide de partir sur les traces de cet autre Thomas Cradle. Destination le Laos pour un périple dans la moiteur du monde sur les flots du Mékong, aux coeur de la jungle, dans les méandres de l'âme humaine. Le genre de voyage dont on ne revient pas indemne.
    À supposer, déjà, qu'on en revienne...
    Récit shepardien en diable, jeu de miroir entre l'auteurs et ses doubles - qu'ils soient rêvés ou cauchemardés -, Le livre écorné de ma vie, sur les trace de Conrad, et un stupéfiant voyage au coeur des ténèbres...

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  • « C'est la fille coiffée style Halloween. Coupe Morticia Addams, teinture noir de jais, mèches orangées asymétriques. Elle a vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Une femme-enfant, songes-tu, qui dévore des biographies d'empoisonneurs célèbres et s'est affublée des piercings les plus douloureux du marché. De la chair à goth typique. Pourtant, une fois passé les cheveux, les robes vintage, la bague-araignée au ventre de perle, les tatouages sur les mains (un crâne de vampire, un coeur humain) et le maquillage outrancier, tu remarques que son visage est empreint d'une douceur et d'une sensualité maternelles qui semblent trop vulnérables pour participer de ce monde moderne... » Elle a pour nom Abi - diminutif d'Abimagique. Elle est volupté, sensualité, violence aussi, parfois. Le monde court à sa perte, elle en est convaincue, maiselle dit avoir le pouvoir de sauver ce qui peut l'être... Elle est impénétrable. Possible qu'elle soit Cybèle, Magna Mater, femme sorcière tellurique. Possible aussi que le temps soit venu ; celui du sacrifice...

  • Guatemala, demain. Encore et toujours, théâtre d'a rontement des grandes puissances.
    Un corps expéditionnaire américain a été chargé de mettre fi n aux agissements d'une guérilla insaisissable. L'un de ses membres, David Mingolla, simple soldat devenu machine à tuer pour tenter de survivre dans cet enfer, possède un don, un pouvoir parapsychologique que des drogues permettent d'exacerber. Mais il va se retrouver face à des forces qui le dépassent, des forces issues de la jungle elle-même qui vont le contraindre à entamer un voyage spirituel dont il ne sortira pas indemne, car la guerre n'oppose pas seulement des hommes suréquipés à des guérilleros fanatiques, elle se livre aussi sur un autre front, dans les tréfonds de la psyché humaine.

  • C'est bien connu, les bluesmen n'ont que des emmerdes, et Jack Mustaine ne déroge pas à la règle.
    Peu avant d'arriver à La Nouvelle-Orléans, où il était censé se produire, sa décapotable vintage tombe en rade dans un trou paumé au milieu du grand nulle part moite de la Louisiane. Un endroit qui porte néanmoins un nom : Graal, où la vie s'écoule lentement, chargée d'une magie immémoriale. Sur fond de slide guitar, Jack rencontre des personnages étranges, tombe amoureux, s'enfonce toujours plus loin dans d'insondables mystères.
    Quelle vérité se cache au coeur des bayous ? Écoutez la légende de Jack Mustaine et vous le saurez... peut-être.

  • Dans un monde pré-industriel, Griaule, un dragon de plusieurs kilomètres de long, a été transformé en pierre par un magicien depuis plusieurs siècles. Intégré au paysage, il est devenu une chaîne de montagne sur laquelle des villes et des villages se sont construits. Pourtant, si la créature est pétrifiée, elle est toujours en vie et elle compte bien en découdre.

  • Qu'il décrive l'existence d'un simple d'esprit dans le huis clos d'une station spatiale, qu'il donne la parole à un fantôme qui hante les champs de bataille du Vietnam, qu'il anime un joueur de poker aux références douteuses, qu'il jette dans les limbes un Orphée des temps modernes à la recherche de son amour perdu, ou encore qu'il ruine la vie d'un musicien victime de phénomènes étranges, Lucius Shepard nous parle de l'Homme, de son âme et de ses errances, de son génie et de ses défaites, en cinq novellas où le sublime côtoie la plus grande noirceur.

  • Recueil de six nouvelles écrites de 1999 à 2003, évoquant le présent et les futurs possibles.

  • « Le soir, les rues sinueuses de Matinombre résonnaient de rires, de cris et de musiques antagonistes, grouillaient de poivrots, de bagarreurs, de vendeurs, de putains, de vide-goussets, de pickpockets et de leurs rares et précieuses victimes ; tout ce monde-là se pressait, se poussait, se bousculait sous une chape de fumée, fleuve paresseux d'humanité en haillons et en pauvres nippes bariolées coulant entre deux rives de tavernes et de troquets, d'auberges et de lupanars interlopes ? des bâtisses branlantes qui se soutenaient les unes les autres comme des vieux oncles blafards titubants, coiffés de galures en papier goudron. Et, les dominant de toute sa masse, cette immense enflure de ténèbre absolue que formaient le ventre et le flanc de Griaule, où pendouillait un rideau effrangé de lianes et d'épiphytes en chapelet, si bas qu'il en frôlait les toits, découpés en ombres chinoises sur le ciel d'un indigo luisant. » Lucius Shepard fait paraître « L'Homme qui peignit le dragon Griaule » en 1984, récit qui introduit l'univers de Griaule, un monde préindustriel dans lequel un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. L'histoire d'un monstre immobile, enfermé en lui-même, en somme, mais qui n'en continue pas moins d'instiller son influence, une insidieuse corruption s'attaquant aussi bien aux hommes qu'à la nature...
    Septembre 2011. Les éditions du Bélial' publient Le Dragon Griaule, fort volume réunissant ce qui est alors l'ensemble des textes du « corpus Griaule », six longs récits. Deux ans plus tard, Lucius Shepard écrit Le Calice du Dragon, premier, et à ce jour, unique roman du cycle Griaule, la peinture d'une rivalité entre deux hommes, le fantasme de deux ambitions politiques s'affrontant dans un contexte de fantasy fascinant. Un roman proposé en exclusivité mondiale, à l'instar du recueil qui le précède.

  • En 1984 paraît «L'Homme qui peignit le Dragon Griaule», récit de Lucius Shepard qui introduit l'univers du Dragon Griaule, un monde préindustriel (disons, début de notre XIXe siècle) dans lequel une créature fantastique, Griaule, un dragon de plusieurs kilomètres de long, a été pétrifié par un puissant magicien voilà plusieurs millénaires. Depuis, la créature titanesque, reliquat d'un âge oublié, s'est totalement «intégrée» au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagne chargée de végétation qui abrite ville et villages. Mais si le monstre est pétrifié, il n'en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d'instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s'attaque aussi bien aux hommes qu à la nature... Car Griaule poursuit un but. Inavoué et inavouable... Ce texte initial remporte un tel succès que Lucius Shepard développera au fil des ans l'univers de Griaule dans cinq autre très longs récits, tous inédits en français, l'ensemble constituant le grand uvre de son auteur, une manière de méta roman époustouflant réuni ici pour la première fois, non seulement en France, mais au monde. Récit traduit de l'anglais (US) par Jean-Daniel Brèque. Edition illustrée par Nicolas Fructus.

  • Dans la grande tradition des littératures de l'imaginaire, « Folio SF », laboratoire des possibles, propose des textes de science-fiction, de fantasy et de fantastique. Douglas Adams, Isaac Asimov, Serge Brussolo, Orson Scott Card, David Gemmell, Robert Heinlein, M. John Harrisson, Robert Holdstock, Lovecraft, Christopher Priest, Norman Spinrad, Bruce Sterling, Jack Vance, Stefan Wul, Roger Zelazny y sont parmi les auteurs les plus représentés. La mythique collection « Présence du futur » (600 titres depuis 1954), cèdant son fonds et laissant place en 2000 à « Folio SF », a largement contribué à la constitution de son catalogue (récemment le Guide du voyageur galactique, H2G2, de Douglas Adams) ; la collection d'inédits « Lunes d'encre », chez Denoël, également (récemment avec Michael Moorcock, par exemple, publié dans les deux collections).
    Mais « Folio SF » a également publié plus de quinze inédits (Le Travail du furet de Jean-Pierre Andrevon, La Voie du sabre de Thomas Day, La Fontaine pétrifiante de Christopher Priest ; traduction inédite de Psychohistoire en péril de Donald Kingsbury, l'un des auteurs de hard science les plus ambitieux du genre ; premières traductions françaises de Franck M. Robinson, avec Le Pouvoir, ou de L'Appel de Mordant de Stephen R. Donaldson), des éditions révisées et augmentées (Jardin virtuel de Sylvie Denis.) et des textes d'éditeurs tiers, comme l'Atalante, les Editions du Bélial' (Thierry Di Rollo, Pour Anderson), Mnemos, Rivages, A.M. Metailié... A noter également, la publication d'un essai inédit sur les Transfictions, dû à Francis Berthelot : Bibliothèque de l'Entre-Mondes.
    La SF dans « Folio » ? Façon d'affirmer que le « genre » n'est ni marginal ni mineur.

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