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Desclée de Brouwer
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L'esprit malin du capitalisme ; comprendre la crise qui vient
Pierre-Yves Gomez
- Desclée de Brouwer
- 23 Octobre 2019
- 9782220096261
L'homme est un être nuisible qui a dévasté la planète et qui mérite ou bien de disparaître ou bien d'être régénéré par la technologie. Telle est l'alternative que l'esprit du capitalisme spéculatif nous propose comme destin. Sa puissante séduction nous fait miroiter un avenir où des performances économiques et techniques fantastiques effaceront les dettes du présent.
Depuis près d'un demi-siècle, cet esprit malin a saisi la sphère financière, puis l'économie réelle, et enfin la société tout entière. Il a bouleversé le travail, la consommation, les entreprises et la vie quotidienne pour produire une société matérielle ludique et fébrile. Rebondissant à chaque crise, il a pris la forme de la financiarisation, puis de la digitalisation. Il prépare désormais sa nouvelle mue.
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Le discernement managérial ; choisir, décider, agir
Etienne Perrot
- Desclée de Brouwer
- Ddb Societe
- 13 Septembre 2012
- 9782220064611
Discerner, c'est repérer la meilleure voie pour sortir de situations embrouillées. C'est d'abord choisir, puis décider, avant d'agir pour avancer. Dans un monde incertain et risqué, face à des alternatives porteuses de valeurs parfois contradictoires, le discernement permet de conjuguer les contraintes notifiées par les sciences avec les aspirations personnelles du décideur. Comme tout un chacun, les managers économiques et politiques peuvent se former au discernement. Ce livre voudrait y contribuer en proposant une méthode en milieu contraint. Il s'adresse aux responsables économiques, politiques, administratifs ou associatifs, aux cadres dirigeants, chefs de projets ou de service, qui, tous, face aux dilemmes de la vie professionnelle et politique, affrontent la contradiction entre leurs convictions personnelles et l'autorité des lois et des supérieurs hiérarchiques. Ceci pour mieux intégrer aussi le jeu des pouvoirs, des réseaux et des règlements.
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Dictionnaire de l'autre économie
Antonio David Cattani, Jean-Louis Laville
- Desclée de Brouwer
- Hors Collection Desclee De Brouwer
- 20 Janvier 2005
- 9782220055343
Le succès du libéralisme a longtemps laissé dans l'ombre une partie importante de l'économie réelle ;
Ses tenants le présentent même comme le seul modèle possible. Cette prétention est aujourd'hui très contestée, en particulier par le mouvement de l'altermondialisation. Mais ce dernier, loin de se réduire à la seule critique, est capable d'élaborer des propositions concrètes pour promouvoir plus de solidarité et de démocratie. C'est pour favoriser cette réflexion sur l'autre économie que ce dictionnaire propose la première synthèse fiable et accessible des connaissances disponibles. Interdisciplinaire autant qu'international, il offre une définition approfondie de 50 termes clés : commerce équitable, développement durable, organisations internationales, service public... Ces notions s'inscrivent dans l'histoire comme dans l'actualité la plus récente. Outil indispensable pour les acteurs, les chercheurs et les étudiants, cet ouvrage allie une approche théorique à la prise en compte de pratiques sociales jusqu'ici méconnues. -
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Devant l'ampleur de la crise, le risque de régression autoritaire et perceptible.
Ce danger existe mais il peut être combattu comme en témoigne l'essor remarquable en France et ailleurs de l'économie sociale et solidaire qui remet l'économie à sa place, celle de moyens au service de finalités écologiques, sociales et culturelles.
Il s'agit aujourd'hui d'aller plus loin, de fonder un nouveau projet qui redonne espoir. La lutte pour l'égalité qui caractérise historiquement la gauche peut redevenir une source d'énergie collective, à condition de ne plus ignorer mais de soutenir les initiatives citoyennes par une nouvelle approche politique.
Une alliance entre société civile et pouvoirs publics est indispensable contre la démesure du nouveau capitalisme globalisé.
Cet ouvrage explique avec clarté ce qu'est l'économie sociale et solidaire.
Sans cerner les menaces qui la guettent, il examine à quelles conditions elle peut impulser une dynamique démocratique et propose des principes d'action.
Avec la conviction que la question abordée est décisive pour notre avenir commun et qu'il est temps d'en débattre.
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Le grand renversement ; de la crise au renouveau solidaire
Jean-michel Servet
- Desclée de Brouwer
- Solidarite Et Societe
- 7 Mai 2010
- 9782220062136
Le modèle du nouveau capitalisme est mis en cause. Sa propagation s'est traduite notamment par une mondialisation exacerbant les désirs mimétiques de consommer, la désindustrialisation de larges espaces, l'accentuation des dégradations et risques environnementaux et une inégalité croissante dans la répartition. Dans les pays supposés les plus avancés de la planète, un surendettement public et privé généralisé a permis temporairement une fuite en avant. La crise y met un terme. Il est possible de s'en sortir en donnant un rôle nouveau à la puissance publique et surtout en développant les alternatives fondées sur la solidarité. Ce renouveau solidaire peut concilier tant vie pérenne de toute la biosphère qu'efficacité et justice dans la répartition locale et mondiale des richesses créées.
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Cohésion sociale et emploi
Bernard Eme, Jean-Louis Laville
- Desclée de Brouwer
- Champ Freudien Desclee De Brouwer
- 9 Mai 1994
- 9782220035246
L'actualité se charge de nous le rappeler cruellement, si la société continue à s'enrichir, le plein emploi n'est plus assuré.
Les remèdes habituels, qu'il s'agisse de traitement économique ou social, se révèlent impuissants contre le chômage. Mais aussi contre la crise du sens et les fractures sociales. Au lieu de se laisser bercer par l'espoir d'une prochaine reprise susceptible de nous faire retrouver le chemin du plein emploi, il devient urgent d'admettre que c'est l'intégration sociale par le salariat qui est en cause.
La synergie entre Etat et marché, caractéristique de la période d'expansion, appartient désormais au passé. Pour cettte raison, le partage du travail, nécessaire, ne peut être suffisant. Une véritable révolution dans les modes de vie comme dans la production est en marche. Et de la même façon que la révolution industrielle avait fait émerger la question sociale, les mutations en cours en font naître une nouvelle qui suppose de renouveler les relations entre économie et société.
Elle ne peut être résolue ni par la promesse démagogique d'un emploi pour tous, ni par la revendication d'un droit illusoire à la paresse. C'est plutôt à travers l'analyse des rapports complexes entre travail, emploi et socialisation que peuvent s'esquisser de nouvelles perspectives d'action tenant compte des transformations de l'économique et du social. Le traitement séparé des questions de la cohésion sociale et de l'emploi ne peut qu'engendrer des effets pervers ; il s'avère primordial de les penser ensemble.
Pour ce faire, une des voies, celle de l'économie solidaire, propose de dépasser la seule référence à l'emploi et d'asseoir la pluralité de sens et de valeurs des activités de travail. L'égal accès de tous à cette pluralité suppose de débattre de nouvelles formes de représentation du lien social dont chacun serait partie prenante. Ce qui amène à s'interroger sur des politiques publiques tenant compte de cette exigence.
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Partout à travers le monde, des hommes et des femmes se lèvent pour refuser l'inacceptable et défendre la dignité humaine, une dignité qui n'en finit pas d'être bafouée. Génocides du Rwanda et de l'ex-Yougoslavie, scandale du travail des enfants, esclavage et tourisme sexuel, montée des fanatismes... Plus que jamais, la défense des Droits de l'homme demeure un combat d'actualité. Cinquante ans après son adoption par l'ONU, la Déclaration universelle qui les proclame est toujours un outil efficace, un horizon de sens possible pour une humanité en quête de justice et de paix. Mais, depuis 1948, la situation a beaucoup changé. Les Droits de l'homme suscitent toute une dynamique propre et des évolutions marquent profondément la scène internationale : montée en puissance des ONG, disparition du bloc communiste, interventions des juridictions internationales en cas de génocide, émergence du laboratoire européen , articulation des responsabilités du politique et de l'humanitaire... Ce nouveau livre de Guy Aurenche prend en compte cette réalité inédite et ouvre des pistes pour réfléchir à l'avenir des Droits de l'homme. Propos d'un homme de terrain, d'un praticien du combat humanitaire, il invite plus largement à une démarche éthique et éducative.
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Libres associations
Bruno Rebelle, Fabienne Swiatly
- Desclée de Brouwer
- 14 Janvier 1999
- 9782220044071
S'il est convenu d'analyser la loi de 1901 à la lumière des luttes de pouvoir entre l'Eglise et l'Etat, il n'en reste pas moins qu'elle est devenue l'un des grands textes fondateurs de nos libertés publiques. Elle structure aujourd'hui une part importante de notre vie sociale en donnant corps à l'ensemble du secteur associatif dans ses multiples composantes. L'association constitue, en effet, l'une des formes d'organisation les plus répandues en France et recouvre des activités très diverses : culturelles, sportives mais aussi humanitaires, caritatives, sanitaires, éducatives... Partant de cette lecture historique, Bruno Rebelle et Fabienne Swiatly mettent à jour les valeurs originelles du monde associatif et de son évolution. Près d'un siècle après l'adoption de la loi de 1901, ils confrontent ces idéaux avec la réalité du fonctionnement des associations. S'il n'est pas question, pour eux, de réformer une des lois les plus libérales de notre Constitution, il leur semble urgent de moderniser cette forme d'organisation, à mi-chemin entre Etat et marché, entre les individus isolés et l'autorité, qu'elle soit locale, nationale ou internationale. Profondément attachés au mouvement associatif et aux ambitions qu'il porte, les auteurs explicitent la mécanique associative dont ils ont appris à connaître les limites et le caractère complexe. Pour mieux confronter les pratiques et recenser des pistes d'innovation, ils ont interrogé de nombreux acteurs associatifs. Ils proposent de poser un regard nouveau sur le fonctionnement interne des associations en s'appuyant sur la notion de gouvernance qui consiste à mieux prendre en compte les multiples pôles d'influence, internes et externes, qui pèsent sur la mécanique associative. Au-delà du concept de société civile inauguré par la philosophie politique cette approche nouvelle permettrait aux associations de retrouver les ambitions de la loi de 1901, de contribuer, de manière originale, à l'évolution de nos démocraties malmenées par une mondialisation galopante et d'offrir, dans un même temps, des repères indispensables aux citoyens d'aujourd'hui.
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Parole et désir dans l'entreprise
Yves Prigent, Joaquin Scalber
- Desclée de Brouwer
- 16 Mars 1999
- 9782220044385
Même soumise à des exigences de rentabilité, l'entreprise n'est pas seulement un lieu de production économique, mais aussi un espace humain où des personnes vivent, agissent, interviennent. Comme tout projet collectif, l'entreprise est l'objet d'une forte implication affective où le sujet peut soit s'épanouir, soit se cantonner dans une attitude purement passive et répétitive. Au moment où l'on parle tant de la dureté du monde du travail, où l'on évoque le poids du harcèlement moral , du stress professionnel, l'entreprise peut-elle être un vrai lieu de désir et de parole ? Comment permettre au sujet de donner le meilleur de lui-même, sans l'aliéner, sans ignorer sa personnalité, son histoire ou son identité sexuelle ? Ce livre est l'oeuvre de deux auteurs aux formations et aux parcours professionnels différents. L'un est psychiatre d'orientation psychanalytique et intervenant dans des séminaires de dirigeants d'entreprise. L'autre anime un cabinet conseil en marketing relationnel (ALMA-ATA) après avoir été dirigeant dans de grands groupes de communication (EURO-RSCG, FCA-PUBLICIS). Ils se sont rencontrés sur une certaine conception du lien interhumain dans l'entreprise et de l'implication du sujet dans son milieu de travail. Le docteur Prigent, auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la dépression, le suicide, la séparation, l'amour... apporte ici un regard sur les liens professionnels et les met en perspective. Joaquin Scalbert contribue à ce travail par sa connaissance, de l'intérieur, du monde entrepreneurial et par son analyse de certaines tendances à l'instrumentalisation des salariés.
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Une troisieme voie pour le travail
Jean-Louis Laville
- Desclée de Brouwer
- 15 Septembre 1999
- 9782220045887
La question de l'avenir du travail a envahi la société.
Les affrontements sur ce sujet révèlent les limites des politiques mises en oeuvre, dans tous les pays développés, pour endiguer l'effritement du salariat. A ce jour, aucune expérience nationale n'a fourni de solution contre le chômage, la montée des inégalités et la pauvreté.
Ce débat est de plus en plus présenté comme un débat pour ou contre la fin du travail. Comme s'il s'agissait de choisir entre une option réaliste, qui ferait de la création d'emplois l'impératif catégorique, et une option utopiste, qui réclamerait un changement des mentalités pour faire face à la disparition progressive du travail.
Le présent essai s'insurge contre une telle alternative et s'attache à définir en quoi le travail constitue aujourd'hui une nouvelle question politique.
Car l'ancien clivage entre l'économique et le social n'est plus approprié aux mutations. Penser le futur du travail suppose donc de comprendre son évolution en cours, afin de décider collectivement quel travail nous voulons et dans quelle société.
Le plus important est de redécouvrir, à côté de la dualité marché-Etat, un troisième pôle : celui de la société civile et de la réciprocité. C'est en s'appuyant sur ce dernier que l'on pourra aborder autrement la question du travail et renouveler la conception de la solidarité. Des expériences ont été faites dans ce sens, leur devenir dépend d'une nouvelle articulation entre pouvoirs publics et société.
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Vers un nouveau contrat social
Bernard Eme, Jean-Louis Laville, Guy Roustang
- Desclée de Brouwer
- Sociologie Economique
- 22 Août 2000
- 9782220048062
Oui à l'économie de marché, non à la société de marché.
Tel pourrait être l'exergue de cet ouvrage. Les auteurs sont connus pour leurs critiques sur la monétarisation excessive des échanges, comme pour leurs positions en faveur de l'économie plurielle, l'économie solidaire, ou l'auto-production. S'ils ont écrit ensemble ce manifeste, c'est parce qu'ils pensent qu'une nouvelle façon d'agir en politique suppose une autre approche de l'économie.
" Dans les livres marquants de la dernière décennie, un courant de pensée c'est consolidé.
Il est favorable à une économie plurielle qui ferait place à un secteur dont la recherche du profit ne serait pas la raison première... Contrat social ? Il va sans doute falloir, pour tenter de le conclure, conjuguer régulations et innovations.
Les pistes évoquées, qui prennent à rebrousse-poil la conception actuelle de la richesse économique, sont fécondes de réflexions prospectives, Et ce plaidoyer pour un nouveau "vivre ensemble" peut être un point d'ancrage pour les critiques de plus en plus nombreuses visant les conséquences de l'ultra-libéralisme.
" (Le Monde) " Ces cinq-là à défricher depuis des années "nos inquiétudes fin de siècle" ne pouvaient que tomber pile. Dans un langage accessible, ils démontent ce qui empêche chacun d'avoir l'essentiel : de quoi vivre et aussi (surtout ?) des raisons de vivre. " (Ouest-France) " Le mérite de ce livre militant mais étayé des citations éclectiques et balisé d'analyses et de chiffres qui en signent la profondeur est de reprendre en quelques pages l'essentiel d'un discours qui refuse la soumission à une pensée dominante vouée à la seule compétitivité.
Il propose de repartir des hommes, de leur soif d'action, d'utilité, de Partage, pour redéfinir des ambitions politiques nouvelles parce que porteuses de progrès pour la société entière. " (Le Soir)
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Des societes en mouvement ; le defi des institutions intermédiaires
Renaud Sainsaulieu
- Desclée de Brouwer
- Sociologie Economique
- 20 Août 2001
- 9782220049526
La dynamique sociale des institutions intermédiaires (associations, administrations et entreprises) et ses effets sur la démocratie sont devenus un objet de recherches majeur. Plus de 200 études approfondies par des entretiens et des questionnaires permettent de formuler quelques observations fondamentales sur le défi des institutions intermédiaires en cette fin de siècle. Cet ouvrage insiste sur les dynamiques participatives d'entreprise, le rapport aux usagers des administrations, les collaborations associatives et interinstitutionnelles de territoire et proximité autour de l'insertion, l'emploi et la cohésion sociale, la formation permanente et l'évolution des universités. Plus généralement, il s'agit d'aborder les institutions sources de morale et de culture dans les transformations contemporaines.
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Comment trouver un juste positionnement entre une dénonciation sans nuance de la mondialisation et une acceptation passive des phénomènes d'injustices et de violences qu'elle peut entraîner ? Quelle place donner à l'homme, entre les exigences de rentabilité et la nécessité d'une croissance économique qui serve la paix mondiale ? À partir de cas concrets comme la gestion de plans sociaux, le dialogue avec les syndicats ou les représentants des actionnaires, la reconversion de territoires, la gestion de crise, l'utilisation de la finance ou la rencontre de la pauvreté, des cadres parfois soumis à des cas de conscience difficiles développent une nouvelle pratique de la mondialisation.
Les auteurs mettent en évidence des repères pour une économie explicitement au service de l'homme. Les concepts présentés ouvrent des perspectives qui permettent de passer de la guerre économique à une économie de paix, intérieure et collective. Ce livre intéresse tous ceux qui sont confrontés dans leurs responsabilités professionnelles aux enjeux et aux questions liés au développement de la mondialisation.
Il est destiné à nourrir le débat et la réflexion.
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Nous vivons sans le savoir les contrecoups d'un grand traumatisme : celui de la Banqueroute de 1720, qui vit à la fois l'instauration du crédit public en France et sa destruction, l'invention du papier-monnaie et sa ruine. Cette histoire, qui s'est répétée avec l'épisode des assignats sous la Révolution française, a été maintes fois réécrite par les historiens - Michelet, Quinet -, les philosophes - Montesquieu, Hume, Burke, Destutt de Tracy, Nietzsche - et les écrivains - Marivaux, Alexandre Dumas, Goethe, Melville, Musil.Cet événement majeur excède donc les cadres de la stricte économie politique. Tout se passe comme si c'était le régime même du sens qui se trouvait là ébranlé, ou plutôt comme si le crédit devenait, à partir de cette crise historique, le moteur paradoxal des sociétés modernes. Ouvrant une nouvelle ère, il dérègle la mesure du temps : la confiance aveugle placée dans l'avenir, obligeant le futur à faire effraction dans le présent, fonde et fragilise à la fois le nouvel ordre.Evoquer le crédit, ce temps qu'il instaure et qui est encore nôtre, c'est aussi aborder la question des «valeurs» en général et de leur fragilité. Parmi celles-ci, puisque la crise touche au principe du fiduciaire, ce sont les divers usages du «papier» qui sont remis en question. Les écrivains se sont donc emparés de cette notion, où se joue désormais l'essence de leur art. Les écouter et les prendre au sérieux peut nous aider à mieux saisir les ressorts de cette «confiance» dont on espère, encore et toujours, le retour.
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Libres réflexions sur la peine de mort
Jean-Louis Harouel
- Desclée de Brouwer
- 6 Novembre 2019
- 9782220096421
On présente aujourd'hui l'abolition de la peine de mort comme un progrès majeur de civilisation. En est-il vraiment ainsi ? S'inscrivant en faux contre la vulgate ambiante, Jean-Louis Harouel propose une lecture iconoclaste et profondément originale.
Il montre que, contrairement aux apparences -et à ce que bien des gens croient sincèrement -, la phobie de la peine de mort qui caractérise aujourd'hui l'Europe occidentale ne procède pas du Tu ne tueras pas de la Bible, mais est un des effets d'une religion séculière ayant pris le relais du communisme comme projet universel de salut terrestre : la religion des droits de l'homme. Or celle-ci est la continuatrice de vieilles hérésies oubliées qui manifestaient une grande désinvolture à l'égard de la vie des innocents tout en professant un amour préférentiel envers les criminels, considérés comme d'innocentes victimes.
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Entreprises, quartiers et associations ; bienfaits et méfaits de la participation
Julien Charles
- Desclée de Brouwer
- Solidarite Et Societe
- 3 Mars 2016
- 9782220077611
La participation est au coeur d'un projet de renouvellement de nos façons de vivre ensemble. Promue par certains comme remède à tous les maux, elle est simultanément perçue par d'autres comme un espace de manipulation. Le livre propose de dépasser cette opposition à partir d'enquêtes sur des expériences concrètes : au travail et dans l'arène politique, sous des horizons autogestionnaires ou managériaux, à partir de problèmes mécaniques sur un vélo ou de planification de la mobilité urbaine. Aussi accessibles qu'approfondies, les analyses invitent à sortir des idées reçues et permettent de mieux saisir les potentiels tout autant que les limites de la participation.
En examinant attentivement les charges et les conditions requises pour prendre part, le livre décrypte les déceptions et amertumes nées des promesses non tenues de la participation. Celles-là même qui, couplées à un accroissement des inégalités sociales, nourrissent aujourd'hui des populismes réactionnaires et menacent nos démocraties. L'intention de l'auteur est alors de nourrir nos capacités, à la fois analytiques et pratiques, à réaliser ces promesses.
Le bonheur lumineux éprouvé à prendre part, les bienfaits politiques qui en dépendent, Julien Charles nous en découvre aussi tout le poids. [...] À quelles conditions et à quel prix pouvons-nous prendre part en exprimant ce qui nous importe et nous affecte, dans le mouvement des communautés auxquelles nous avons part ? écrit Laurent Thévenot dans sa préface.
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L'injustice fiscale ; ou l'abus de bien commun
Jean-philippe Delsol
- Desclée de Brouwer
- 11 Février 2016
- 9782220078267
L'impôt peut-il être juste ? Et peut-il être raisonnable ? La question de la justice fiscale agite la société quand les prélèvements fiscaux et sociaux deviennent si prégnants qu'ils peuvent menacer l'équilibre de la cité et la liberté des citoyens. Mais il ne sert à rien de contester l'importance des charges publiques sans s'interroger sur les raisons qui ont conduit les États à enfler jusqu'à devenir parfois impotents. Il convient ainsi de montrer le processus qui a conduit les États à accaparer la vie civile, sacraliser la notion de bien public, avec pour résultante l'asphyxie des citoyens par des impôts excessifs et souvent injustes.
Non content de dénoncer un système inique, l'auteur se propose de remonter aux sources du droit et de la justice pour jeter les principes d'une nouvelle justice fiscale.
Il existe en effet des voies qui permettraient de retrouver la balance de la justice fiscale plutôt que de l'abandonner à la volonté hasardeuse du législateur. La justice peut se mesurer à l'aune de la responsabilité et de la liberté réelles laissées à chacun d'atteindre ses fins, de s'accomplir en les accomplissant. Dans cette optique, le rôle de la collectivité serait redéfini et plus limité. La justice fiscale trouverait là un critère utile et équitable de sa mesure. Le lien indéfectible de l'impôt et du bien commun ne saurait faire oublier que le bien commun n'existe pas pour lui-même, mais pour permettre aux hommes de bien vivre ensemble.
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La finance peut-elle être au service de l'homme ?
Pierre de Lauzun
- Desclée de Brouwer
- 29 Mai 2015
- 9782220067339
La finance peut-elle être au service de l'homme ? Les cyniques diront que, si cela arrive, c'est involontairement. L'image de la finance est celle d'organismes froids, uniquement motivés par le gain. La crise de 2008 a jeté un coup de projecteur violent sur des pratiques contestables et collectivement nuisibles. Est-ce là toute la réalité de la finance ? Est-ce une fatalité ? La finance a un rôle central dans nos économies. Une finance au service de l'homme, et non pas centrée sur elle-même, serait évidemment un idéal. Peut-on cependant avoir une finance orientée dans le bon sens sans se référer aux valeurs qui animent une société ? Et que signifie être au service de l'homme, sinon avoir une conception définie du bien, et donc une forme de morale ou d'éthique ? Ethique et finance: c'est par là qu'il faut commencer l'examen. Pour examiner la question de la façon la plus concrète possible, l'auteur aborde aussi la question de la banque et des marchés financiers, sans oublier la finance publique, et même le rôle du don. Un ouvrage indispensable pour comprendre l'articulation de la régulation des marchés et de l'éthique personnelle et une claire démonstration des conditions indispensables pour prétendre à la possibilité d'une finance au service de l'homme.
Pierre de Lauzun a une double activité. Actuellement Délégué général de l'Association Française des Marchés Financiers - AMAFI, il est en même temps essayiste, primé au niveau international. -
L'art de décider en situations complexes
Etienne Perrot
- Desclée de Brouwer
- 22 Novembre 2007
- 9782220058580
Comment décider, dans un monde où le risque économique est le pain quotidien du manager ?. Fruit de l'élargissement de l'espace économique, des contradictions sociales et du jeu politique, le risque provient également de la complexité des situations où plusieurs logiques - rendement, sécurité, pouvoir, confort, et d'autres encore se disputent le cerveau du décideur. Source de solidarité, le risque provoque aussi une crise d'identité de celui qui décide. Il doit assumer, outre ses aspirations personnelles et les contraintes notifiées par les sciences, les règles juridiques, la loi morale et les devoirs professionnels qu'impose la vie en société. L'art de décider en situations complexes naît du dialogue toujours recommencé entre ces dimensions. Comment assumer alors en toute liberté les contingences d'une décision ? C'est tout l'objet de la réflexion d'Étienne Perrot
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Crise ; la solution interdite
Pierre Larrouturou
- Desclée de Brouwer
- Solidarite Et Societe
- 7 Mai 2009
- 9782220061085
C'est l'histoire d'un scandale. C'est l'histoire d'une crise que l'on aurait pu éviter si nos dirigeants avaient écouté les économistes qui, comme Pierre Larrouturou, tiraient la sonnette d'alarme. C'est l'histoire d'un monde qui s'enfonce dans le chaos, parce que ses dirigeants semblent incapables de comprendre les causes profondes de la crise et sont donc incapables de s'attaquer aux racines du mal. De façon claire et argumentée, Pierre Larrouturou rend accessible à tous une analyse nouvelle des déséquilibres causés par trente ans de politiques néo-libérales. Mais il ne se contente pas de dénoncer les erreurs passées : il explique de façon très concrète comment, en agissant avec force sur sept leviers, on peut sortir de la crise. On peut créer 2 millions d'emplois et on ne le fait pas.
Voilà le scandale. En refermant le livre, chacun se dira qu'il est, à nouveau, possible d'espérer. Mais qu'il y a urgence à débattre.
Urgence à agir.