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C'est à la faveur d'une résidence d'écriture en Europe de l'Est que Danielle Dussault conçoit Les ponts de Prague, recueil de nouvelles marqué par la plume d'un maître dans l'art d'exprimer l'étrangeté de la condition humaine : Franz Kafka. Ainsi, les lieux investis par l'écrivain tchèque au fil de ses déambulations apparaissent, disparaissent et réapparaissent dans les nouvelles de ce recueil aux accents oniriques. L'ensemble témoigne surtout de la fragilité des liens entre humains et de leur complexité, d'où le motif récurrent du pont, motif tantôt concret, tantôt résolument métaphorique. Toujours finement ciselée, l'écriture de Danielle Dussault accompagne une narratrice solitaire et rêveuse qui, dans les rues de la capitale tchèque, cherche peut-être à se perdre.
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Dans une résidence pour personnes âgées, une préposée voilée vit une expérience humiliante. Un homme tente d'intervenir pour mettre fin à un cas de maltraitance. Un écrivain est fasciné par la trajectoire d'une marcheuse. Une mèche de cheveux transforme la vie d'un enfant. Un couple de retraités se retrouve au coeur d'un ouragan destructeur. Voilà quelques exemples de la belle vingtaine d'histoires que contient Lignes de vie. Ce recueil met en lumière les failles de notre époque tout en racontant des destins singuliers qui cherchent à échapper à l'oubli.
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Avec Bordel de vie, Serge Labrosse poursuit son exploration de la nature humaine par le biais de récits anecdotiques courts et très mordants. Quelques exemples : un homme rencontre une femme qui se prostitue. Au départ, il la juge. Puis il finit par se mettre en couple avec elle et à se prostituer aussi car, après tout, c'est payant et pas si mal ; un homme délaissé demande à sa femme de choisir entre lui et le chien ; un meurtrier entre dans la salle de rédaction d'un journal afin que la police le coince et le tue ; un homme ne parvient pas à raser la seconde moitié de sa moustache.
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Le chaos n'est pas une théorie rassemble une dizaine de nouvelles ayant pour sujet la science et ses protagonistes. On y côtoie notamment Henri Poincaré et Benoît Mandelbrot, de même qu'Ada Byron, fille du célèbre Lord. Sur un ton tantôt badin, tantôt grave, le destin de ces personnages hors du commun est évoqué sous forme de tranches de vie, de courtes pièces de théâtre ou de récits plus ou moins apocryphes. Ici, la physique et les mathématiques servent de prétexte pour parler de la naissance, de la mort, et de toutes les étapes intermédiaires qui ponctuent nos existences fragiles.
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Les dix-neuf nouvelles qui composent Corps imaginaires nous entraînent du côté des apparences, de celle des corps jeunes ou vieillissants, magnifiés par l'art, mais immobilisés dans l'espace clos et le temps suspendu des musées. Par le biais d'une écriture à la fois empathique et impitoyable, Claudine Potvin parle de la permanence du désir et de la quête d'immortalité qui nous habite, tous autant que nous sommes.
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Aujourd'hui, c'est Valérie. Valérie Bordeleau qui lance son deuxième roman. À peine trente ans et son nom circule déjà plus souvent qu'à son tour dans la presse culturelle et la bouche des libraires. Son premier livre avait reçu une reconnaissance immédiate, il y a deux ans à peine. Dès sa parution, on avait parlé d'une voix singulière, étonnamment affirmée et d'une lucidité douce-amère qui sait ne rien vous épargner de la réalité. C'est tout ce que Mélissa peut en dire. Parce que ce livre-là, elle n'a pas pu le parcourir au delà du troisième paragraphe. Dès les premières lignes, elle a été secoué par la beauté de la langue, par la pure intensité de l'émotion. Tout lui paraissait juste. Trop juste. Et rapidement, elle s'était rendue compte qu'elle ne pourrait à la fois porter le poids des mots et celui de sa propre médiocrité.
Esther Croft nous offre des moments de lecture inoubliables dans ce recueil de dix nouvelles où elle scrute l'âme des êtres humains. L'univers que Croft partage avec ses lecteurs n'est pas gentil, douillet, confortable : c'est celui de la blessure, celle que nous avons tous quelque part en nous-mêmes.
Un regard percutant sur la réalité du monde, des relations humaines et, comme toujours, une écriture juste et épurée qui atteint toujours sa cible : le coeur.
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En 1998, à la parution du troisième recueil de nouvelles d?Esther Croft, Tu ne mourras pas, deux critiques littéraires importants viennent confirmer le grand talent de la nouvellière :
On connaît pour avoir lu ses deux recueils précédents, La mémoire
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De vieilles dames et autres histoires poursuit l'exploration de la minifiction présente dans Autour des gares et Troublant (cent récits). Ici, soixante nouvelles pour aller à l'essentiel, trouver à dépeindre des univers aussi étranges que réalistes.
«Semaine après semaine, les insultes ne furent guère plus longues. Parfois, on le disait "gros", ou "puant", ou "sans intelligence des textes', "mauvais critique", "mauvais baiseur", mauvais ami". D'autres fois, on le disait "nuisance publique", "source de pestilences,"MUSELEUR DES GÉNIES EN DEVENIR". Bref, rien de bien original. Mais il y avait maintenant plus de quarante signatures différentes pour un même nombre de courriels par jour. Ça envahissait. Impossible pour lui de se détacher de son écran, figé par son désir, prisonnier devant l'expectative délectable du plaisir souhaité et si régulier. Hubert ne se sentait plus abandonné, enfin !Accompagné, passant ses journées à classer par sujet, genre, élégance de style, cruauté des propos, les courtes missives qu'il imprimait chaque fois avec minutie. Les menaces de mort maintenant, Hubert les recevait comme des gages de sa célébrité. »
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Sous l'emprise des morsures du désir « Alexis eut la sensation de rajeunir de plusieurs années en compagnie de cette inconnue ; il se sentait heureux. Il se disait en lui-même que la séduction éclatait de façon imprévue. Quand elle survient, le désir
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Le feu fascine et effraie tout à la fois. Il est à l'origine de l'éveil de la raison nous ayant permis de prendre en main notre destin planétaire. Or le feu, cet élément qui consume ce qu'il touche, ne laisse que des cendres derrière lui. Mais peut-on aimer sans feu ? Peut-on communiquer sans feu ? Peut-on seulement vivre sans feu ? C'est le paradoxe auquel sont confrontés les personnages de Fuir avec le feu, qui remettent en question nos idées reçues, nos stéréotypes et tous ces clichés fournis par nos sociétés de consommation afin de nous faire croire qu'il nous sera possible d'échapper au feu qui, tel un dernier crépuscule, nous attend au bout du voyage. Inceste, héritage perdu, enfants privés de leur mère, meurtres, arnaques, ruptures, que l'on soit à Montréal, au Panamá, dans une pourvoirie du nord du Québec, dans l'Outaouais, au Mexique, au Costa Rica, à Lima, à Manille, à Bali, à Montevideo, à Buenos Aires ou à Toronto, le feu ravage tout sur son passage.
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« Nous sommes condamnés au doute ; toute tentative de certitude là-dessus est un leurre, une fuite devant l'angoisse. Mieux vaut alors suspendre son jugement et faire semblant que cette vie-ci est la seule, qu'il n'y a pas de deuxième mort. En attendant, il y a le sort de nos semblables : mort et vie, amour, solidarité, souffrance, combat contre l'injustice dans le seul monde que nous pouvons connaître. L'angoisse et le souci, voilà notre condition. Ces sentiments nous rendent plus nobles, ils nous poussent à l'action, ils donnent une valeur morale à la vie. »
De ces longues années pendant lesquelles Sergio Kokis a observé la nature humaine, tant dans la vie qu'en clinique - il a longtemps travaillé comme psychologue -, sont nées ces quinze nouvelles qui racontent l'histoire de personnages arrivant à un po -
Extrait
- Je peux vous demander ce que vous faites ?
- Rien, je pensais me foutre en bas du train...
- C'est tout ?
- Ouais.
- Non, parce que fracasser une fenêtre à trois cents kilomètres-heure, ça décoiffe, hein ! Et comme je suis assis près de vous...
- Foutez-moi la paix !
- Non mais, ça va pas la tête ?
- Ben justement, je n'ai plus ma tête.
- Où l'avez-vous mise ?
- Elle était là, il y a une semaine à peine et tout à coup, fouitt !
- Mais ce n'est rien, ça. Vous voyez ma tête là ? Eh bien, il y a trois mois, je l'ai égarée un matin, en me levant.
- Oui, mais vous, vous avez une grosse tête, c'est plus facile à retrouver.
Maurice Soudeyns nous avait donné en 2011 Qu'est-ce que c'est que ce bordel ! ces savoureux dialogues teintés de poésie et d'humour. Le voici qu'il nous revient avec Doucement, doucement ! neuf nouvelles sous forme de dialogues, tous aussi suaves et désopilants, toujours si près de l'absurde et avec cette prise de vue sur le présent qui ne laisse personne indifférent : les lire, c'est les entendre tant ils sont vivants d'actualité !
« Pourquoi s'en tenir aux histoires dont le récit est logique, avec un début et une fin, et qui sont écrites dans une syntaxe approuvée par l'Académie lorsqu'on peut faire exploser les formes du connu ? Dans Qu'est-ce que c'est que ce bordel ! Maurice Soudeyns revisite l'art [de l'écriture] : des dialogues accrocheurs et fort intelligents, un pur délice pour l'esp -
« À l'injonction "Soyez spontané !", je réponds "Présente !" et je m'en vais. De toute manière, la vraie vie est ailleurs. Ne me reste qu'à la retrouver puisqu'elle se déplace constamment. Rien n'est simple sur cette planète. » (Extrait tiré de la nouvelle « Générique »)
Quand, adolescente, France découvrit la poésie d'Arthur Rimbaud, elle en fut éblouie. Cela dit, une des lettres que le jeune poète avait écrites à Georges Izambard, son professeur, la plongea en des abîmes de perplexité. À son maître, l'élève disait que Je est un autre. Qu'avait-il bien voulu dire ? Et puis, le temps a passé. France enseigne la littérature depuis plus de vingt-cinq ans. Or, elle est toujours hantée par cette « autre » qui l'habite silencieusement. Elle a pensé que la seule manière d'élucider ce mystère était de se lancer dans l'écriture de sa propre vie. Alors, le cerveau en feu, France a fictionné des épisodes marquants de son existence, qui est aussi celle de l'« autre ».