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Éditions Elyzad
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Alors qu'un étrange vent de sable ensevelit le pays, deux hommes se croisent chez tante Fátima. Dans Jérusalem, ville labyrinthe, on se séduit chaque nuit en imaginant des histoires de jinns, de lions et de chevaliers.
En cette saison démoniaque, Gabriel et Isaac s'aiment, se perdent et se retrouvent, puis décident, en dépit du sable et des checkpoints, de partir en vacances... Mais n'est-ce pas un projet fou dans un pays morcelé ?
De Jérusalem à Jéricho, puis au mystérieux village où l'on oublie de mourir, jusqu'aux piscines de Salomon, c'est une aventure amoureuse, une recherche de lumière et de liberté.
Karim Kattan, auteur magicien, nous raconte de sa voix enchanteresse le ravissement de Gabriel et d'Isaac dans leur Palestine ardue, baroque et fabuleuse. -
Faysal, Palestinien trentenaire ayant passé une partie de sa vie à l'étranger, retourne à Jabalayn, son village natal, à la suite d'un étrange quiproquo. Il se retrouve dans le Palais des deux collines, maison abandonnée de sa famille bourgeoise. Là, il va devoir se confronter au fantôme de sa grand-mère, ainsi qu'aux secrets de sa famille et à son propre passé. Au même moment, les colons entament une conquête sauvage de ce qui reste de la Palestine. Faysal se voit cloîtré dans le Palais, son esprit bascule de plus en plus hors de la réalité.
Un récit qui commence sous forme de confession - celle que Faysal adresse à son ancien amant - puis se déploie à la croisée du réalisme magique, du récit historique, de la science-fiction, et du testament.
PRIX DES CINQ CONTINENTS DE LA FRANCOPHONIE -
Le 4 août 2020, des tonnes de nitrate d'ammonium explosent dans le port de
Beyrouth, pulvérisant le quartier voisin. Le narrateur, vieil homme cynique et désabusé,
évolue parmi les morts. La catastrophe résulterait d'une négligence, mais lui n'en démord
pas : il a entendu des avions ennemis survoler son quartier, ces grosses bestioles qui lui
tordent les entrailles à chacun de leur passage. Obsédé par l'idée d'un complot contre le
Liban, il maudit les officiels corrompus, les grandes puissances, l'aide internationale.
Paranoïa ou lucidité extrême ? Car d'autres bestioles l'assaillent : cauchemars des
attentats, des quinze ans de guerre civile à laquelle il a pris part...
Un texte dense et puissant, vertige de la folie. Un chaos éclairé par des souvenirs
d'amours perdus, bribes de douceur. -
Djamel B., un écrivain à succès en mal d'inspiration, se voit confier un ambitieux projet par le mystérieux Amin. Ce dernier lui propose d'accéder aux arcanes du système algérien à condition d'écrire un roman pour le dénoncer. Djamel accepte et se retrouve au coeur d'une société où règnent les faux-semblants, l'argent, la décadence et les menaces.
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Un adolescent révolté nous livre avec fougue son cruel éveil au monde. Heureusement, il a Bella. Entre eux, un amour inconditionnel et l'expérience du mépris dans cette société qui honnit les faibles, jusqu'aux chiens qu'on abat « pour que la rage ne se propage pas dans le peuple. » Mais la rage est déjà là.
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Préliminaires pour un verger futur
Karim Kattan
- Éditions Elyzad
- Elyzad Poche
- 30 Août 2024
- 9782494463271
Trois histoires d'amour autour de la Palestine, de ses légendes et de son futur. De Shanghaï à Jérusalem, de Gaza à Bombay, chacun des personnages tente, loin de la terre natale ou de la langue maternelle interdite, de forger ses propres récits dans une modernité affirmée.
En prélude à ces nouvelles denses et intimes, la voix talentueuse de Karim Kattan évoque la tragédie de son pays aujourd'hui. Un poème pour essayer de dire, dénoncer et résister.
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Lozère, fin des années 60. Lucie, adolescente réunionnaise, aide les parents de Claire à la ferme. Elle paraît heureuse auprès de cette famille, elle est comme une soeur pour la petite Claire. Un jour, Lucie disparaît brusquement. « Elle est partie », dit le père, sans plus d'explications. Claire ne comprend pas : comment a-t-elle pu partir sans un mot ? Pourquoi ce départ est-il devenu tabou ? Les années passent, mais l'absence de Lucie la hante. Un soir de bal, elle rencontre Charles, lui aussi réunionnais, qui lui révèle une sombre page de l'Histoire de France : des enfants de La Réunion ont été arrachés à leur foyer et placés en Métropole. Ébranlée, Claire cherche la vérité sur Lucie. En 2005, elle rencontre la fille de Lucie, prénommée Claire en son hommage. Le passé se dévoile enfin.
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Conakry, Guinée, septembre 2009. Quelques amis se retrouvent avant d'aller manifester contre le président en place. C'est Adama, le plus engagé, brillant salarié d'une ONG, qui a motivé Lamine et Sadou, ainsi qu'Awa, sa voisine, et la belle Dalanda dont il est amoureux. Mais le rassemblement joyeux tourne au drame. Des tirs de l'armée visent la foule, il faut fuir...
Après le choc, Adama, Awa, Dalanda et Lamine vont tenter de reprendre le fil de leur vie. Rester ou s'exiler ? Sombrer dans le désespoir ou combattre ? Qu'est-on prêt à sacrifier pour son pays ? Et que devient-on lorsqu'on est parti ? Comment trouver sa place, et construire des relations amoureuses ? Entre Paris, Conakry et Dakar, leurs parcours croisés sont autant de trajectoires humaines d'aujourd'hui. -
Ce roman est dédié aux jeunes filles enlevées, violées, souvent tuées, durant la décennie noire (les années 90) en Algérie ; à celles qui ont eu à subir « le mariage de jouissance », mariées de force à leur geôlier, souvent mises enceintes. Ces filles si nombreuses, à qui le gouvernement algérien a demandé, à travers sa politique de « réconciliation nationale » de pardonner l'insupportable, se sont tues et ont ravalé leur honte.
Tandis que résonne le cri de l'une d'elles, subissant l'horreur, la narratrice raconte sa culpabilité d'avoir choisi l'exil et trouvé le bonheur. Un récit fort et direct, où alternent deux voix de femmes qui ont choisi de prendre la parole, tel un devoir de mémoire, pour ne pas oublier toutes les autres. -
Le coiffeur aux mains rouges
Kébir M. Ammi
- Éditions Elyzad
- Litterature
- 24 Janvier 2025
- 9782494463332
Dans ce roman se déploie une ronde de gens bien, qui se font confiance, s'entraident, se reçoivent, s'admirent...
Pourtant deux meurtres sauvages ont eu lieu. L'un en France, l'autre en Algérie.
Alors, qui a tué qui ? Pourquoi ? Et qui est qui d'ailleurs ? Qui est le coiffeur, qui a les mains rouges ? Le savent-ils eux-mêmes, alors que les années passent et que parfois, les hommes changent.
Ce sont là quelques-unes des énigmes posées par ce texte, qui recèle de nombreux mystères, et aborde avec finesse la question du pardon et d'une relation apaisée à construire entre deux anciens adversaires.
Car il ne suffit pas d'être un homme pour avancer, il faut être tous les hommes. -
En Allemagne, lors d'une soirée littéraire, Myriam Akello, une autrice ougandaise,
lit un extrait de son livre dans sa langue maternelle, l'acholi. Personne, parmi l'auditoire
cultivé, ne comprend cette langue, mais tous connaissent son histoire : Myriam, enlevée
avec sa soeur Anya par un groupe armé sans pitié, a vécu au Soudan un esclavage
impitoyable, le viol, et la perte de sa soeur. Pendant la lecture, les participants observent le
calme de la jeune femme. Peu à peu les pensées vagabondent, chacun revient à ses
propres préoccupations. Le traducteur se remémore leurs discussions approfondies. Alors,
quand c'est son tour de lire sa traduction, submergé par l'émotion, par la force des mots à
venir, il perd tous ses moyens. Les sanglots du traducteur réveillent l'auditoire gêné. -
Dans une contrée imaginaire, voici l'histoire du Don, vieil apiculteur qui menait une vie d'ascète auprès de ses abeilles, loin de ses souvenirs et des hommes.
Un matin, il découvre les corps inanimés de ses « filles » dans leur ruche de montagne :
C'est que la marche du monde vient de le rattraper, mettant le sien en péril. Pour le protéger, il lui faudra renouer avec ses semblables et se mettre en quête de réponse, de son village jusqu'à la capitale, et même jusqu'au Japon.
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Les tigres ne mangent pas les étoiles
Cécile Oumhani
- Éditions Elyzad
- Litterature
- 17 Mai 2024
- 9782494463165
À l'aéroport de Bahreïn, une correspondance ratée vient bousculer le voyage de la narratrice qui fait route vers l'Inde, pays d'enfance de son père. Elle se voit contrainte de passer la nuit dans un hôtel où elle lie connaissance avec une Afghane, Meena, qui se rend à Kaboul au chevet de son propre père.
La narratrice est happée par le récit de Meena évoquant l'Inde, l'Afghanistan, la guerre, puis le départ par de périlleuses routes de montagne vers Berlin où il faut faire sa place. Des résonances inattendues, telles des lueurs dans la nuit, rapprochent les deux femmes.
Sous la plume sensible et poétique de Cécile Oumhani, se dessinent des parcours d'exil et l'émerveillement d'une rencontre. Une humanité s'offre à nous.
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De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies. Naïma est mariée à douze ans ; Ema, étudiante hippie, se retrouve embarquée en pleine guerre civile ; Dara, jeune fille sage, fugue pour retrouver le Liban de ses origines ; quant à la petite Lila, elle peine à trouver sa place dans cette famille nomade et tourbillonnante...
Toutes, face à l'Histoire qui se répète et à la violence des hommes, cultivent la vitalité renouvelée qui leur permet de se reconstruire ailleurs. Dans ce premier roman dynamique, où même les drames se prêtent à l'humour, Naïma, Ema, Dara et Lila, au plus près de nous, témoignent de l'exil comme d'une aspiration à exister. Grand Prix du Roman Métis, Prix du Roman Métis des lycéens, Lauréat du Festival du Premier Roman de Chambéry, Prix de la Première Oeuvre Littéraire Francophone de l'ADELF-AMOPA.
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C'est une conversation entre une mère et son fils. Le fils revient dans la maison natale, au pays de l'immigration, dans une banlieue française. Comme lorsqu'il est parti, il n'a prévenu personne. Longtemps absent, il n'a pas donné signe de vie. La mère est seule dans la cuisine. Elle fait du café et du thé à la menthe pour le fils, sort les gâteaux au miel et aux amandes. Le fils ne dit presque rien. C'est la mère qui parle. Elle a beaucoup à dire dans sa langue où glissent des mots français. La mère a le langage d'une mère méditerranéenne, généreux, subtil, insidieux. Elle lui parle de la maison, du père, des filles, de lui, son fils aîné...
L'épouse idéale, les femmes françaises. La religion, l'Islam. Un livre sur l'oubli, l'oubli du nom, de la terre. -
Tunisie 2008, ciel bleu, âmes grises. Pègre et politique ont scellé leurs épousailles, l'affairisme tient le haut du pavé. Non loin de Bizerte, un village qui se meurt en silence où des jeunes embarquent pour l'Italie, les soirs sans lune.
Dans une maison, au bout d'une corniche déserte, deux hommes et une femme se trouvent réunis : Rached, jeune fonctionnaire cupide et désinvolte, Naceur, ingénieur dont la vie, un jour, bascula, et Michkat, avocate en quête de repères.
Tous trois soudés par un même désir, celui d'un avenir qui se fait attendre. La vie patine. À la jointure entre ciel et mer, le bonheur danse, insaisissable. Vivre, vivre... mais comment ?
Un roman puissant qui nous donne à lire une Tunisie rarement décrite. Un tableau d'une société pré-révolutionnaire où le dénuement des uns, le luxe effréné des autres et l'atrophie programmée des valeurs citoyennes ont privé les êtres d'une dimension essentielle : le bonheur du pays partagé.
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Emna, la quarantaine, avocate tunisienne, mariée, est chargée d'une mission visant à évaluer le degré de civisme et d'autonomie des femmes rurales dans un village conservateur de l'île de Djerba.
Emna découvre des femmes menant une vie de peu, obéissant à des hommes dont la violence n'est pas remise en cause. Elle va surtout découvrir en ces femmes des personnalités attachantes, dont les préoccupations la conduisent vers un domaine encore tu : le corps, à mille lieux des idées reçues.
Peu à peu les convictions d'Emna, ses certitudes de femme émancipée, vont se disloquer. Est-elle vraiment libre, plus heureuse que ses compatriotes qui s'échinent au labeur ? Une lente métamorphose s'opère en elle. Avoir l'audace de vivre ! Car il y a sur l'ile cet homme auquel la lie une passion nouvelle. -
Roland et Jaffar sont chômeurs, ils sont jeunes. Ils rêvent d'amour, de révolte et d'argent.
Ils se retrouvent en prison dans la même cellule et se racontent les coups foireux, les désespoirs, les filles des Petites Annonces. Lise la fille des hold-up, la ferme, le pays, la mère... dans leur langue, rude et émotive.
Jaffar et Roland refusent de vivre le destin lamentable de leurs pères. Ils deviennent ainsi les héros maudits, tragiques, d'une mythologie moderne qui leur échappe.
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Lorsqu'un chantier gigantesque s'installe avec fracas près du campement de la fière tribu des Oulad Mahmoud, le silence du désert et le fil de la tradition s'en trouvent rompus. La belle Rayhana, la nièce du Chef, attire l'attention d'un ingénieur brillant. Autour du feu, il chante et loue les qualités de la jeune fille avec talent, et finit par venir la retrouver en secret la nuit sous la tente. Prise entre menaces et sentiments, Rayhana cède. Alors qu'elle pense devenir bientôt sa femme, elle découvre un matin avec stupéfaction que les ouvriers et les monstres d'acier ont abandonné le chantier. Nulle trace de l'ingénieur. Rayhana est enceinte. Pour éviter le déshonneur, sa mère l'oblige à abandonner son enfant, puis la marie contre son gré au bon Memed, qui l'aime sincèrement. Mais Rayhana n'a de cesse de retrouver son enfant, et elle s'échappe de sa tribu pour rejoindre la ville d'Atar, puis de Nouakchott.
Dans sa fuite, pour se venger, elle emporte avec elle le tambour sacré des siens, scellant ainsi son destin à la rage des hommes.
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Les yeux bleus du desert
Christine Bergougnous
- Éditions Elyzad
- Sous Les Remparts
- 17 Novembre 2023
- 9782494463004
En Mauritanie, se raconte l'histoire de quatre enfants aux yeux bleus, atteints de cécité. Le père, veuf, inconsolable de ne pouvoir les faire opérer, les confie à sa tante dans un campement au milieu du désert : les plantes et les sourates du Coran pourraient les aider à recouvrer la vue. Le miracle n'ayant pas lieu, un songe réveille le père en pleine nuit, le poussant à abandonner les petits au bord d'une route, afin que chacun d'eux puisse trouver, au bout du chemin, la vue. Or, chaque enfant porte en lui un rêve. Et chaque rêve se réalisera. Les enfants seront guidés par l'esprit du désert et emmèneront le lecteur entre conte et réalité dans un pays fascinant empli d'images, de paysages, de rencontres, où les doutes laissent la place à l'espoir et à la joie.
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Je vous ecris d'une autre rive ; lettre à Hannah Arendt
Sophie Bessis
- Éditions Elyzad
- Sous Les Remparts
- 18 Mars 2021
- 9782492270024
Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier.
Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles.
Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance.
Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres. -
Comment le hasard a-t-il choisi l'univers rigoureux des mathématiques pour réunir ceux qu'il a séparés onze ans auparavant à cause d'un oeuf ? Comment un ouvrier sourd a-t-il fait pour aider une mère à retrouver son enfant qu'elle pensait perdu à jamais ? Et qu'est venu faire ce chat de Sidi Bou Saïd dans tout ça ?
Dans son premier roman, Yamen Manai mêle ce qu'on est spontanément tenté de séparer : science et folklore, rêve et réalité, Nord et Sud. Dans ce monde aussi riche en paramètres qu'en particules qui le composent, peu importe l'univers dans lequel on avance, notre marche est toujours celle de l'incertitude, et le hasard, malicieux personnage principal du livre, reste "maîtres des dés".
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Un douar de l'Ouest algérien au tout début des années cinquante.
Salim a sept ans. Sa relation avec son frère est chargée de discorde. Il en a assez de passer pour une « fillette » ou un « bébé ». Il attend avec angoisse et impatience le couteau de la circoncision qui l'élèvera enfin au rang de mâle accompli.
Cérémonial inéluctable, sa purification est pourtant remise indéfiniment. Un handicap terrible qu'il lui faut taire et supporter alors que s'ouvrent à lui les portes de l'école française où l'attendent de nouvelles inquiétudes, de nouvelles interrogations.
Chronique tendre et subtile, parfois cruelle, ce roman initiatique fait surgir une Algérie inattendue. De Mouloud Feraoun à Marcel Pagnol. Un souffle épique où se profilent les rumeurs de la guerre qui commence.
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De l'Algérie à la France, la vie de Mohammed Dib, poète, romancier et conteur, fut plus qu'un exil : un parcours littéraire hors pair qui a marqué plusieurs générations de romanciers et de lecteurs tant par sa haute exigence que par sa totale liberté.
Dans Laëzza, l'auteur évoque aussi bien la passion résolument moderne d'un jeune homme pour un top-model que, en émouvant contrepoint, ses souvenirs d'enfance à Tlemcen sous forme d'Autoportrait. De l'irréel au plus concret de la mémoire, c'est à un voyage éblouissant qu'il nous convie dans ces quatre textes, puisant à la source de sa terre natale pour exprimer son rapport intime à l'Autre et ainsi mieux se révéler.
Le dernier livre d'un immense écrivain à la présence lumineuse toujours intacte.
Mohammed Dib est né à Tlemcen, dans l'Ouest algérien. Instituteur, puis comptable et journaliste pour l'organe du Parti communiste Liberté, il est expulsé d'Algérie en 1959. Il s'installe en France et commence sa carrière littéraire. Il est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française. Dib est celui dont Aragon disait : « Cet homme d'un pays qui n'a rien à voir avec les arbres de ma fenêtre, les fleuves de mes quais, les pierres de nos cathédrales, parle avec les mots de Villon et Péguy. » Il meurt en 2003 à La Celle-Saint-Cloud.