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Éditions blast
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Une pluie de cendre inexplicable tombe sur la planète. Une solution se dessine : envoyer quelqu'un·e au-delà de la cendre. Partagé entre l'utopie et la dystopie,"Hope Future" est un conte de science-fiction usant de l'incroyable pour questionner nos croyances. Face à notre impuissance à sauver le réel, le collectif offense a fait la commande d'une nouvelle à Sabrina Calvo à partir d'éléments issus d'improvisations. Aucun espoir ne repose dans les fictions contemporaines permettant de perdurer grâce au progrès technique : contre le mythe de l'exode spatial qui ne fait que contribuer à rendre acceptable la destruction de notre écosystème, "Hope Future" raconte les espoirs collectifs et l'infinie vulnérabilité de l'être.
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Rita arrive en Belgique de Yaoundé. Femmes d'affaires au commerce florissant au Cameroun, elle devient femme de ménage. Un jour, son fils de neuf ans est plaqué au sol par la police après un mouvement de colère face au racisme subi. Portrait de Rita est issue de la rencontre de Laurène Marx avec Rita Nkatbanyang et la performeuse belge Bwanga Pilipili. Après des entretiens réalisés par les deux artistes avec Rita, la pièce naît de ces trois regards : celui de Rita Nkatbanyang, qui fait face au racisme systémique, celui de Bwanga Pilipili, qui vit cette violence étatique et en analyse avec précision les mécanismes, et celui de Laurène Marx, autrice trans blanche, qui mêle expériences de la blanchité et de la fétichisation et déshumanisation.
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"Feux de joie" est un recueil poétique dans lequel la flamme intérieure de l'auteur devient l'incarnation de sa révolte et d'un amour radical source de sa quête de justice. Jamal Ouazzani y explore les multiples visages du feu : celui de la colère légitime et irrépressible, qui fait résonner les luttes antiracistes, féministes et queers , celui de la joie, contagieuse et pyromane, transformant chaque combat en célébration de la vie et acte de résistance. Inspiré par James Baldwin, Audre Lorde ou Mahmoud Darwich, "Feux de joie" est une ode à l'action collective, à la puissance transformatrice de la joie et à la force indomptable du feu intérieur qui nous anime, dans une exaltation du potentiel révolutionnaire qui réside en chacun·e de nous.
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Ce recueil est un regard lent posé sur l'autre, sa façon de dire et de se taire, d'être au monde et de disparaître , une exploration dans les manières d'être à l'amour. L'autrice crée une constellation qui fait s'associer les éléments, les teintes, les températures. Inspirée de la poésie persane qui déborde d'évocations végétales et animales, l'écriture n'est pas à côté ni au-dessus de la nature, mais dans un même corps de création où se tissent les mouvements fantômes de l'absence et de la perte.
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"La Chambre aux scellés" est un recueil poétique qui explore les creux et les pleins d'une relation abusive et violente marquée par le viol conjugal. Plus que le parcours judiciaire ponctuant cette traversée, du dépôt de plainte au classement sans suite, c'est la mémoire traumatique et fragmentée qui éclaire le poème. Le texte est rythmé par les obligations de la judiciarisation : recherche de témoignages, visites aux UMP, jours d'ITT. Les mots, en détricotant les souvenirs dispersés par la violence, en mettent à jour des nouveaux, mais les «Â preuves » restent entassées dans le cerveau sans considération des institutions pour ces dernières. Le corps devient cette «Â chambre aux scellés ».
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Infra/seum : une poésie fâchée avec tout le monde
Douce Dibondo
- Éditions blast
- Envers
- 23 Août 2024
- 9782492642210
infra/seum, second recueil de Douce Dibondo apèrs métacures, est la colère mise en poésie. Comment dire la rage qui nous habite face aux violences structurant nos vies et intimités ? Comment exprimer les parts monstrueuses qui habitent nos ombres ? Par un travail de la langue comme provocation, de la torsion du vocabulaire et de l'espace, l'autrice explore les continents du seum et ce qu'il fait à nos corps et à nos êtres. La poésie devient un miroir cru, ambivalent et précis d'un regard posé sur les mondes. À l'inverse d'une analyse binaire, Douce Dibondo navigue la complexité des rapports sociaux et la façon dont ils s'imprègnent des dominations. Par là, elle élabore une poésie dangereuse contre les illusions du monde et notre propre violence.
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"Des montagnes sous la langue" exhume les endroits où naît l'absence - disparition des proches, mémoires individuelle et collective - et témoigne du non-avenu et de la dépossession. Loin d'être caractérisée par le néant, la poète habite l'absence avec une force cicatricielle pour décharger les corps et parcours des lignées faites d'exil. On apprend à composer avec pour sauvegarder l'héritage des luttes anti-impérialistes et queers autant que l'existence. En superposant des langues factuelle, incantatoire, organique et réflexive, Samar Chaaban érode le mutisme pour que jaillisse l'agentivité , elle ébrèche la non-perception systémique et dignifie les vécus subalternisés par le continuum colonial.
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"fragmentée" est une exploration des flux qui nous irriguent et nous relient. Cet écoulement, ligne rouge qui fait tenir ensemble les lettres pour former les mots, nous rappelle que la langue est un organe et que le recueil est un corps. Par des images cueillies à l'aube ou au crépuscule s'établit un élan qui vient dire l'être au monde et le morcellement de soi. Les échelles du minuscule et de l'immense se croisent et se répondent pour livrer une lecture poétique de ce qui nous entoure. La parole s'ancre dans le geste d'exister et d'observer ces fragments nous composant et construisant le présent. L'intériorité devient le terrain d'expérimentations qui sont en fait toujours connectées à la multiplicité.
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Au commencement, des escapades dans les champs de colza et la découverte tranquille du corps , puis le corps vu, projeté, contraint et assigné par d'autres. Comment déconstruire l'hétéronormativité pour parvenir à être soi ? Roman de traversée, Colza s'installe dans les interstices : entre campagne et ville, entre construction d'une identité queer et misogynie intériorisée, entre fantasmagories et amours réelles. Le corps gouine s'élabore au fil de ce périple contre les injonctions patriarcales et sexistes. Ce roman est le récit du trouble : celui de Colza, qui a trouvé la liberté de s'inventer et d'écrire sa propre histoire au-delà des normes binaires.
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"Corps étranger sous la peau" raconte l'exil : comment se construit-on quand on est renvoyé·e à nulle part tant géographiquement qu'idéologiquement ? Ce roman se partage entre l'enfance ramenée en Algérie après sept années passées à Paris et le temps adulte de retour en France. Il ne s'agit pas d'être dans un entre-deux mais de ressentir l'exclusion à chaque endroit de vie. À Alger, des codes à apprendre, une langue qu'on ne maîtrise pas, la solitude. À Paris, le racisme structurel, la vie autonome et queer, l'éloignement, la dissociation. Nour Bekkar initie une réflexion narrative autour des parcours migratoires et transmet une vision intime et politique de la façon dont la diaspora est fracturée.
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Dans un territoire sectorisé où l'interruption volontaire de grossesse est passible de la peine capitale, une accoucheuse s'avère aussi avorteuse : mettant au monde les enfants, elle participe également de la résistance féministe qui s'établit de façon clandestine. Dans ce roman polyphonique marqué par une écriture acérée et une volonté de transcender les poncifs autour des rapports femmes-hommes, le pouvoir patriarcal est disséqué dans ce qu'il a de plus pernicieux puisque ce régime totalitaire et féminicidaire fut instauré par des hommes prétendument déconstruits. Dans une langue aussi violente que poétique, l'autrice interroge la construction de la sexualité, de la maternité, la place assignée aux femmes dans un monde structuré par la domination, la vacuité du réformisme et la force du collectif féministe révolutionnaire. Ce roman contient des scènes de viols, violences sexuelles et violences infantiles.
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Ce recueil se penche sur ce qu'est libérer sa parole quand on a été incesté·e. Ce que c'est pour le corps qui porte cette parole, ce que c'est dans le langage, dans la façon de l'agencer, dans l'entremêlement des discours. Jonas Sénat s'arrête particulièrement sur la configuration bourgeoise de la silenciation : dans ce milieu social, on parle, on parle beaucoup. Libérer la parole peut donc passer par le silence : silence du poème, celui qui permet d'écouter ce qui ne se dit pas, de faire émerger la vérité. L'écriture constitue le lieu protecteur à partir duquel l'auteur peut s'exposer aux précipices ouverts par le trauma sans disparaître et se désintégrer.
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Dans "Les Coursives", Meryem-Bahia Arfaoui consigne la mutation d'un quartier. À la démolition d'un des derniers grands bâtiments d'Empalot (quartier populaire de Toulouse) - celui portant peint le visage d'une chibania - répond l'édification d'une mémoire sensorielle et politique pour archiver l'histoire d'un quartier et de ses habitant·es en prise à la destruction de leur espace. Face à l'exil et la disparition, ce recueil enquête le silence, la langue et l'enfance dans leur confrontation à la colonialité. Un texte écrit depuis les coursives, imaginant les histoires comme des perspectives derrière les fenêtres, et annihilant, depuis la verticalité des immeubles, celle des oppressions systémiques.
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Les pratiques et théories queers ont mené une large critique de la normalisation des dominations cisgenres et hétéropatriarcales. Mais à cette critique a pris le relai une position purement déconstructrice des normes de la sexualité, au point que la nouvelle norme est devenue le refus de toute norme. En distinguant normalisation et normativité, Pierre Niedergang avance que la critique de la normalisation, bien légitime, n'implique pas l'anti-normativité mais au contraire une « normativité queer ». Cette inventivité normative permettrait d'élaborer une perspective queer féministe consciente de la dimension matérielle des oppressions et des rapports de pouvoir qui se nouent au coeur de nos relations.
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Recueil de courts textes paru en 1995 aux États-Unis, il/le est un classique de la littérature lesbienne et queer. À travers des brèves du quotidien, Minnie Bruce Pratt explore l'impermanence et la fluidité du genre, souligne la performativité de ce qui constitue le masculin et le féminin et aborde les relations butch/fem. il/le est un texte autobiographique qui retrace le parcours de l'autrice, de sa lesbianité à son engagement militant dans les droits civiques et queers. Elle y chronique sa jeunesse, son mariage et son divorce, son coming-out, ses relations romantiques et sexuelles, et le lien qu'elle entretenait avec saon partenaire, Leslie Feinberg, auteurice de Stone Butch Blues.
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Les Sublimations révèle une poésie de l'intérieur dans une langue fulgurante et sanguine. La matière langagière est travaillée dans ce qu'elle a de primaire et l'invention de signifiants est au coeur du poème afin de nommer ce qui ne l'a pas encore été. Les Sublimations, en venant dire le désespoir, les relations amoureuses, les dépendances, tente d'éclairer l'inconscient par le langage : est donné par les mots ce qui est dissipé. Le recueil décortique les espaces incertains qui fondent l'être, traversé par ces sublimations, ces transformations. C'est de métamorphose dont il est question : celle de la douleur, de l'amour et de la mélancolie en poésie.
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Je vis dans une maison qui n'existe pas
Laurène Marx
- Éditions blast
- Envers
- 19 Avril 2024
- 9782492642197
Je vis dans une maison qui n'existe pas est un écho de la dissociation, un texte à trous comme peuvent l'être nos états mentaux. Qui décide de la folie des marginaux·ales ? Des monstres ? Dans une pièce peuplée de figures symboliques, Laurène Marx décrit ce que cela fait d'appartenir à d'autres avant de s'appartenir. C'est aussi l'histoire d'une enfance violentée sur laquelle il manque les mots.
Dans ce monologue, l'autrice porte la terreur et la solitude autant que l'élan de vivre et de se créer un espace où l'altérité est possible. Ce texte dit enfin la lutte contre l'enfermement dans une maladie, dans un genre ou dans un lieu, remplacé par une échappée qui contrecarre les dynamiques d'oppression et d'assignation. -
"Plasma", recueil de chroniques, se structure autour du rythme des ablutions, rituel de purification pratiqué avant la prière islamique. Comme le permet cette tradition, le texte témoigne du mouvement de reconnexion à soi et pour soi. Constitué d'archives élaborées à partir de journaux intimes, enregistrements de conversations, récits, cauchemars et rêves, Plasma se traduit par la volonté d'explorer le témoignage transformé par l'acte d'écriture et son intention poétique et politique : la parole située fait entendre les verbes et la force de celleux affrontant les dominations sociales, raciales, coloniales et hétéronormatives et Å'uvrant à construire un espace vivable et habitable pour chacun·e.
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Entre le cri et le silence, La Plaie de l'aube cherche à saisir, par l'embrasement de la langue, ce qui se dessine sous la fin du monde. Cette poésie est faite de fractures et tordue par le poids des vides dont elle cherche à s'extraire : elle s'ancre dans la résistance à l'ordre colonial, capitaliste et hétéropatriarcal. Au cours des vingt-quatre heures traversées par le recueil et au travers des lignes brisées et des vers fragmentaires se dessinent des récits amputés et des horizons qui s'écrivent à la force des poings. Face aux déchirures provoquées par la violence du monde, ce recueil est un appel à se lever encore, rester debout et lutter ensemble.
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La poésie de Douce Dibondo s'éprouve à double tranchant : d'un côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever l'oppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De l'autre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans l'urgence de la guérison. métacures refuse de céder à l'invu, l'insu ou l'indit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de l'autoengendrement, le texte fait entendre un « je » matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo s'engage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.
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Feu mange forêt : Se jeter contre le monde
Clementine Pons
- Éditions blast
- Envers
- 27 Septembre 2024
- 9782492642227
Clémentine Pons, dans ce premier recueil brûlant, raconte l'hôpital psychiatrique et le soin que l'on s'apporte dans ces espaces, ici plus par le groupe que par les soignant·es. En dépit de toutes ses limites et de toutes les violences dont il peut être vecteur, l'HP devient ici le lieu qui rassemble, plus que les gens qui souffrent, les gens qui se soignent. Ce qui est raconté, c'est le quotidien dans ce lieu hétérotopique, un quotidien en rupture avec la vie extérieure. Plus que les troubles de chacun·e, c'est ce que les personnes ont en partage qui donne voix à la poésie. Par les mots, l'autrice construit une communauté d'âmes portées par une force collective, celle de tenir bon.
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Votre monde en cendres, c'est une poésie explosive et revendicative qui témoigne de la matérialité de nos luttes. C'est d'abord une langue érotique qui dit le corps dans son rapport à l'autre et à sa sensualité. C'est aussi une langue de la fierté face à la queerphobie, à la transmisogynie et aux violences systémiques. Enfin, c'est une langue trans puissante et assumée, traversée par la colère autant que par nos utopies collectives. votre monde en cendres est un recueil pour faire communauté sans effacer nos spécificités et nos tensions. Dans ce manifeste, Joyce Rivière tient ensemble la rage et la joie et fait entendre la force queer et libertaire qui se loge au sein de nos corps et nos sexualités.
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Tant qu'il reste quelque chose à détruire
Mag Lévêque
- Éditions blast
- Envers
- 23 Septembre 2022
- 9782492642067
Tant qu'il reste quelque chose à détruire est le chemin poétique d'une reconstruction après le viol. Mag Lévêque éclaire par le poème le lien à la honte, à la culpabilité, à la sexualité. Au-delà du témoignage, elle parvient à créer à partir de la violence et de la douleur, en ne faisant jamais impasse sur l'indicible. Le poème se débat et s'élabore contre la mémoire du corps marqué par l'empreinte invisible de la violence. À travers une narration fragmentaire, il est question de sauvegarde de soi et de recherche d'une force collective comme réparations. C'est ici dans l'intime que se joue l'émancipation , et le verbe de réveiller la force qui n'a jamais quitté l'autrice.
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Dans La Septième Lèvre s'écrivent mille et une façons de penser et de dire le corps, les relations ou dieu. Ce recueil déploie une poésie ancrée dans le quotidien, une poésie mêlée d'instantanéité et d'images dans laquelle on assiste à une mise à l'épreuve du soi et du temps. Il s'agit d'une invitation à questionner la représentation et le lien social. Ces cantiques féministes et queers nous immergent dans une lutte intériorisée, intime, un temps par et pour soi en vue d'un être collectif au monde. Dans une langue narrative, pop et cinématographique se fait également entendre un élan spirituel, souvent oublié des combats féministes et qui vient ouvrir des champs d'empouvoirement.