Filtrer
Rayons
- Jeunesse
- Bandes dessinées / Comics / Mangas
- Policier & Thriller
- Romance
- Fantasy & Science-fiction
- Vie pratique & Loisirs
- Tourisme & Voyages
- Arts et spectacles
- Religion & Esotérisme
- Entreprise, économie & droit
- Sciences humaines & sociales
- Sciences & Techniques
- Scolaire
- Parascolaire
- Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation
Prix
Actes Sud-Papiers
-
A Vérone, Roméo et Juliette tombent éperdument amoureux malgré la rivalité intransigeante de leurs deux familles.
Leur quête de liberté pour vivre ensemble les conduira à la mort. Mais n'est-ce pas parce qu'ils s'aiment envers et contre tout que leur amour est si tort -
Une toute jeune fille comprend difficilement les derniers mots de sa mère mourante, mais n'ose lui faire répéter. Pourtant voilà Cendrillon liée à cette phrase : "Tant que tu penseras à moi tout le temps, sans jamais m'oublier plus de cinq minutes, je ne mourrai pas tout à fait." Joël Pommerat part du deuil et de ce malentendu pour éclairer le conte d'une nouvelle lumière.
-
«Tous des oiseaux» sera joué du 28 février au 10 mars 2018 au Théâtre national Populaire de Villeurbanne. Dynamitée par la violence du monde d'aujourd'hui, l'histoire intime d'Ethan, jeune scientifique allemand d'origine israélienne confronté à un violent conflit avec son père, montre comment, dans les luttes fratricides, il n'existe aucune réalité qui puisse dominer une autre. Tout conflit cache un labyrinthe où va, effroyable, le monstre aveugle des héritages oubliés.
-
Au milieu des bombes, une mère de famille a décidé de marier sa fille et fait preuve d'une énergie délirante mais vitale pour convaincre son mari, son fils benjamin et sa voisine que le fiancé européen va débarquer aujourd'hui. Malgré l'orage, les coupures d'électricité, les engueulades, les bombardements, le retard du fiancé inconnu et l'absence du fils aîné milicien, la fiancée qui s'endort à tout instant, le mariage doit avoir lieu, parce qu'elle en a décidé ainsi, parce que la vie doit continuer vaille que vaille.
Un jour d'orage, Nazha a décidé d'organiser le mariage de sa fille, coûte que coûte, comme un sale tour joué à la guerre qui fait rage. Elle veut croire que la vie continue, imperturbable. Le fils aîné est parti au combat ? le mariage de sa soeur le fera bien revenir. Le fiancé par correspondance est un parfait inconnu ? Tant mieux, il débarrassera la famille d'une fille qui s'endort à tout instant ; tant pis, il emmènera la seule qui ne soit pas cruellement contaminée dans son langage par la crudité affreuse de la guerre. Les parents se déchirent, mais c'est leur manière de se prouver qu'ils ont encore l'énergie de s'aimer autant qu'ils se détestent. Neel le benjamin attend son grand frère Walter, parti les armes à la main, il oscille entre ses rêves héroïques de combattant (contre qui ?) et son envie de rester enfant. Mais il faut prévenir les voisines, préparer le gigot qui ne peut cuire avec toutes les coupures d'électricité, chercher la salade qui a goût de mort. Neel et son père doutent bien un peu du fiancé annoncé par la mère, mais ils sont vite embarqués dans ce délire de faire semblant d'être à la noce. Pris au jeu, ils osent ce qu'ils n'ont jamais fait ou dit auparavant. Ils s'accrochent à ce rêve inventé contre le défaitisme du quotidien de la guerre : peut-être qu'après tout la vie pourrait être belle et les bombardements, un simple feu d'artifice. Dans ce combat enragé contre la mort, dans ce cache-cache avec la morosité, se niche toute leur résistance. Le théâtre est entré dans la maison. Tant pis si on en fait un peu trop, si on surjoue face à tous les problèmes qui s'enchaînent dans cet appartement dévasté : la guerre est une farce, la vie est une illusion, mais la beauté existe. Faire semblant d'être heureux, pour le devenir vraiment ? Il n'y a pas que dans les contes de fées que les princes surgissent.
-
Pour avoir enterré son frère rebelle Polynice, tué dans sa lutte avec son frère Etéocle, Antigone, qui a enfreint le décret de Créon, doit être punie de mort. Le tyran refuse de revenir sur sa décision malgré les lamentations du choeur des vieillards de Thèbes et les supplications de son propre fils Hémon, fiancé d'Antigone. Seuls les présages de Tirésias le font changer d'avis, mais il est trop tard. Une tragédie où il est question de justice, d'amour et de pouvoir.
-
«Je ne peux plus me contenter de ce que les gens disent ni de ce qu'il y a dans les livres. Je dois penser par moi-même et tâcher d'y voir clair», dit Nora, avant de prendre la porte. Celle qui semblait avoir tout misé sur le compromis tourne le dos à la mascarade de sa vie conjugale. Pour mieux renaître à elle-même, peut-être. Cette porte qui claque à la fin du drame fit scandale à l'époque et continue, aujourd'hui encore, de résonner à nos consciences.
Cette nouvelle traduction, au plus près de l'original, tente de ressaisir ce que fut l'apport rythmique d'Ibsen au théâtre : une écriture laconique, économe et précise, agencée comme un théorème.
-
Dans le célèbre conte populaire, il n'y a pas de père. Ce n'est pas un oubli. Il y a une petite fille, une mère, une grand-mère et le loup, bien sûr. Joël Pommerat laisse aux enfants la liberté d'extrapoler, de dessiner dans les marges de cette histoire : celle d'une petite fille qui devient grande.
-
Fuyant la guerre civile, une mère libanaise s'installe à Paris avec ses trois enfants. Commence alors pour la famille une parenthèse absurde, rongée par la peur des dégâts irrémédiables de la guerre et alanguie par l'attente d'un père.
Un beau livre illustré de nombreux dessins originaux de l'auteur. -
Les fonctionnaires d'une petite ville de province tremblent, la rumeur persistante de la visite d'un revizor risque de faire éclater au grand jour la vérité sur leurs corruptions, leurs malversations.
-
Et aussitôt elle bande avec la force des déments Son arc, en sorte que les extrémités se touchent Et elle relève l'arc et vise et tire, Et lui décoche la flèche dans le cou ; il tombe : Un cri sauvage, triomphal, monte du peuple. Mais cependant, il vit encore, le plus pitoyable des hommes, La flèche saillante dans la nuque, Il se relève dans un râle et tombe Et se relève encore et veut s'enfuir ; Mais, hardi ! crie-t-elle : Tigris ! Hardi, Leäne ! Hardi, Sphinx, Mélampus ! Dirké ! Hardi Hyrkaon ! Et elle se rue - se rue avec toute la meute, ô Diane ! Sur lui, et le tire - le tire par le cimier Comme une chienne parmi les chiens, L'un le saisit à la poitrine, l'autre à la nuque Et le jette au sol qui tremble de sa chute ! Lui, qui se traîne dans la pourpre de son sang, Touche sa douce joue et l'appelle : Penthésilée ! Ma fiancée ! Que fais-tu ? Est-ce là la fête des roses que tu m'avais promise ? (Fragment de Penthésilée)
-
Grand menteur : trois monologues
Laurent Gaudé
- Actes Sud-Papiers
- Au Singulier
- 9 Février 2022
- 9782330161743
Trois monologues qui, dans une langue joyeusement chahutée, interrogent et célèbrent la jouissance procurée par les mensonges que les hommes se racontent pour se plaire, pour plaire à l'autre et pour embrasser la vie que leur imaginaire projette sur le réel. Un triptyque qui tente également de cicatriser les blessures provoquées par des générations d'amours mal dits ou non confessés.
-
La découverte d'une pilule permettant de dormir seulement quarante-cinq minutes par jour implique une restructuration totale de la société. Suite à tous ces bouleversements, un homme risque de perdre la femme qu'il aime.
-
Dans une société polie où règnent l'ordre et la morale religieuse, les secrets d'une famille, en apparence bien sous tous rapports, éclatent et révèlent la cause des non-dits et des absences.
3 hommes, 2 femmes / 1 h 30. -
Dans un monde bouleversé par les printemps révolutionnaires, alors que l'Europe est secouée par le retour des nationalismes et la radicalisation, l'auteur et metteur en scène interroge l'histoire de la Révolution française. Comment s'emparer de cette matière historique bouillonnante élevée au rang de mythe et éclairer ses liens avec notre présent ?
-
Mort prématurée d'un chanteur populaire dans la force de l'âge
Wajdi Mouawad
- Actes Sud-Papiers
- 23 Juin 2021
- 9782330151799
Fatigué du star-system et de l'anonymat dans lequel l'essoufflement de sa créativité l'a plongé, Alice Sapritch orchestre sa propre mort afin de retrouver sa place dans le monde de la musique.
-
Une succession de scènes courtes autour de la relation parents-enfants, avec des personnages durs et fragiles, terriblement humains. Sans jugement moral, ils interrogent la norme sociale d'un impossible modèle idéal de bonheur familial.
-
Du 12 Septembre au 1er Octobre 2017 au théâtre du Rond-Point (Paris). Kery James, rappeur et poète humaniste, écrit une joute en phase avec le monde : deux avocats s'affrontent, les voix de « deux France » opposées, nantis et délaissés. Une agora passionnée pour un théâtre politique, radical.
-
Interprété par Annick Bergeron, s'inscrit comme deuxième opus d'un cycle d'écriture commencé en 2008 avec Seuls.
Au volant de sa Ford Taurus, Geneviève Bergeron pleure en écoutant la voix sublime de Ginette Reno : L'essentiel, c'est d'être aimé. Elle, l'avocate brillante qui a voué sa carrière à la résolution des grands conflits, elle, la célèbre médiatrice, est incapable de nommer le moindre de ses désirs. Sa jeunesse est passée. Elle le comprend là. Elle pense au visage amaigri de sa mère, à la langue défaite de son père et au silence de la banquette arrière de sa Ford taurus sur lequel nul siège enfant n'a jamais été attaché. Elle pense à cela, à ce vide soudain, à cet étrange brouillard qui vient de l'envahir.
Ainsi en va-t-il des prémices de Soeurs dont le pluriel appelle a une ouverture malgré l'unique personnage de cette pièce. Car si Geneviève Bergeron est la première femme de cette tempête, rien ne laisse présager le surgissement de cette autre femme. Pourtant surgissement il y aura. Collision pourrions-nous dire, qui fera de ces deux êtres féminins les réceptacles de a grande Histoire, de ses violences et de la manière avec laquelle l'intimité des e^tres parvien à tenir tête aux brutalités du temps.
- Personnages : cinq femmes, un homme et quatre voix.
-
Alphonse a disparu. Pendant que sa famille cherche désespérément cet enfant de quatorze ans, ce dernier marche le long d'un chemin de campagne et fait face à la plus grande expérience de sa jeune vie : l'invisible. Ainsi commencent "les aventures extraordinaires de Pierre-Paul-René, un enfant doux, monocorde et qui ne s'étonne jamais de rien..." Même si personne ne l'avait préparé à une telle rencontre, voilà que surgissent en lui, à travers les forces de la nuit, des personnages réels et imaginaires qui s'activent dans la coulisses du rêve et de l'amour. En cet être cohabitent l'enfant, l'adolescent et des "restes" de l'adulte qu'il sera peut-être un jour.
-
Quelques heures avant l'aube, George et Martha rentrent chez eux après une réception bien arrosée.
Mais la soirée, qui semblait finie, ne fait que commencer : l'arrivée de Nick et Honey va déclencher une série de scènes stupéfiantes, après lesquelles rien ne sera plus tout à fait comme avant... A l'occasion d'une nouvelle production en 2005, Edward Albee a apporté à son chef-d'oeuvre, né en 1962, quelques retouches décisives. Le texte de cette version définitive est ici traduit pour la première fois.
-
Les frères Tomas et Peter Stockmann se ressemblent comme le jour à la nuit. Ensemble, ils ont pourtant fondé l'"établissement des bains" d'une petite ville portuaire du sud de la Norvège. Tomas, médecin intègre, mesure la qualité des eaux. En tant que maire, Peter compte sur la prospérité de la station thermale pour asseoir son pouvoir. Quand les eaux s'avèrent contaminées par la tannerie locale, les masques tombent. Le médecin croit devoir la vérité au peuple quand le politicien ne songe qu'à défendre ses intérêts. Le socle d'une pure tragédie ? Henrik Ibsen maintient sa fable sur une crête plus ambigüe. Autour de la fratrie déchirée, les citoyens papillonnent, hésitent et bifurquent jusqu'à la bouffonnerie. Quant à nous, c'est entre la consternation et le rire franc que nous balançons.
Dans une mise en scène de Jean-François Sivadier.
-
À son retour de la guerre de Troie, Agamemnon, roi des Grecs, est assassiné par sa femme Clytemnestre et son amant, Égisthe. Pour asseoir leur domination, le couple ordonne l'assassinat d'Oreste, le fils d'Agamemnon. La plus jeune fille du roi, Chrysothémis, fait le choix de rester auprès de sa mère et de supporter la concupiscence d'Égisthe. Électre, l'aînée, a trouvé refuge chez les prostituées d'Argos et se consume dans son désir de vengeance. Aveuglée par la haine, refusant l'appel à la raison et au pardon de sa jeune soeur, elle la laisse sacrifier sa virginité à Égisthe et reste sourde aux justifications de sa mère qui a tué Agamemnon pour venger la mort de sa fille, Iphigénie. Son seul espoir se nomme Oreste, frère exilé qui, travesti en femme, revient à Argos pour exaucer les prières de sa soeur. Dans la scène finale, lui, le fils qui répugne à verser le sang, exhorté par sa soeur assoiffée de vengeance, commet un matricide, prolongeant ainsi la malédiction des Atrides.
Personnages : 12 femmes, 4 hommes, 3 musiciens et un choeur / durée estimée : 2 h.
-
Le prince de hombourg, ultime oeuvre dramatique de kleist, a la densité d'un rêve prémonitoire, de ceux qui précèdent l'adieu au monde.
" maintenant, ô immortalité, tu es toute à moi !
Tu brilles à travers le bandeau de mes yeux avec l'éclat de mille soleils !
Des ailes poussent à mes deux épaules, mon esprit s'élance dans le calme des espaces éthérés ;
Et comme un bateau qui, ravi par le souffle du vent, voit s'engloutir le joyeux tumulte du port, ainsi pour moi toute la vie dans un crépuscule s'abîme :
A présent, je distingue encore des couleurs et des formes, et à présent tout n'est plus que brouillard sous moi.
".
-
Dans un lieu qui pourrait s'appeler cabaret ou théâtre, oú le sérieux et la légèreté, la gravité et la dérision pour un soir ne s'opposeraient plus, quelques spécimens de l'humanité viennent se raconter ou se chercher une vérité sous la conduite d'un présentateur plutôt déconcertant.
N'ayant d'autre principe que de faire spectacle de tout et d'échapper aux limites entre le bon et le mauvais goût, le vrai et le faux, ce lieu se voudrait un miroir, ce même miroir des contes dans lequel on vient s'interroger ou se dévoiler.