• Le paquebot immobile

    Philippe Curval

    • La volte
    • 15 Octobre 2020

    Septième continent construit avec les matériaux de l'île poubelle, plastiques agglomérés, déchets de l'humanité, voilà le Paquebot immobile. Une utopie libertaire créée à force d'imagination par des pacifistes lassés des turpitudes du monde. Une nation ultra moderne, riche de l'exploitation de technologies surprenantes.
    Trente ans après la naissance du Paquebot, Pairubus profite de la disparition de Robur, le guide spirituel de l'île, pour s'imposer à une population de Paquiennes et Paquiens pétrifiés par le bonheur, ou en proie à des querelles idéologiques.
    Sur les vestiges d'un tsunami dévastateur, il organise une tyrannie mortifère.
    Les fondateurs, aux noms issus des héros de Jules Verne, tentent de coordonner la résistance. Dès lors s'engage un combat à armes inégales dans un univers en reconstruction, transcendé par une myriade d'innovations, aux décors toujours plus insolites. D'autant plus qu'il faut convaincre les membres de communautés extravagantes, Végéludes, Athéoristes, Piloufaciens. Et délivrer de Pairubus la mystérieuse Véra, sa captive, son fétiche.
    Philippe Curval s'amuse et surprend sans cesse par un récit foisonnant d'idées nouvelles ou détournées ; un roman malicieux au rythme endiablé, tous les éléments d'un genre oublié :
    La sotie !

  • XXIe siècle. Un mal mystérieux et incurable frappe les nouveaux-nés du monde entier : après quelques mois d'une maturation psychologique accélérée, l'enfant dépérit et meurt immanquablement. Après la mise au point d'un enregistreur-décodeur, l'humanité est enfin capable d'entrer dans l'esprit de ces enfants et d'en saisir les ressorts suicidaires. Trop tard, sans doute. Bienvenue dans le monde sans espoir des « hypermaturés ».

  • Parvenu à l'âge des bilans, Simon Cadique, réalisateur de séries télé, décide de se lancer dans la réalisation d'un film dont le sujet lui tient à coeur : rendre hommage à des figures injustement oubliées par l'histoire. Les frères Caudron, deux fils de la paysannerie picarde, furent à l'aube du XXe siècle des pionniers de l'aviation. Les machines volantes qu'ils fabriquaient prenaient leur envol au-dessus des plages de la baie de Somme. Lorsque Simon retourne dans ces lieux imprégnés des souvenirs de sa jeunesse, un phénomène étrange se produit : de mystérieuses marées du temps surgissent, brassant les années, contaminant le passé, le présent, le futur. Amitiés, richesses, amours, filiations : toutes les cartes sont en passe d'être rebattues.
        Un fascinant voyage à travers le temps, empreint de nostalgie. Actu-SF.
      Magie des univers multiples, puissance infinie de l'imaginaire sous le voile des choses, célébrée par Philippe Curval. Libération.

  • Rien dans l'univers n'est comparable à Nopal. Ce petit bijou galactique est un trésor d'imprévisibilité dont la population disparate se consacre aux plaisirs et à la créativité, nourrie par les odeurs et les sons qu'inventent notamment les artistes en gastronomie. Boutiques de désirs, lecture sur les ailes des oiseaux, liberté des amours... Pour Loti et Marjorie, c'est le lieu idéal pour passer les dernières années de leur vie.
    Afin de mériter cet ultime pays d'Utopie, un sacrifice est cependant nécessaire, même après avoir réussi à s'adapter aux changements incessants provoqués par Mandrake sait quoi. Derrière les rêves devenus réalité se cache une étrange vérité. Et c'est pour appréhender cette complexité que Loti et Marjorie ne reculeront devant rien, pas même les fantômes de la fatalité. Un récit ardent, dont l'audace et l'exotisme composent un chant à l'être aimé

  • Black bottom

    Philippe Curval

    Beth Raven est en train de perdre la boule. Professeur réac et amoureux cocufié, il profite de sa grève-maladie illimitée pour s'implanter une puce iCortex et écrire un blog vengeur dans lequel il rage avec génie. Le succès est fulgurant, mais lui-même ne se doute pas qu'il sera bientôt happé par un tourbillon d'événements en plein coeur d'une Venise schizophrène, devenue Sérénissime de cauchemar.
    En proie à ses angoisses, c'est en compagnie d'une créature artistique vivante, Avaro, que Beth entame une lutte afin de recouvrer son équilibre mental. Au rythme du black bottom, danse des années vingt aux accents vaudous, Philippe Curval nous entraîne dans un autre espace du temps, prédit par Einstein : l'aréel. Traversant avec un humour féroce le monde international de l'art, de Paris à Venise, il nous livre ici une comédie dramatique exubérante, dans une écriture réinventée, dont l'énergie et l'originalité nous bringuebalent avec euphorie.

  • Depuis ses premiers textes publiés à l'âge de quinze ans dans Fiction ou Hara-Kiri, jusqu'à aujourd'hui pour Science-Fiction, Futurs ou Traverses, Philippe Curval n'a jamais cessé d'oeuvrer pour la nouvelle, reine de la S.-F., en raison de sa capacité à spéculer logiquement autour d'une idée originale transposée au futur. Ceci en utilisant l'imaginaire scientifique en tant que moteur à explosion.
    Parmi les quelque cent cinquante nouvelles qu'il a publiées à ce jour, certaines se présentent sous la forme de récits d'aventures au ton singulier ; d'autres versent dans le « non- sens », s'affirment d'un humour corrosif, empruntent leur poésie au surréalisme ; la plupart s'interrogent sur notre monde en profonde mutation, fruit des rapides avancées technologiques. Par sa sélection de dix-huit titres au sein de cette multitude, cette anthologie se veut un choix exhaustif des différentes manières - et matières - de Philippe Curval, en révélant à la fois son évolution et la filiation thématique de ses textes « spectaculaires et imagés ». Une immersion complète et fascinante dans plusieurs décennies d'un art littéraire « qui prend véritablement en compte le réel, et le réel à venir, qui essaie d'écrire sur des structures sociétales nouvelles » et qui donna lieu à plusieurs grands ouvrages du genre, jusqu'à faire de leur auteur un « des incontournables protagonistes de la science-fiction française ».

  • Le parcours initiatique d'Akiloë jeune Indien de Guyane. Après la disparition de sa tribu, il est élevé par une institutrice missionnaire puis adopté par un physicien polonais et réussit à devenir astronaute sans renier ses racines. Ce roman pose la question des effets de l'éducation à l'occidentale et du devenir des tribus amazoniennes face à l'invasion de la civilisation occidentale.

  • La science-fiction est née pour, à long terme, faire craquer notre vieux monde.
    Ainsi s'exprime Philippe Curval qui, loin de délaisser la plume, l'allie dans cet ouvrage à la photographie, aux ciseaux et à la colle, et nous propose ces décollages qu'il réalisa durant plus de vingt ans. Ici se dévoile un pan inédit de l'art de cet écrivain emblématique de la S.F française : art de «faussaire», éloquent, fantasque, extravagant et excentrique, art des illusions ou, quelque part, de cet aréel dont il est si familier. Un humour corrosif et une absolue liberté ressortent particulièrement dans ces scènes aux détails absurdes ou grinçants, à la poésie souvent surréaliste et aux couleurs saturées. Parce que la photographie fut le second amour artistique de Philippe Curval -fils et petit-fils de marchands d'art, marié à une grande dame de l'art, ami des Surréalistes-, ce beau livre rend hommage à ses travaux visuels qui l'accompagnèrent depuis son adolescence. Parmi quelque cinq cents de ces (dé)collages, dont certains furent publiés dans un ouvrage au tirage intime, l'écrivain photographe en a extrait les meilleurs à ses yeux. Ces Nouveaux Mystères de la chambre noire, où K. Dick rencontre Max Ernst, où Jacques Prévert voyage vers Pluton avec J. G. Ballard, sont une invitation à l'imaginaire pur. Les reproductions de grande qualité des décollages sont accompagnées de deux textes de l'auteur sur son rapport à l'Art et sur la science-fiction.

  • Les nuits de l'aviateur

    Philippe Curval

    • La volte
    • 13 Octobre 2016

    Fils d'un diamantaire féru de surréalisme, qu'est-ce qui perturbe Vincent Colas au point de s'affranchir de l'univers rassurant de son enfance ? Pourquoi abandonne-t-il brutalement ses parents, ses études ? C'est qu'il a perçu très tôt l'inanité du réel et la liberté du virtuel à travers une vision paroxystique d'un film, Blanche Neige et les sept nains. D'où son unique obsession, fixer le moment où l'on s'endort pour aborder le monde sous le masque du sommeil. Celui des nuits de l'aviateur où il s'envole vers des continents inconnus.
    Déçu par ses échecs, il deviendra un post adolescent sans scrupules, aux franges de la délinquance, dans la société de l'après-guerre. L'occupation allemande y a laissé des traces profondes, bouleversé bien des idées reçues. Dans cette période où sévissent encore la famine et le marché noir, où les gouvernements tombent comme des mouches, où les grèves à répétition paralysent le pays, Vincent se trouve en perpétuelle recherche de son identité.
    Après une cruelle rupture avec Geneviève, l'initiatrice qui aurait pu le sauver, il va connaître l'expérience de la schizophrénie, puis la dure réalité de la vie du travail. En exerçant divers métiers, de photographe à peintre au pistolet dans une usine de frigidaire, de voleur de livres professionnel à représentant au porte-à-porte auprès des veuves de guerre.
    Au fil de ses rencontres avec des marginaux, de ses amours éphémères avec des femmes de toutes conditions, Vincent va se reconstruire peu à peu.
    Jusqu'au clash fatal d'un meurtre dont il ne saura jamais s'il est coupable ou non.
    C'est à partir ce cet instant qu'il reconnaîtra sa voie, celle de l'écriture. La seule qui, pour apaiser sa douleur de vivre, va lui permettre de mêler réel et fantasmes pour inventer des mondes où l'imagination reste au pouvoir.
    Philippe Curval livre un roman aux accents autobiographiques, récit d'aventures puisé à une adolescence tumultueuse dans la société d'après-guerre, marquée par le rejet de la famille et de la société, l'éveil à la sexualité, jusqu'à la découverte passionnelle de la littérature. Mais à travers ce roman d'apprentissage, la France de cette époque est rendue incroyablement vivante : la bourgeoisie de banlieue, la condition ouvrière, les conséquences de la guerre, la vie provinciale, le monde de la librairie. C'est aussi un voyage dans un Paris insolite, un Marseille du bout du monde.

  • À travers les trois romans parus de 1976 à 1983 qui composent L'Europe après la pluie, Philippe Curval compose, bien avant la lettre, une allégorie de notre présent, voire de notre futur.
    Dans Cette chère humanité, au début du XXI e siècle, l'Europe occidentale s'est brutalement repliée sur elle-même. Pour former le « Marcom », communauté totalement autarcique qui, après avoir chassé tous les étrangers de son territoire, a érigé sur ses frontières d'infranchissables barrières. Figé économiquement, le Marcom l'est aussi socialement, moralement, esthétiquement.
    Dans leur confortable enfer climatisé, seuls les privilégiés peuvent s'offrir un ersatz d'éternité : des cabines à ralentir le temps. Restent quelques marginaux. Et surtout Belgacem Attia, l'espion qui vient du chaud - les anciens pays en voie de développement qui forment désormais une union civilisée - pour s'opposer au conditionnement qui coupe l'homme des puissances de l'instinct et des ressources infinies de l'imaginaire.
    Un livre intelligent, qui pose les vraies questions avec la violence qui convient. De cette bataille d'idées un autre aurait fait un conte philosophique, Curval en fait un grand roman d'aventures qui réconcilie James Bond et Jules Verne, Franz Kafka et Lawrence Durrel. Roman touffu dans lequel on rencontre des créatures végétales, des adorateurs de la pollution, des «montreurs de rêves» qui peuvent matérialiser les paysages mentaux des gens. Une oeuvre prophétique qui fourmille de grands délires. Sans doute l'un des romans les plus importants de l'histoire française de la science-fiction.
    Par son sujet, Le dormeur s'éveillera-t-il ? prend abruptement le contre-pied des thèses écologistes qui font aujourd'hui florès.
    Le monde du Dormeur, l'Europe en pleine désagrégation, n'est qu'un vaste bouillon de culture : de l'écologie au fascisme en passant par les dangers de l'énergie spatiale solaire pour changer et les bienfaits de l'énergie nucléaire (?). Curval, on n'en doute, plus a le sens de l'humour grinçant... l'humour qui se retourne contre le lecteur. Un livre présage, existentialiste, anarchisant.
    En souvenir du futur, fourmillant de notations exotiques, de postulats poétiques dont la science pourrait faire son profit, renouvelle de façon excitante et ambiguë le thème du voyage dans le temps. Le Centre de Gestion Temporel envoie ses agents à travers le temps afin de réguler la marche des événements et de gommer tout risque de voir se concrétiser le Marcom. Pour ces voyages, délaissant la machine ou la chimie, Philippe Curval a choisi une troisième force : la passion. Grâce au voyage analogique, Georges Quillan est à même de s'ancrer dans telle ou telle époque et ses étapes sont autant de femmes qu'il a connues : Inglès, Jickie, Véra, Aziza et Nancy.
    Sera-t-il susceptible d'influencer le futur proche ? Pourra-t-il éviter la fin du monde que certains ont cru apercevoir ? Son héros court, en quelque sorte, à la recherche d'un avenir perdu, et sa quête a un parfum prononcé d'angoisse.
    De tous les romanciers français de S.F., Curval est un de ceux dont l'imagination est la plus riche, la plume la plus ferme, et le goût de la critique sociale le plus aigu. L'actualité européenne rend la réédition de ce triptyque cruciale, notamment sur la question des frontières et des migrants.

  • Quand Julien Cholle se perd un jour dans la lagune vénitienne, nageant à la poursuite de Sarah, sait-il réellement qu'il se nomme aussi Blaise Canehan, géologue, revenu d'une bizarre mission en Turquie ? Pourtant, des liens mystérieux semblent établis depuis longtemps entre Sarah et lui, une sorte d'envoûtement érotique qui les entraîne vers un ailleurs insoupçonné. Et tous les personnages de La forteresse de coton paraissent contaminés par ce mal. Venise aussi dont le paysage se distord à travers leur regard.
    Il est des livres qui résistent à toute tentative de classification, ayant pour seule énergie cinétique une barbarie fondamentale, comme des bubons sur le corps de la littérature. La forteresse de coton est de ceux-là.

  • Échapper à la disparition finale ou s'y précipiter, telle pourrait être l'obsession commune des personnages mis en scène par Philippe Curval. Ces journaux ultimes traduisent les désirs paradoxaux, les fièvres qui agitent l'individu face à son devenir ou confronté à son passé.
    Peut-on habiter un Picasso ? Quelles fins recèle l'étonnante ardeur sexuelle procurée par un mystérieux pénis d'ivoire ? Qu'advient-il lorsqu'un foetus s'oppose à sa naissance ? Celui qui ose arrêter le temps se prépare-t-il un sort enviable ?
    Dix nouvelles subversives, littéraires en diable, qui prouvent que la mort réserve des surprises à ceux qui tentent de refuser l'inéluctable dénouement.

  • 2050. Bruxbourg, capitale d'une Europe qui semble riche et apaisée, exerce un pouvoir discret mais implacable. Les robots, similis et quasis, ont résolu la plupart des problèmes sociaux. Les humains ne travaillent que quelques heures par semaine. C'est la société des loisirs ; pour les chômeurs, la garantie d'une rente d'État ; pour les délinquants et marginaux, la sanction du travail « solidaire ». Mais ce monde risque d'exploser. Les uns exigent la disparition des robots, les autres l'abolition du travail humain. Noura M'Salem, déprimé, sera-t-il sauvé par son vieux robot, Lothar, qui fut son éducateur et devient son thérapeute ? L'Europe après la pluie. Ou avant l'orage ?

  • Congo pantin

    Philippe Curval

    L'aile noire s'est écrasée sur la banlieue nord de paris.

    Depuis, les habitants de la zone sont en quarantaine. a pantin, au sein du formidable brassage de cultures et de religions qui s'est effectué au fil des ans, les rescapés du vaisseau spatial, les neutres, imposent un bonheur artificiel, désincarné, d'un simple toucher de la main.
    Congo, un jeune noir albinos, est le premier à pénétrer dans les ruines provoquées par l'aile noire. il fait de la contrebande d'objets extraterrestres avec le dehors.
    Mais l'utopie truquée des neutres lui inspire bientôt des idées de révolte. en compagnie de son ami zaïre commence alors la quête fantastique de la vérité.
    Car chacun, dans la zone, est impliqué dans un mirage à l'échelle cosmique.

  • Un soupcon de neant

    Philippe Curval

    • Denoel
    • 22 Avril 1997

    Nouvelle édition

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