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Michalon
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Robert H. Jackson : Faire campagne pour la justice
Olivier Beauvallet, Yves Ternon
- MICHALON
- Le Bien Commun
- 11 Septembre 2025
- 9782347003982
Connu comme le procureur américain du procès de Nuremberg, Robert H. Jackson (1892-1954) fut aussi un acteur-clé du New Deal et un juge influent de la Cour suprême des États-Unis. Autodidacte sans formation académique stricto sensu, humaniste, il incarne une figure singulière dans l'histoire politique et juridique du XXe siècle.
Devenu la conscience juridique de l'Amérique, Jackson pensait le droit comme un instrument au service du bien commun. De la réforme fiscale aux États-Unis à la naissance du droit pénal international en passant par sa défense des libertés publiques et sa critique du pouvoir judiciaire, cette biographie intellectuelle met en lumière une philosophie juridique ancrée dans l'histoire mais d'une brûlante actualité, qui questionne nos démocraties sur le rôle du droit, la fonction du juge et les finalités de la puissance publique.
À l'heure où se délitent les consensus démocratiques et où le droit international chancelle, la pensée de Jackson invite à repenser le droit comme le socle d'une société capable d'assurer la paix, les libertés et la justice. -
Guy Debord (1931-1994) est un penseur singulier, voire unique : plus on s'éloigne du temps où il a écrit, plus les phénomènes qu'il a décrits, la destruction du vivant, les nouvelles modalités de contrôle de la vie sociale, l'éloignement de toute réelle démocratie, semblent se confirmer. Pour penser l'unité de ce régime civilisationnel inédit, il a forgé la notion de « spectacle », ce soleil qui ne se couche jamais sur l'empire de la passivité moderne, miroir de la dépossession dont il n'aura de cesse de poursuivre l'explication pour le contester à défaut d'avoir pu le renverser en 1968. Au-delà du « mythe », de la singularité d'une vie et d'un style, Debord se situe au carrefour des sources fondamentales de la modernité artistique, philosophique et politique : la promesse rimbaldienne de « changer la vie », la critique de la domination de la valeur d'échange, la tradition civique et démocratique du conflit et de la liberté. En un mot, la réappropriation de la vie historique.
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Au procès Daval, Martine Henry était la " mauvaise " mère. Muette dans la salle d'audience dans son fauteuil roulant, elle était celle qui n'était pas du bon côté de la barre, celui que la morale valide et qui suscite la compassion.
Excepté le fait d'avoir donné naissance à un meurtrier, Martine Henry n'a rien à voir avec le crime de son fils. Aujourd'hui, pour elle, le temps s'est arrêté. Jonathann aura pour toujours 33 ans, l'âge où sa vie a basculé. Pour la première fois, avec les mots d'une mère en état de sidération, elle revient sur le procès, sur l'enfance et la vie de son fils jusqu'à la nuit dramatique du 27 au 28 octobre 2017 et ses conséquences irrémédiables.
Jusqu'à quel point une mère est-elle responsable de son enfant ? En choisissant de lui donner la parole, Plana Radenovic réaffirme à Martine Henry son droit d'être écoutée en tant que mère, et apporte un nouvel éclairage sur une affaire trop rapidement présentée comme emblématique des féminicides. -
Chaïm Perelman ; l'argumentation juridique
Stefan Goltzberg
- MICHALON
- Le Bien Commun
- 21 Février 2013
- 9782841866809
La pensée de Chaïm Perelman a profondément marqué la théorie du droit du xxe siècle. S'opposant au positivisme juridique, c'est-à-dire aux théories qui réduisent le droit à la loi, l'essentiel de son apport réside dans une théorie de l'argumentation qui rebat les cartes de la logique juridique, en mettant l'accent sur la manière de raisonner, et plus profondément de discuter. La vérité n'est plus chez Perelman une notion centrale. Elle est remplacée par l'idée d'adhésion, qui permet de rendre compte du caractère progressif de l'assentiment. Loin d'une description désincarnée et décontextualisée, Perelman intègre une série de paramètres : qui parle, à qui, où, quand, dans quelle situation. Les arguments ne sont ainsi jamais totalement contraignants : c'est toujours le contexte qui conditionne leur acceptabilité. Un procédé comme la présomption d'innocence peut être compris, non comme une valeur fondamentale, mais comme un simple outil destiné à compenser l'absence de connaissance. Le droit apparaît ainsi comme un art de gérer les controverses. Cette vision s'inscrit dans une « philosophie du raisonnable » où la valeur d'une idée se mesure à sa capacité d'emporter l'accord des participants à la controverse qui naît de son introduction. Le domaine de l'argumentation est « celui du vraisemblable, du plausible, du probable, dans la mesure où ce dernier échappe aux certitudes du calcul ».
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Café, thé, chocolat, riz, jus de fruits, épices mais aussi jeans, tee-shirts, couettes, ou encore gel douche, des centaines de produits du quotidien, souvent distribués en grande surface, sont estampillés "commerce équitable". Or, devant la multitude des marques fleurant bon l'alter-mondialisme et l'exotisme bio, il arrive au consommateur de douter : l'étiquette "commerce équitable" ne serait-elle pas une invention marketing destinée à glisser quelques kilos de bonne conscience dans les rayonnages des supermarchés ?
Joaquin Munoz, directeur général de Max Havelaar - France, organisation non gouvernementale dont le logo est aujourd'hui présent sur plus de 2000 produits, répond sans langue de bois aux multiples interrogations suscitées par cette nouvelle utopie concrète. Enjeux et impacts mais aussi polémiques et avenir, cet essai pratique et dictatique décrypte le commerce équitable pour nous permettre d'en faire une réalité durable.
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Galbraith ; la maîtrise sociale de l'économie
Ludovic Frobert
- MICHALON
- Le Bien Commun
- 1 Novembre 2003
- 9782841861804
Quel lien établir entre économie et démocratie ? L'Américain John Kenneth Galbraith contribue à nourrir la réflexion sur cette équation, à chercher un développement raisonnable pour fournir à la collectivité les outils susceptibles de lui donner la maîtrise de son fonctionnement et de ses relations avec son environnement, tant naturel que social.
Ses travaux dessinent une solution alternative au débat libéralisme/marxisme et invitent à réfléchir aux conditions d'un système économique raisonnable. Professeur à la Harvard University, grand économiste mais aussi acteur engagé, Galbraith devient la référence de la nouvelle gauche américaine quand il publie Le Nouvel Etat industriel, en 1968. Ses propositions recoupent alors certaines des préoccupations contemporaines de la recherche économique, tout particulièrement en matière de justice sociale.
Son effort peut s'interpréter comme une contribution à la réflexion de ce que le prix Nobel d'économie indien, Amartya Sen, baptisait récemment la " question de la possibilité du choix raisonnable ".
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Posner ; l'analyse économique du droit
Sophie Harnay, Alain Marciano
- MICHALON
- Le Bien Commun
- 1 Novembre 2003
- 9782841861927
Le droit peut-il aujourd'hui se passer de l'économie ? Sur quoi se fonde le droit ? Pas sur la morale, répond l'Américain Richard A.Posner, mais sur l'efficacité.
Spécialiste du droit antitrust, il est l'un des pères fondateurs de l'analyse économique du droit. A côté de Ronald Coase - prix Nobel d'économie -, il s'impose comme celui qui a façonné, orienté et structuré la discipline dans sa forme actuelle. La réflexion de Richard A. Posner a pour objectif d'appliquer les outils de l'analyse économique pour appréhender les phénomènes juridiques. Théoricien mais aussi praticien du droit, Posner est professeur à la Law School de l'université de Chicago, et juge à la Cour d'appel des Etats-Unis.
Ses réflexions sont indissociables de st interrogations pratiques, comme en témoignent son implication dans le c Microsoft ou ses travaux à propos de l'impeachment de Bill Clinton. Le recours à la science économique que propose Posner doit donner au droit les moyens de devenir une profession.
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C'est quoi l'idée ? ; publicité, création et société de consommation
Philippe Michel
- MICHALON
- Essai
- 4 Janvier 2011
- 9782841862719
Inspirant, utopiste et anticonformiste, Philippe Michel a réinventé la publicité.
Depuis la provocatrice campagne " Myriam " de 1981 (" le 4 septembre, j'enlève le bas "), ses créations se sont solidement installées dans l'esprit du public. Les fous d'Eram, les chipies de Kookaï, le " buvez, éliminez " de Vittel, le " merci qui ? " de Mamie Nova, l'agit-prop de Leclerc, les volcans de Volvic... c'est lui ! Décédé prématurément en 1993, Philippe Michel a laissé le milieu publicitaire comme assommé, désemparé, orphelin.
Dans cet ouvrage, sur lequel il travaillait au moment de sa disparition, ce provocateur grinçant, plus intello qu'idéologue, partage avec jubilation ses idées sur l'énergie créative, les facéties de la mémoire, le désir qui fane, le message qui s'imprime... Des réflexions corrosives, lumineuses, percutantes... en un mot : vivantes.
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Samia rencontre F. à 25 ans. Il commence à changer lorsqu'elle lui apprend qu'elle attend un enfant. D'abord des insultes, des gifles. Elle quitte alors la France mais il lui fait du chantage au sujet de leur fille de quatre ans. Elle est obligée de rentrer, l'enfer commence. Il la frappe, Samia perd confiance en elle, enchaîne les dépressions. Un soir de décembre 2010, elle lui annonce qu'elle le quitte, il devient fou, la roue de coups et l'entraîne dans la chambre. « Le lit était collé à la fenêtre, je regardais le ciel, pendant que je l'ai finalement laissé faire... ce qu'il voulait faire. J'ai abandonné parce que je voulais qu'il me laisse tranquille, je n'en pouvais plus des coups. » Si son compagnon reconnaît les violences, il conteste les accusations de viol. Selon lui, les rapports sexuels étaient consentis, même si c'était peut-être un peu à « contrecoeur ». Le lendemain de cette nuit de violence, la jeune femme est abordée par des policiers sur le quai du RER à Villeneuve-Saint-Georges. Les agents ont remarqué ses bleus au visage et son « état de choc ». Ce sont eux qui la poussent à porter plainte, malgré ses craintes et doutes.
Après trois ans et demi de procédure son ex-compagnon a été condamné à 5 ans de prison dont deux avec sursis en novembre 2013. Aujourd'hui, Samia a décidé de faire entendre sa voix dans un livre et de se battre pour toutes celles qui ont traversé les mêmes épreuves.
Elle s'est peu à peu reconstruite grâce à la méditation, au chant lyrique, au piano et à l'association qu'elle a créée, A la reconquête de soi », pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales.
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Au nord de la ville. la vérité sur l'affaire de la BAC de Marseille : chronique d'un drame annoncé
Marc La Mola
- MICHALON
- Documents
- 12 Mai 2022
- 9782841869756
En avril 2021 s'est tenu le procès des 18 policiers de la BAC Nord de Marseille, interpellés en octobre 2012 pour corruption, racket, trafic de drogue et enrichissement personnel. Initialement présentée comme une véritable bombe - le service, considéré comme la meilleure BAC de France, s'est vu dissous -, l'affaire a en réalité mis en lumière le laisser-faire d'une hiérarchie soumise à la culture du résultat.
Témoin direct de la paupérisation de la police et de son adhésion à la politique du chiffre initiée par Nicolas Sarkozy, Marc La Mola revient sur les tenants et aboutissants d'une affaire qui, dix ans plus tard, reste l'un des plus tristes scandales de l'institution policière. Un drame orchestré en cinq actes, dans lequel il dresse un état des lieux de ces cités marseillaises dont on parle beaucoup sans réellement les connaître.
Un document coup de poing qui détaille, point par point, la politique de lente démolition du service public. -
Europe ; sortir de la crise et inventer l'avenir
Michel Aglietta
- MICHALON
- 13 Novembre 2014
- 9782841867127
Sous forme de 10 questions-réponses, des propositions de voies de sortie pour relancer la croissance et sauver l'euro.
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Chef de file du mouvement des Pigeons, Jean-David Chamboredon revient sur la naissance d'un phénomène qui s'est constitué spontanément le 28 septembre dernier suite à l'annonce du projet de lois de finances 2013. Plus de 200 000 jeunes patrons sont en effet concernés par ce projet, et par deux mesures en particulier : une réforme de la fiscalité des plus-values dans les ventes d'actions, et une augmentation des cotisations des auto-entrepreneurs, qui auront comme conséquence une possible taxation à 60% contre 34,5% actuellement.
Le mouvement des Pigeons n'a pas manqué d'ébranler le gouvernement et le Sénat va jusqu'à retirer l'article du Projet de loi. En quelques jours, suite à la création d'une page Facebook et d'une tribune de Jean-David Chamboredon, les Pigeons ont envahi la Toile, et notamment les réseaux sociaux, en accusant le gouvernement de décourager l'esprit d'entreprise. L'entreprenariat est un état d'esprit partagé par de nombreux Français, ils sont de plus en plus à vouloir créer leurs sociétés avec peu de moyens, à se battre pour réussir, à connaître les mêmes difficultés à toutes les étapes de la vie d'une entreprise : lancement, échecs, développement, financements, etc.
Les Pigeons seront finalement reçus à Bercy par Pierre Moscovici, ministre des Finances, Jérôme Cahuzac (Budget) et Fleur Pèlerin (PME et Economie numérique), suite à quoi les trois ministres ont annoncé des aménagements supplémentaires afin de limiter le taux d'imposition pour les entrepreneurs concernés. Ces mesures seront cependant jugées insuffisantes et le débat continue désormais à l'Assemblée national.
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Alters - car un autre monde est possible, mais pas celui de José Bové. Libéraux - car nous pensons que l'Etat doit connaître des limites à son expansion, que son intervention n'est pas bonne partout et qu'il convient de multiplier les contre-pouvoirs. Parce que nous pensons que seul le choix individuel, responsable et respectueux des droits d'autrui, peut produire un changement de société. Nul ne peut dicter les modalités de son bonheur à un individu. Porté par les jeunes créateurs d'un nouveau parti, Alternative libérale, ce livre prône un libéralisme décomplexé pensée-paria et pourtant logiciel libre de la vraie rupture avec la France qui radote. Manifeste d'une génération qui revendique sa liberté de choix sociale, culturelle, économique et surtout individuelle - une invitation joyeuse à la révolution.
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Les sondages, qui occupent désormais une place centrale dans le jeu politique et médiatique, sont l'objet de violentes polémiques, surtout en période électorale.
A quoi servent-ils ? Sont-ils fiables ? Influencent-ils l'opinion ? Les résultats dépendent-ils de la formulation des questionnaires ? Faut-il publier les données brutes ? Les sondeurs sont-ils en collusion avec le pouvoir ? Pour répondre à ces questions, Hugues Cazenave décrypte le métier de sondeur (méthodes d'échantillonnage, techniques de redressement, etc.) et montre comment les sondages sont devenus un instrument d'analyse, de connaissance et de démocratie, à condition d'en faire bon usage.
Un essai pédagogique, étayé d'exemples, qui nous éclaire sur le fonctionnement des sondages et offre des propositions concrètes pour améliorer leur utilisation.
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La recherche à l'épreuve des normes de confidentialité éthique et démarcation
Nicolas Lechopier
- MICHALON
- Essai
- 17 Novembre 2011
- 9782841865796
Répondre au questionnaire d'un enquêteur, participer à un essai clinique, aller à la pharmacie chercher un médicament, avoir recours aux services de santé, c'est chaque fois mettre en circulation des données personnelles.
Certaines de ces informations sont anodines, d'autres sensibles... Au nom de quoi les chercheurs peuvent-ils y avoir accès ? Comment établir une juste mesure entre l'intérêt d'une recherche et le respect de la confidentialité de la vie privée ? Par la loi du 1er juillet 1994, les recherches en santé qui ont recours à de grands fichiers de données personnelles ont été à la fois légitimées et normées.
Or cette loi est née au carrefour de plusieurs histoires : celles des registres de population, de la loi Informatique et libertés, de la recherche épidémiologique et de la santé publique. Le texte porte la trace des circonstances et des conceptions qui l'ont fait naître, et révèle en même temps les lignes de fracture d'un débat qui, depuis, est devenu brûlant. Cette production de normes a soulevé de nouvelles questions.
Que faire pour établir un équilibre entre la limitation de la circulation des données personnelles et l'intérêt d'une recherche scientifique ? Comment savoir si une recherche vaut vraiment la peine de créer un nouveau fichier de données personnelles ? Dans un contexte où les conflits d'intérêts sont nombreux, où l'on tente, par de subtiles méthodes, de légitimer des démarches qui n'ont rien à voir avec la science, comment estimer la valeur et l'authenticité d'un projet de recherche ? Autant de problèmes épineux qui se posent à toute éthique sociale de la recherche aujourd'hui.
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Partage ou naufrage ; économie politique du XXe siècle
Eric Stemmelen
- MICHALON
- Essai
- 5 Juin 2014
- 9782841867479
Avec les Trente glorieuses, l'intervention de l'État dans l'économie capitaliste se traduisait par un progrès social et humain considérable et des taux de croissance exceptionnels, jamais connus auparavant dans l'histoire. Mais depuis les années 70, une offensive réactionnaire, menée en particulier par les grandes familles américaines, n'a eu de cesse que de détruire tous les acquis sociaux, de supprimer les réglementations et régulations, d'évacuer l'État de la vie économique, tout en renforçant ses pouvoirs coercitifs et la restriction des libertés civiles.
Le résultat est désastreux.
L'effondrement de l'État a rétabli une société de privilégiés et d'asservis, qui a perdu tout sens du collectif. Il a permis l'accroissement des grandes fortunes familiales et l'enrichissement effréné d'un petit nombre d'individus sans scrupules, tout simplement parce que c'était le but recherché. Il a causé une inégalité sans bornes, la baisse des revenus salariaux, l'étouffement de la croissance, le chômage généralisé, l'endettement des États et des ménages, quand ce n'est pas la ruine totale de l'économie et la misère noire pour les peuples entiers.
Il a été postulé que les États devraient se garder de toute intervention dans l'économie, dans le commerce international et dans la répartition des richesses, fruits du travail humain. Une haine maniaque de l'État - en tant qu'acteur économique - a été érigée en un credo cosmique et perpétuel. Il y aurait trop d'État, trop d'endettement, trop de dépenses, trop d'impôts, trop de charges, trop de fonctionnaires, trop d'assistés, trop de profiteurs, trop d'immigrés...
En France comme dans tous les autres pays, l'État policier et pénitentiaire étend son emprise tandis que l'État économique et social dépérit. Au coeur de nos sociétés, la colère monte d'autant plus qu'aucun espoir n'est proposé et que la souffrance ne semble avoir ni limite ni fin. Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?
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Le 14 juillet 2012, Dominique Strauss-Kahn, président de la République, annonce que la France sort de l'euro. Depuis son élection triomphale en mai 2012, le nouvel élu n'avait rien laissé transpirer de ses intentions dans ce domaine - pour des raisons évidentes : la moindre allusion, le plus petit soupçon auraient entraîné des mouvement désastreux sur les marchés des changes.
Comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment DSK a lui-même été élu ? C'est cette histoire extraordinaire que nous conte Philippe Simonnot dans ce roman de politique fiction, qui se lit comme un polar.
Grâce à ce guide, à la fois sérieux et amusant, on pénètre dans les arcanes les plus secrets non seulement du pouvoir monétaire, mais aussi du pouvoir tout court et de la lutte féroce qui fait rage en France pour le conquérir. Beaucoup d'informations inédites y sont livrées, par exemple la manière calamiteuse - et non fictive - dont Nicolas Sarkozy a puisé dans les réserves d'or de la Banque de France.
L'informateur du livre surnommé Deep Pocket (Poche Profonde), en référence à la célèbre "taupe" des journalistes du Washington Post dans l'affaire du Watergate, Deep Throat (en français, Gorge Profonde), milliardaire, spéculateur de haut vol, lié à la grande banque, connaît tout de la crise économique mondiale qui a débuté en 2008 et des hommes qui l'ont gérée.
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Le droit peut-il ignorer la révolution numérique ?
Marie-charlotte Roques-bonnet
- MICHALON
- 4 Novembre 2010
- 9782841865536
Il y a quelques années, deux décennies tout au plus, les internautes se comptaient en milliers. Au mois de décembre 2009, 68% des Français de plus de 15 ans déclaraient utiliser le réseau Internet et parmi eux, quatre sur cinq, au moins une fois par jour. Assurément, Internet est devenu le support privilégié de nos activités quotidiennes et, véritable révolution institutionnelle, il modifie l'exercice de nos droits.
Après les élections législatives et présidentielles de 2007, puis les élections cantonales et municipales de 2008, les pouvoirs publics l'ont bien compris : Internet est devenu l'un des supports majeurs de la démocratie. Blogs, forums, sondages, sites des candidats et des élus politiques, font aujourd'hui de l'environnement numérique un espace d'expression publique. Dépassant l'enjeu électoral, le réseau modernise et réorganise les institutions de la République. Dématérialisée, désintermédiée, l'action administrative se restructure aussi autour du citoyen-internaute au risque de faire de la fracture numérique une fracture politique, sociale et démocratique.
Certes, l'espace numérique est un espace de droit comme les autres. Mais plus que les autres, il rappelle les limites de notre système de droit, et notamment du bloc de constitutionnalité, en réorganisant le travail de nos institutions, l'exercice de nos droits et la production de normes en réseau. Face à la révolution numérique, les droits de l'individu, en tant qu'administré, qu'électeur et que citoyen, doivent être protégés. La reconnaissance de ses droits dans l'environnement numérique devrait donner lieu à la définition de nouveaux droits, qui pourraient être de valeur constitutionnelle, identifiant ainsi ce qu'est le droit du développement numérique.
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Le marketing de l'ethnique , un modèle d'intégration ? ; halal, casher, beauté noire...
Mai lam Nguyen-conan
- MICHALON
- 10 Février 2011
- 9782841865550
La France, au nom des valeurs républicaines, se retient de parler du marché de l'ethnique.
Pourtant, en pleine crise économique, la diversité ethnique est apparue comme une voie de salut pour les industries françaises. C'est à Jérusalem que Mai Lam Nguyen-Conan a découvert cette pratique qui consiste à développer des offres spécifiquement dédiées à des groupes identifiés, comme le téléphone mobile casher. En France, ce sont les rayons halal qui apparaissent dans les supermarchés. Comment interpréter cette nouvelle offre ? Est-elle un moyen d'intégration ou au contraire une ségrégation ? Spécialiste du marketing, l'auteur analyse les manifestations de ce " marché de l'ethnique ".
Elle a enquêté auprès de nombreux acteurs du secteur (annonceurs, consultants, associations, publicitaires, distributeurs, consommateurs...) et a confronté ses recherches aux travaux des experts, historiens et sociologues. Elle propose, sans tabous, une lecture du marketing ethnique comme un véritable échange permettant l'intégration et la reconnaissance des minorités visibles en France.
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La fragilité a-t-elle sa place dans le monde du travail, qui a longtemps nié les vulnérabilités dont souffrent les collaborateurs ou leurs familles ? S'enfermant dans un discours de l'efficience, l'entreprise prend le risque de s'éloigner de ses salariés, de ses fournisseurs et de ses clients. Pourtant, la vulnérabilité, bien comprise et bien accompagnée, constitue un formidable levier de développement.
Ce livre est une petite révolution. Il ne propose pas une simple conciliation entre vulnérabilité et performance, mais une incorporation des deux. Il s'agit d'inventer un management sensible, capable de prendre en compte la diversité des situations et des expériences des salariés comme celles des consommateurs.
Cette refonte nécessite un renversement idéologique : au lieu de miser sur l'individualisme et l'opposition entre les acteurs, l'entreprise doit redonner sa chance au collectif et faire le pari du sens.
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Condamnée à perpétuité ; 30 ans d'amour par-delà les barreaux
Sauvadet-El Shennawy
- MICHALON
- 1 Janvier 2008
- 9782841864270
" Je connais presque toutes les prisons de notre beau pays. En janvier 1977, Philippe, mon mari a été condamné à perpétuité. Il n'avait ni tué ni violé. Je ne l'aurais pas supporté. Il avait commis un hold-up exceptionnel. L'un des premiers braquages avec prise d'otages. Il a pris perpète. Pour l'exemple. Depuis, il a tout connu de l'enfer carcéral : l'isolement, le mitard. l'internement en psychiatrie, les brimades, l'humiliation, les grèves de la faim, les émeutes, les évasions aussi... J'ai essayé de tout partager avec lui. Par amour. Notre vie de couple ? Ce sont des milliers de lettres, des centaines de parloirs, quelques mois de liberté ensemble et... notre fils bien sûr. Je ne me plains pas. Cette vie, je l'ai choisie, il y a trente ans. Pour le meilleur et pour le pire. " Dans ce témoignage exceptionnel, Martine Sauvadet-El Shennawy nous raconte avec sincérité et pudeur sa vie de femme de taulard, ces trente années de vie commune condamnée à l'isolement. L'histoire bouleversante d'une passion hors du commun et un voyage suffoquant dans les méandres du système carcéral français.
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En novembre 2008, alors que la crise financière battait son plein et que l'on assistait impuissants à l'effondrement des marchés et à la contagion du phénomène à l'économie réelle Michel Aglietta sortait La Crise, un volume court, percutant, de haute tenue, récompensé par le succès public mais aussi par le Prix de l'excellence économique.
La crise financière s'est transformée en crise économique qui frappe les pays développés. Le désendettement inéluctable du secteur privé a cassé le ressort d'une croissance fondée sur le crédit. Les énormes déficits creusés pour éviter la dépression ajoutent aux difficultés à venir qui menacent durablement la croissance. Seule une perspective de long terme permet d'envisager des voies de sortie.
Dans cette nouvelle édition, largement remaniée, Michel Aglietta analyse les forces qui vont remodeler la globalisation et énonce les principes nécessaires pour remettre la finance au service de l'économie.
L'auteur Principal représentant de l'école de la Régulation, engagé dans un travail académique de longue haleine mais aussi au contact de la finance de marché chez Groupama Assets Management, Michel Aglietta est connu pour ses critiques précoces des dérives du capitalisme financier, qu'il complète aujourd'hui par le versant positif : la recherche de solutions à la fois radicales et réalistes.
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" Ma télé a le blues. Je la soupçonne d'avoir mal vécu l'arrivée des ordinateurs dans la chambre des filles. Elle a le teint qui se brouille, des extinctions de voix, des chutes de tension. L'autre jour, ma femme a trouvé dessus des traces de moisissures. On s'inquiète. Alors, j'essaie de lui remonter le moral. Je m'installe devant l'écran, je regarde dans sa direction, l'air concerné. J'ai même pris des notes pour lui montrer que je m'intéresse encore à elle... " Délicieux cocktail sucré-salé de chroniques et interludes à grignoter dans le métro ou sur un canapé, ces Contes de la télé ordinaire transportent le lecteur au pays du petit écran, un monde merveilleux peuplé par des animateurs monstrueux, des hommes politiques illusionnistes et quelques présentatrices féeriques. David Abiker croque et décrypte un univers médiatique qu'il connaît bien à travers ces cinquante historiettes rédigées entre 2005 et 2008. Des fables pour nous faire rire et une réflexion caustique sur la fin inéluctable de la télévision.